Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionREJETE

TA38-2409404(TA38-2409404)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la rectification de ses données personnelles sur le site "mesdroitssociaux.gouv.fr". La requérante invoquait des erreurs dans ses ressources déclarées, mais le juge a constaté qu'elle n'avait pas préalablement saisi le responsable du traitement (la Caisse centrale de la Mutualité Sociale Agricole) ni la CNIL, comme l'exigent le RGPD (article 16) et la loi Informatique et Libertés. Faute de démarche préalable, la demande au juge administratif a été jugée irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2501142(TA38-2501142)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui contestait une décision de retrait de son permis de conduire pour fraude. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2303301(TA38-2303301)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un titre exécutoire émis par le département de la Drôme pour le recouvrement d'une amende administrative de 2 299 euros. La requérante soutenait notamment que le titre exécutoire n'était pas signé et que l'amende était infondée. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable de la décision de pénalité relevait d'un vice de procédure et non d'un défaut d'opposabilité, et que le titre exécutoire, bien que non signé, était valable dès lors que le bordereau de titres de recettes l'était, conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2303298(TA38-2303298)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la pénalité administrative de 2 701 euros qui lui a été infligée par le département de la Drôme pour fraude au revenu de solidarité active (RSA). Le juge unique a estimé que le requérant avait effectué des fausses déclarations répétées pendant plus de deux ans, en omettant de déclarer ses gains aux jeux, des versements de proches et des ventes de véhicules, ce qui justifiait la sanction. La décision s’appuie sur l’article L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles, qui réprime les fausses déclarations ayant conduit à un indu de RSA.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2300394(TA38-2300394)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a examiné le bien-fondé de la demande en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que M. B, souffrant de spondylarthrite ankylosante, n'apportait pas de preuve médicale suffisante d'une limitation de son périmètre de marche à moins de 200 mètres ou d'un besoin d'aide humaine ou technique pour ses déplacements. En conséquence, la décision de refus a été confirmée et la requête rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA38-2500095(TA38-2500095)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par une ordonnance du 6 mars 2025, du désistement pur et simple de M. B de sa requête. Celle-ci visait à contester le refus du département de l'Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le désistement est intervenu après que le département a informé le tribunal avoir finalement accordé la carte à M. B, sans limitation de durée, à compter du 4 février 2025. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionDESISTEMENT

TA38-2501339(TA38-2501339)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte à M. A du désistement de ses conclusions fondées sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Le juge a également condamné l'État à verser 800 euros au conseil de M. A au titre des frais de procès, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2501169(TA38-2501169)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant une lettre du chef d’établissement du centre pénitentiaire de Varces du 28 janvier 2025. Le juge a estimé que cette lettre, qui engageait une procédure contradictoire préalable à une éventuelle décision, ne constituait pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.

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DécisionPARTIEL

TA38-2501829(TA38-2501829)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Le juge a d'abord jugé irrecevable la demande relative aux refus de rendez-vous et de renouvellement de récépissé, faute de décision administrative explicite ou implicite. Concernant le refus implicite de renouvellement du titre de séjour, le tribunal a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfète ayant délivré un rendez-vous à M. B pour renouveler son récépissé. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2206232(TA38-2206232)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, inspectrice de la concurrence, qui contestait le refus de sa mutation à la DDPP de l'Isère. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de la priorité légale prévue à l'article L. 512-19 du code général de la fonction publique et un vice de forme. Le tribunal a jugé que l'absence de mention des voies et délais de recours est sans effet sur la légalité de la décision. Il a également estimé que l'administration avait pu légalement refuser la mutation en se fondant sur les besoins du service, sans que la requérante n'établisse que sa situation familiale ou professionnelle lui conférait une priorité absolue.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2206013(TA38-2206013)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) Auvergne-Rhône-Alpes visant à obtenir le remboursement de 71 929 euros de la part de M. B, son ancien secrétaire général, pour des avantages indus (véhicule de fonction, primes). Le tribunal a estimé que la CMA n'avait pas caractérisé de fraude de la part de M. B, rendant ainsi applicable la prescription biennale de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, qui n'avait pas été respectée. Il a également jugé que les décisions d'attribution des avantages n'étaient pas entachées d'inexistence et que les rémunérations perçues après la limite d'âge n'étaient pas indues. En conséquence, la requête a été rejetée et la CMA a été condamnée à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceINJONCTION

TA38-2502331(TA38-2502331)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne sans abri, qui demandait à se voir attribuer un hébergement d'urgence. Le juge a considéré que, malgré la situation de détresse de la requérante, la carence de l'État n'était pas caractérisée en raison de la saturation avérée des capacités d'hébergement d'urgence dans le département de l'Isère. La solution retenue écarte l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en application des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles.

Résumé IA
OrdonnanceINJONCTION

TA38-2502332(TA38-2502332)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, une ressortissante angolaise enceinte et sans abri, qui demandait à se voir attribuer un hébergement d'urgence. Le juge a considéré que, malgré la situation de détresse de la requérante, la carence de l'État n'était pas caractérisée en raison de la saturation avérée des capacités d'hébergement d'urgence dans le département de l'Isère. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui imposent à l'État une obligation de moyens et non de résultat en matière d'hébergement d'urgence.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2200961(TA38-2200961)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la région Auvergne Rhône-Alpes relative à son accident de service. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Aucune régularisation n’étant intervenue dans le délai de recours, le président de la 6e chambre a prononcé le rejet par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2502372(TA38-2502372)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait le renouvellement de sa carte de résident ou la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés en raison de la suspension de ses prestations sociales. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas établie, la situation perdurant depuis plusieurs semaines sans menace d'éloignement immédiat. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2501764(TA38-2501764)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'étalement de sa dette fiscale et l'annulation des poursuites. Le juge a considéré qu'il n'avait pas compétence pour ordonner un tel étalement. Par ailleurs, la contestation de la mise en demeure de payer était irrecevable, faute pour le requérant d'avoir préalablement saisi le comptable public, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2108809(TA38-2108809)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 71 480 euros en réparation d'un préjudice matériel et moral. Elle estimait avoir été mal informée par l'administration des conséquences de son intégration dans la fonction publique territoriale sur son droit au départ anticipé à la retraite (perte de la catégorie active). Le tribunal a jugé que Mme A n'établissait pas l'existence d'une faute imputable au rectorat, notamment en matière de devoir d'information. La requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2501263(TA38-2501263)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante se trouvant en situation irrégulière sans attestation de prolongation d'instruction, ce qui entravait ses stages en école d'architecture. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 421-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer un document provisoire de séjour sous cinq jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais d'instance.

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DécisionANNULE

TA38-2401979(TA38-2401979)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les articles L. 434-7 et L. 437-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B justifiait de ressources stables et suffisantes, d'un logement adapté, et ne contrevenait pas aux principes de la vie familiale en France. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de refus.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2501859(TA38-2501859)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une demande de liquidation d’astreinte pour inexécution d’une ordonnance du 15 janvier 2025 enjoignant à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour provisoire et un récépissé. Le tribunal constate que le récépissé a finalement été délivré, mais qu’aucun titre de séjour provisoire n’a été remis, malgré l’absence de force majeure. En application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, il liquide provisoirement l’astreinte à 1 700 euros pour le retard dans la délivrance du titre de séjour, sans en augmenter le taux, et condamne l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA