Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500479(TA38-2500479)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a suspendu l'exécution de la délibération du 20 décembre 2024 de Grenoble Alpes Métropole créant des autorisations spéciales d'absence ("2ème parent", "congé menstruel", "interruption de grossesse"). La suspension a été prononcée sur déféré de la préfète de l'Isère, au motif que le conseil métropolitain était incompétent pour instituer ces autorisations, cette compétence relevant du seul chef de service (président de la métropole) en l'absence de décret d'application de l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique. De plus, le "congé menstruel" a été jugé sans rapport avec les catégories légales de "parentalité" ou "événements familiaux" prévues par ce même article, créant un doute sérieux sur la légalité de la délibération.
N° TA38-2409895(TA38-2409895)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A épouse C, qui demandait l'annulation d'un arrêté du maire de Chamonix-Mont-Blanc autorisant l'extension et la surélévation d'un chalet. La requérante invoquait l'irrégularité de l'affichage du permis, l'impact sur la luminosité et la vue de l'appartement de sa mère, ainsi que l'isolement de celle-ci. Le tribunal a jugé que ces moyens étaient inopérants, car ils ne portaient pas sur la légalité de la décision attaquée mais sur des questions de recevabilité ou des considérations sans incidence juridique. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2501372(TA38-2501372)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante angolaise accompagnée de ses quatre enfants mineurs, afin d'obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 3 février 2025 enjoignant à la préfète de l'Isère de leur fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de leurs demandes d'asile. Constatant l'inexécution de cette injonction, le juge a ordonné à la préfète de fixer un rendez-vous sous deux jours ouvrés, sous une astreinte de 150 euros par jour de retard, et a liquidé provisoirement l'astreinte antérieure à hauteur de 1 000 euros. La décision applique les articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'enregistrement des demandes d'asile.
N° TA38-2501462(TA38-2501462)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de convoquer M. B sous sept jours pour déposer sa demande de titre de séjour "retraité". Le juge a constaté que l'administration n'avait pas exécuté un précédent jugement de 2022 enjoignant cette convocation, ce qui constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un recours effectif. L'urgence a été reconnue car le visa de M. B expirait le 17 février 2025, rendant insuffisante la convocation proposée au 19 mars 2025. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2208151(TA38-2208151)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation et injonction, le CNAPS ayant délivré la carte professionnelle d'agent de recherche privée sollicitée le 21 janvier 2025. Le juge a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient. La décision initiale de refus, fondée sur les articles du code de la sécurité intérieure et du code de procédure pénale, n'a pas été examinée au fond en raison de ce désistement.
N° TA38-2501486(TA38-2501486)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Le juge a considéré que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie. La décision du préfet de la Drôme ordonnant l'expulsion de M. A vers le Maroc a donc été maintenue.
N° TA38-2407527(TA38-2407527)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers comme base légale de la décision. Il a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA38-2407526(TA38-2407526)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 24 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'erreur de droit, la violation des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2201773(TA38-2201773)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l’indemniser d’un accident médical non fautif survenu après une chirurgie bariatrique réalisée en janvier 2015 dans un établissement de santé privé. La juridiction s’est déclarée incompétente au profit de l’ordre judiciaire, en application de l’article L. 1142-20 du code de la santé publique, qui attribue la compétence selon la nature du fait générateur du dommage. Le litige portant sur un accident médical survenu dans un établissement privé, le tribunal administratif n’était pas compétent pour en connaître.
N° TA38-2407512(TA38-2407512)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. D et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des textes précités et du code de justice administrative.
N° TA38-2407511(TA38-2407511)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. D et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 19 août 2024 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA38-2407495(TA38-2407495)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, contestant l’arrêté du préfet de la Drôme du 7 août 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’intéressé étant en France depuis moins d’un an, célibataire et sans enfant, et sa demande d’asile ayant été rejetée. Les exceptions d’illégalité soulevées contre l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2205531(TA38-2205531)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, gérant d'une officine concurrente, qui demandait l'annulation d'un arrêté du directeur général de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes autorisant le transfert d'une pharmacie à Cluses. Le tribunal a d'abord jugé que M. A justifiait d'un intérêt à agir, rejetant la fin de non-recevoir soulevée en défense. Sur le fond, il a estimé que le dossier de demande de transfert était complet, le titre locatif produit respectant les exigences de l'arrêté du 30 juillet 2018. Enfin, il a considéré que les conditions de desserte de la population prévues aux articles L. 5125-3, L. 5125-3-1 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique étaient remplies, le ruisseau de l'Englenaz constituant une limite naturelle pertinente et la population future justifiant le transfert.
N° TA38-2501228(TA38-2501228)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 25 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que cette demande était identique à celle déjà tranchée par le tribunal administratif de Lyon dans un jugement du 11 octobre 2024, devenu définitif. En application de l’article 1355 du code civil sur l’autorité de la chose jugée, le tribunal a estimé que cette irrecevabilité manifeste ne pouvait être couverte. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500575(TA38-2500575)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. La requérante, qui avait obtenu une attestation de prolongation d’instruction de la part de la préfète de l’Isère, a été admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle. L’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2500219(TA38-2500219)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A B épouse E de ses conclusions en suspension et en injonction, après que la préfète de l'Isère l'a convoquée à un rendez-vous le 3 février 2025 pour réexaminer sa demande de titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2500573(TA38-2500573)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Le juge a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'urgence. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
N° TA38-2410276(TA38-2410276)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de justificatifs suffisants concernant la relation et la grossesse alléguées. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l'interdiction de retour.
N° TA38-2206877(TA38-2206877)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en annulation d’un arrêté du maire de Saint Gervais les Bains lui retirant et refusant un permis de construire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de Mme A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2501475(TA38-2501475)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 14 février 2025, concerne une demande d'annulation du rejet d'une aide au mérite pour l'année universitaire 2024-2025. Le tribunal constate que la décision attaquée a été prise par le directeur régional académique de l'enseignement supérieur, dont le siège est à Lyon. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lyon.