Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 646/1714
N° TA38-2500567(TA38-2500567)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en excès de pouvoir. La requérante avait contesté une décision de la préfète de l'Isère relative à son séjour, mais s'est désistée par mémoire du 3 février 2025. Aucune opposition n'ayant été formulée, le juge des référés a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement. La décision se fonde sur le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2410422(TA38-2410422)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A qui demandait l’exécution du jugement du 17 juillet 2023 enjoignant à la commune d’Annecy de lui communiquer des documents administratifs. La commune a démontré être dans l’impossibilité matérielle d’exécuter cette injonction, en raison de la destruction de ses archives lors de l’incendie de l’Hôtel de Ville survenu le 14 novembre 2019. Le tribunal a considéré que la commune avait accompli les diligences nécessaires et que les documents manquants ne pouvaient plus être produits. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative, qui permet au juge de tenir compte des difficultés d’exécution.
N° TA38-2409512(TA38-2409512)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 novembre 2024 par lequel la directrice de la citoyenneté, de l'immigration et de l'intégration refusait un titre de séjour à Mme I, ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue repose sur un vice d'incompétence : le signataire de l'arrêté, Mme A, détenait une délégation de signature du préfet de l'Isère, M. B E, mais ce dernier avait été nommé directeur général de la police nationale le 4 novembre 2024, soit avant la date de l'arrêté, rendant la délégation caduque. Le tribunal a appliqué les principes de l'article 45 du décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
N° TA38-2409510(TA38-2409510)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème chambre) a annulé l'arrêté du 6 novembre 2024 par lequel la directrice de la citoyenneté, de l'immigration et de l'intégration refusait un titre de séjour à M. K, ressortissant congolais, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur un vice d'incompétence : le signataire de l'arrêté, Mme A, détenait une délégation de signature du préfet de l'Isère, M. B E, mais ce dernier avait été nommé directeur général de la police nationale le 4 novembre 2024, soit avant la signature de l'acte le 6 novembre, rendant la délégation caduque. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, en application des principes régissant la compétence des autorités administratives.
N° TA38-2206856(TA38-2206856)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Le Palais de la Bière contestant la décision du préfet de l'Isère lui demandant de rembourser un trop-perçu d'allocations d'activité partielle de 10 896,61 euros pour les mois de juin et septembre 2020, ainsi que de juin à septembre 2021. Le tribunal a jugé que cette demande de remboursement ne constituait pas un retrait ou une abrogation des autorisations d'activité partielle, rendant inopérant le moyen tiré du délai de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que la société n'apportait pas la preuve que ses baisses d'activité étaient liées à des contraintes sanitaires ou que l'embauche de nouveaux salariés était compatible avec le placement de ses salariés permanents en activité partielle, conformément à l'article R. 5122-1 du code du travail.
N° TA38-2407494(TA38-2407494)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, ressortissant nigérian, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de l’Isère du 30 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et au titre des frais de justice.
N° TA38-2407511(TA38-2407511)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. D et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 19 août 2024 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA38-2208583(TA38-2208583)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a annulé la décision du 1er septembre 2022 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé à Mme B l'autorisation préalable d'accéder à une formation d'agent privé de sécurité. La décision était fondée sur la mise en cause de Mme B pour des faits de destruction de véhicule et tentative d'escroquerie. Le tribunal a jugé que ces faits, commis dans un contexte de détresse personnelle (tentative de suicide) et n'ayant donné lieu qu'à un simple rappel à la loi, ne traduisaient pas un comportement contraire à la probité ou à la sécurité des biens au sens des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, la décision du CNAPS est entachée d'une erreur d'appréciation.
N° TA38-2407527(TA38-2407527)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers comme base légale de la décision. Il a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA38-2407526(TA38-2407526)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 24 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'erreur de droit, la violation des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2407495(TA38-2407495)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, contestant l’arrêté du préfet de la Drôme du 7 août 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’intéressé étant en France depuis moins d’un an, célibataire et sans enfant, et sa demande d’asile ayant été rejetée. Les exceptions d’illégalité soulevées contre l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2208151(TA38-2208151)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation et injonction, le CNAPS ayant délivré la carte professionnelle d'agent de recherche privée sollicitée le 21 janvier 2025. Le juge a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient. La décision initiale de refus, fondée sur les articles du code de la sécurité intérieure et du code de procédure pénale, n'a pas été examinée au fond en raison de ce désistement.
N° TA38-2407512(TA38-2407512)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. D et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des textes précités et du code de justice administrative.
N° TA38-2206223(TA38-2206223)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, détenu à la maison d'arrêt de Bonneville, qui contestait la légalité de trois fouilles intégrales subies en octobre et novembre 2021. Il estimait que ces fouilles, non justifiées par des nécessités de sécurité, violaient l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire, et sollicitait 300 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant que l'administration pénitentiaire avait démontré que ces fouilles étaient justifiées par des risques spécifiques liés au profil et au comportement du requérant, et qu'elles étaient proportionnées. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, rappelant que les fouilles intégrales doivent être nécessaires, subsidiaires et adaptées à la personnalité du détenu.
N° TA38-2205531(TA38-2205531)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, gérant d'une officine concurrente, qui demandait l'annulation d'un arrêté du directeur général de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes autorisant le transfert d'une pharmacie à Cluses. Le tribunal a d'abord jugé que M. A justifiait d'un intérêt à agir, rejetant la fin de non-recevoir soulevée en défense. Sur le fond, il a estimé que le dossier de demande de transfert était complet, le titre locatif produit respectant les exigences de l'arrêté du 30 juillet 2018. Enfin, il a considéré que les conditions de desserte de la population prévues aux articles L. 5125-3, L. 5125-3-1 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique étaient remplies, le ruisseau de l'Englenaz constituant une limite naturelle pertinente et la population future justifiant le transfert.
N° TA38-2408369(TA38-2408369)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, de nationalité russe, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 13 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car l'arrêté, notifié le 18 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contesté que le 29 octobre 2024, soit au-delà du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sans examen au fond des moyens soulevés.
N° TA38-2206645(TA38-2206645)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 14 avril 2022 par lequel le maire d’Huez a délivré un permis de construire un immeuble collectif de onze logements. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l’urbanisme, le non-respect des règles de hauteur et d’implantation du plan local d’urbanisme, ainsi que des erreurs manifestes d’appréciation au regard des articles R. 111-2 et R. 111-27 du même code. La commune d’Huez a soulevé plusieurs fins de non-recevoir tirées du défaut de notification des recours gracieux et du défaut d’intérêt à agir de certains requérants. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants, sans préciser dans cet extrait le sort des demandes accessoires.
N° TA38-2300178(TA38-2300178)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que la décision de refus d'enregistrement était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant la demande abusive, faute d'éléments nouveaux depuis un précédent refus de titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-7 et L. 423-8, ainsi que sur la jurisprudence relative au caractère abusif ou dilatoire d'une demande.
N° TA38-2408366(TA38-2408366)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 29 septembre 2024 lui retirant son titre de séjour pour fraude, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée, en se fondant sur des éléments précis comme l'absence de dossier en préfecture, l'inexistence d'empreintes et une tentative antérieure d'obtention frauduleuse d'une carte d'identité française. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, ont été écartés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien.
N° TA38-2408835(TA38-2408835)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 13 février 2025, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la commission nationale de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis de l’indemniser. La requérante invoquait l’injustice de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, qui exclut les descendants directs des personnes concernées, sans soulever aucun moyen de légalité. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, faute d’exposé de moyens. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste.