Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 615/1714

DécisionANNULE

TA38-2400431(TA38-2400431)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 23 novembre 2023 par laquelle le préfet de la Savoie a refusé de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à l'enfant B D, ressortissant algérien atteint de trisomie 21. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu des difficultés d'obtention de visas et de l'impact du handicap sur l'enfant. Il enjoint au préfet de délivrer le document dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les stipulations conventionnelles précitées.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA38-2401979(TA38-2401979)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les articles L. 434-7 et L. 437-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B justifiait de ressources stables et suffisantes, d'un logement adapté, et ne contrevenait pas aux principes de la vie familiale en France. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de refus.

Résumé IA
OrdonnanceINJONCTION

TA38-2502333(TA38-2502333)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B D, une ressortissante congolaise sans abri, qui demandait à se voir attribuer un hébergement d'urgence sous astreinte. Le juge a estimé que, malgré la situation de détresse de la requérante, la carence de l'État n'était pas caractérisée, compte tenu de la saturation des capacités d'hébergement d'urgence dans le département de l'Isère. La solution retenue repose sur l'application des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui imposent un droit à l'hébergement d'urgence, mais dont la mise en œuvre est appréciée au regard des moyens disponibles et de la situation individuelle.

Résumé IA
DécisionNON_LIEU

TA38-2501809(TA38-2501809)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Le tribunal a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2501263(TA38-2501263)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante se trouvant en situation irrégulière sans attestation de prolongation d'instruction, ce qui entravait ses stages en école d'architecture. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 421-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer un document provisoire de séjour sous cinq jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionDESISTEMENT

TA38-2501819(TA38-2501819)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer un titre de séjour. Le juge a admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 900 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2408638(TA38-2408638)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était légalement motivé et que la procédure d'avis médical de l'OFII avait été régulièrement suivie, sans que le préfet ne se soit cru lié par cet avis. Il a jugé que l'état de santé de M. C ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision d'éloignement a été confirmée comme légale.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2409875(TA38-2409875)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante guinéenne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Isère. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 426-17, L. 423-23, L. 425-9 et L. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision préfectorale n'était entachée d'aucune erreur de fait, d'aucun défaut d'examen sérieux, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2501831(TA38-2501831)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant congolais. Le tribunal a constaté que la préfète avait délivré un récépissé valable jusqu'au 5 mai 2025, rendant sans objet les conclusions relatives au refus de récépissé. S'agissant du refus de titre de séjour, le juge a appliqué les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient qu'un silence de quatre mois vaut décision implicite de rejet. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions de suspension du refus de récépissé, tandis que le sort des conclusions sur le refus de titre de séjour n'est pas précisé dans l'extrait fourni.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2200734(TA38-2200734)

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la demande d'indemnisation de Mme A, professeure stagiaire, qui estimait avoir subi un harcèlement moral de la part de son inspectrice et de sa hiérarchie. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Le tribunal a jugé que les inspections et le renouvellement de son stage étaient justifiés par des motifs objectifs liés à l'évaluation de ses compétences professionnelles, et non par des agissements fautifs. La décision s'appuie sur l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 relatif à la protection des fonctionnaires contre le harcèlement moral.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2501859(TA38-2501859)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une demande de liquidation d’astreinte pour inexécution d’une ordonnance du 15 janvier 2025 enjoignant à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour provisoire et un récépissé. Le tribunal constate que le récépissé a finalement été délivré, mais qu’aucun titre de séjour provisoire n’a été remis, malgré l’absence de force majeure. En application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, il liquide provisoirement l’astreinte à 1 700 euros pour le retard dans la délivrance du titre de séjour, sans en augmenter le taux, et condamne l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2501658(TA38-2501658)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant avait transmis au tribunal un courrier adressé à la préfète de l'Isère demandant le réexamen de sa demande de naturalisation, après le rejet de celle-ci le 16 janvier 2025. Le juge a considéré que ce document constituait un recours gracieux sur lequel il n'appartient pas au juge administratif de statuer. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction préalable.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2410187(TA38-2410187)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le refus du maire de Montjoyer de lui communiquer un bulletin d'alerte de l'agence régionale de santé. La requête se bornait à exposer les faits sans développer aucun moyen juridique démontrant l'illégalité du refus, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2408641(TA38-2408641)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 8 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en suivant l'avis du collège des médecins de l'OFII, et que les moyens soulevés, notamment tirés de l'incompétence du signataire et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9, et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA38-2307000(TA38-2307000)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B épouse A d’une demande d’exécution du jugement du 15 décembre 2022, qui enjoignait au préfet de l’Isère de réexaminer sa situation. Il ressort des pièces du dossier que le préfet a pris un nouvel arrêté de refus le 25 janvier 2024, procédant ainsi au réexamen prescrit, bien que tardivement. En conséquence, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la demande d’exécution. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2501945(TA38-2501945)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 15 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de 5 ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le requérant avait pu présenter des observations lors de son audition, et que le préfet n'avait pas méconnu la présomption d'innocence en se fondant sur son comportement constituant une menace pour l'ordre public, conformément au 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2203172(TA38-2203172)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, secrétaire administrative, qui contestait le refus implicite de l'administration pénitentiaire de la placer en retraite anticipée pour invalidité. Le tribunal a jugé que les certificats médicaux produits par la requérante étaient insuffisamment circonstanciés pour contredire l'avis d'aptitude émis par le comité médical à la date de la décision contestée. Il a également estimé que l'administration, tenue de suivre cet avis favorable, n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la fonction publique relatives à la retraite pour invalidité.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2206013(TA38-2206013)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) Auvergne-Rhône-Alpes visant à obtenir le remboursement de 71 929 euros de la part de M. B, son ancien secrétaire général, pour des avantages indus (véhicule de fonction, primes). Le tribunal a estimé que la CMA n'avait pas caractérisé de fraude de la part de M. B, rendant ainsi applicable la prescription biennale de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, qui n'avait pas été respectée. Il a également jugé que les décisions d'attribution des avantages n'étaient pas entachées d'inexistence et que les rémunérations perçues après la limite d'âge n'étaient pas indues. En conséquence, la requête a été rejetée et la CMA a été condamnée à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2206232(TA38-2206232)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, inspectrice de la concurrence, qui contestait le refus de sa mutation à la DDPP de l'Isère. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de la priorité légale prévue à l'article L. 512-19 du code général de la fonction publique et un vice de forme. Le tribunal a jugé que l'absence de mention des voies et délais de recours est sans effet sur la légalité de la décision. Il a également estimé que l'administration avait pu légalement refuser la mutation en se fondant sur les besoins du service, sans que la requérante n'établisse que sa situation familiale ou professionnelle lui conférait une priorité absolue.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2501829(TA38-2501829)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Le juge a d'abord jugé irrecevable la demande relative aux refus de rendez-vous et de renouvellement de récépissé, faute de décision administrative explicite ou implicite. Concernant le refus implicite de renouvellement du titre de séjour, le tribunal a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfète ayant délivré un rendez-vous à M. B pour renouveler son récépissé. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA