Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 629/1714

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501492(TA38-2501492)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 janvier 2025 par lequel la préfète de l'Isère prolongeait l'assignation à résidence de M. A, ressortissant marocain, pour une nouvelle période de 45 jours. Le juge a retenu que cette décision, prise le même jour que l'assignation initiale, était fondée sur des faits inexacts, en violation des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête en excès de pouvoir a ainsi été accueillie.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501472(TA38-2501472)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir une injonction de convocation en préfecture afin de renouveler son récépissé de titre de séjour, en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis novembre 2024. La préfète de l'Isère a convoqué la requérante à un rendez-vous le 24 février 2025, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande, mais a condamné l'État à verser 100 euros à Mme C au titre des frais de justice (article L. 761-1). Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2500971(TA38-2500971)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 26 mars 2025, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Par ailleurs, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et l'État a été condamné à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2500973(TA38-2500973)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B épouse C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 5 mars 2025, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En revanche, il a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2404326(TA38-2404326)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à abroger un arrêté préfectoral de 2018 lui imposant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir. Par un acte enregistré le 20 janvier 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 24 février 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2501395(TA38-2501395)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 25 février 2025, du désistement pur et simple de la SAS UCC COFFEE FRANCE dans le cadre de son recours de plein contentieux. La société demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 à 2022. La solution retenue est le donné acte du désistement, sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2501690(TA38-2501690)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Drôme de lui accorder la prestation de compensation du handicap. Le juge a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable devant l'ordre administratif et transmise au pôle social du tribunal judiciaire de Valence, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501453(TA38-2501453)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'office avait procédé à un examen complet de sa situation, notamment en relevant que sa demande d'asile avait été déposée plus de 90 jours après son entrée en France sans motif légitime. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 522-1, L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2500247(TA38-2500247)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète de l'Isère de loger Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 13 mars 2024, avant le 30 avril 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adapté (type T2) n'avait été proposée à la requérante, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 2 mai 2025. L'État a également été condamné à verser 960 euros à l'avocate de Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2201918(TA38-2201918)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par une ressortissante tunisienne contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour, a constaté que la délivrance ultérieure d’une carte de séjour rendait sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a jugé que l’illégalité du refus et le retard d’instruction constituaient une faute de l’État, engageant sa responsabilité. Il a accordé à la requérante 500 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral et troubles dans les conditions d’existence, avec intérêts et capitalisation, en application de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306097(TA38-2306097)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne le refus implicite de la préfecture de l’Isère de délivrer à Mme B un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. La requérante s’est désistée de son instance, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement. Mme B a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de procès, a été rejeté.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2501686(TA38-2501686)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 25 février 2025, a rejeté la requête de Mme B contestant un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée. La requérante soutenait ne pas avoir reçu l’avis de contravention initial ni les relances. Le tribunal a jugé que le litige, portant sur une amende pénale, relevait de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire et non de l’ordre administratif, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et 707-1 du code de procédure pénale.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2304836(TA38-2304836)

Regroupement familial – Tribunal Administratif de Grenoble – Non-lieu à statuer – Code de justice administrative. Le tribunal constate que le préfet de l'Isère a fait droit à la demande de regroupement familial de Mme B Épouse C après l'introduction de son recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. Les conclusions présentées au titre des frais d'instance sont rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2304549(TA38-2304549)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de résident. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas produit l'acte attaqué comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2501402(TA38-2501402)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour qu'il avait prononcée le 22 janvier 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, en raison de l'inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile de Mme A. La somme de 2 900 euros a été accordée à la requérante pour 29 jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406956(TA38-2406956)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 8 rue de l'avenir, qui contestait un permis de construire modificatif délivré par le maire d'Aix-les-Bains. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête ne présentait plus de questions à juger. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs (la commune et la société Léon Grosse Immobilier) tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2407018(TA38-2407018)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par Mme A d’un recours contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Savoie l’orientant vers un service d’accompagnement à la vie sociale, a rejeté sa requête pour incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’orientation des adultes handicapés vers des établissements ou services médico-sociaux relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. Le tribunal a donc ordonné le renvoi du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, compétent territorialement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107386(TA38-2107386)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix, qui contestait le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est de lui accorder une allocation temporaire d'invalidité suite à un accident de service survenu le 29 septembre 2014. Le tribunal a estimé que le requérant ne rapportait pas la preuve d'une incapacité permanente d'au moins 10 %, condition posée par l'article 65 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 (désormais codifié à l'article L. 824-1 du code général de la fonction publique). Il s'est fondé sur le rapport d'expertise médicale concluant à l'absence de séquelles imputables à l'accident, les douleurs étant liées à un état antérieur. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision préfectorale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200131(TA38-2200131)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'office public d'habitat (OPH) Valence Romans Habitat d'une demande de condamnation solidaire des constructeurs sur le fondement de la garantie décennale, en raison de désordres affectant des volets en bois rendant l'ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité à agir et a jugé que l'action n'était pas forclose, les désordres relevant de la garantie décennale. Il a retenu la responsabilité solidaire de l'architecte et des maîtres d'œuvre pour défaut de conception et de suivi, tout en écartant toute immixtion fautive ou défaut d'entretien imputable au maître d'ouvrage. La solution retenue est la condamnation solidaire de M. B, de la société Baumschlager Eberle et de la société Bureau Michel Forgue à verser à l'OPH la somme de 770 988 euros avec intérêts et capitalisation, sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2407409(TA38-2407409)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a étendu le périmètre d’une expertise judiciaire initialement prescrite le 2 octobre 2024 à la demande de SNCF Réseau. Cette expertise, relative aux travaux de création d’un passage souterrain piéton et cycliste sous la ligne ferroviaire à Brignoud, visait initialement à décrire l’état des parcelles AB 397 et 411. SNCF Réseau a sollicité l’extension de la mission aux propriétaires des parcelles AB 647, 679, 650, 651, 712 et 725, en raison des risques de vibrations liés à l’implantation de palplanches. Le juge a fait droit à cette demande, estimant cette extension utile à la bonne réalisation de l’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-3 du code de justice administrative.

Résumé IA