Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2302374(TA38-2302374)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé les décisions de la CAF de l'Isère et du département de l'Isère portant réclamation d’indu de prime d’activité (892,20 €), d’aide personnalisée au logement (4 579,06 €) et de revenu de solidarité active (3 710,28 €) pour la période de 2020-2021. La solution retenue est fondée sur la constatation que Mme C, bien que mariée, ne vivait pas en couple de manière notoire et permanente avec son conjoint et ne mettait pas en commun ses ressources et charges, conformément aux articles L. 262-9 du code de l’action sociale et des familles, L. 842-7 du code de la sécurité sociale, et R. 822-2 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a ainsi considéré que les indus n’étaient pas fondés.
N° TA38-2302377(TA38-2302377)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Isère du 6 mars 2023, qui ne lui accordait qu'une remise gracieuse partielle (434,66 euros) sur un indu d'aide personnalisée au logement de 1 738,63 euros. Le juge a rappelé que la remise gracieuse est appréciée au regard de la situation de précarité et de la bonne foi du débiteur, conformément à l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. Mme B n'ayant produit aucun élément établissant sa précarité, et la caisse ayant retenu un quotient familial de 701 euros, sa demande de remise totale a été rejetée.
N° TA38-2302387(TA38-2302387)
Le Tribunal administratif de Grenoble a statué sur la demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 3 075,05 euros réclamé à Mme C par la caisse d’allocations familiales de la Drôme. Le juge, appliquant l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation, a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante, non contestée, l’indu résultant d’une erreur dans la déclaration de ses ressources. Compte tenu de ses ressources actuelles (chômage, revenu du conjoint de 1 686 euros, charges de 865,55 euros), le tribunal lui a accordé une remise gracieuse partielle de 500 euros, laissant un solde de 464,83 euros. Les conclusions dirigées contre le département d’Île-de-France, étranger au litige, ont été rejetées.
N° TA38-2302523(TA38-2302523)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C qui demandait l’annulation de la décision de la CAF de l’Isère lui accordant une remise partielle de 103,24 euros sur un indu d’aide personnalisée au logement de 412,94 euros, et sollicitait une remise totale. Le juge a estimé que Mme C n’apportait aucun élément probant pour établir sa situation de précarité, alors que la CAF avait retenu un quotient familial de 850,43 euros. La décision a été rendue sur le fondement de l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation, le juge considérant qu’une remise gracieuse supplémentaire n’était pas justifiée.
N° TA38-2501971(TA38-2501971)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant tchadien demandeur d'asile, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ayant présenté sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France sans motif légitime. Il a également jugé que la vulnérabilité alléguée par le requérant, liée à des problèmes de santé et à la présence de ses enfants mineurs, avait été prise en compte de manière non entachée d'erreur, l'OFII n'étant pas tenu d'attendre un avis médical pour statuer. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2302928(TA38-2302928)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné le recours de M. B C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 13 506,48 euros pour la période de septembre 2020 à septembre 2022. Le département de la Drôme, mis en demeure, n'ayant pas produit de mémoire, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. Toutefois, le tribunal a vérifié ces faits et a constaté, au vu des pièces du dossier, que M. C avait perçu des gains de jeux et des versements non déclarés, ce qui justifie le bien-fondé de l'indu. La requête est donc rejetée, sur le fondement des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2302958(TA38-2302958)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 11 495 euros pour la période de novembre 2020 à octobre 2022. La décision du 6 mars 2023 de la présidente du conseil départemental de la Drôme, confirmant cet indu, a été jugée régulière en la forme, la délégation de signature étant valable. Sur le fond, le tribunal a estimé que Mme D ne justifiait pas de sa résidence stable et effective en France, condition prévue à l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles, en raison de l'absence de dépenses bancaires sur le territoire national pendant plusieurs périodes. En conséquence, la requérante n'a pas été déchargée du paiement de l'indu.
N° TA38-2303026(TA38-2303026)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la pénalité administrative de 504 euros infligée à M. B et Mme D pour défaut de déclaration partielle de leurs ressources, ayant conduit à un indu de revenu de solidarité active. La juridiction a estimé que, bien que l’omission soit établie, le montant non déclaré était faible (1 901 euros sur 17 mois, soit 112 euros par mois), rendant la sanction disproportionnée au regard de l’article L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles. Statuant en plein contentieux, le tribunal a substitué sa propre décision à celle de l’administration et prononcé l’annulation de la pénalité.
N° TA38-2303074(TA38-2303074)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 497,05 euros. Le tribunal a rappelé que la remise gracieuse ne vise pas à contester le bien-fondé de la dette, mais à l’apprécier au regard de la précarité et de la bonne foi du débiteur, conformément à l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. Mme B n’a pas apporté d’éléments suffisants pour démontrer sa précarité financière ou sa bonne foi, se bornant à contester le fondement de l’indu et à invoquer un prêt familial. En conséquence, le tribunal a jugé que la demande de remise n’était pas fondée et a rejeté la requête.
N° TA38-2303298(TA38-2303298)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la pénalité administrative de 2 701 euros qui lui a été infligée par le département de la Drôme pour fraude au revenu de solidarité active (RSA). Le juge unique a estimé que le requérant avait effectué des fausses déclarations répétées pendant plus de deux ans, en omettant de déclarer ses gains aux jeux, des versements de proches et des ventes de véhicules, ce qui justifiait la sanction. La décision s’appuie sur l’article L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles, qui réprime les fausses déclarations ayant conduit à un indu de RSA.
N° TA38-2303301(TA38-2303301)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un titre exécutoire émis par le département de la Drôme pour le recouvrement d'une amende administrative de 2 299 euros. La requérante soutenait notamment que le titre exécutoire n'était pas signé et que l'amende était infondée. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable de la décision de pénalité relevait d'un vice de procédure et non d'un défaut d'opposabilité, et que le titre exécutoire, bien que non signé, était valable dès lors que le bordereau de titres de recettes l'était, conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2409628(TA38-2409628)
Le Tribunal administratif de Grenoble a accordé une provision de 11 600 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation de l'Isère en décembre 2021, en raison de la carence fautive de l'État à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. Cette carence a engagé la responsabilité de l'État pour les troubles subis par M. A et sa famille (suroccupation, handicap) entre le 16 juin 2022 et son relogement personnel le 20 mai 2023. La décision se fonde sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2409052(TA38-2409052)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme du 27 septembre 2024 les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles 2 et 3 de cette même convention concernant la fixation du pays de destination.
N° TA38-2502354(TA38-2502354)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit d'asile d'une ressortissante congolaise et de sa fille mineure. Le juge a retenu que le délai de deux mois imposé par la préfète de l'Isère pour enregistrer leurs demandes d'asile excédait le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette situation, qui privait les requérantes du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, a été jugée comme une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, justifiant une mesure d'urgence.
N° TA38-2410325(TA38-2410325)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le requérant n'avait fourni aucun justificatif à l'appui de sa demande et n'a pas répondu à l'invitation de régularisation qui lui a été adressée en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable faute de moyens ou de précisions suffisantes, sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2410231(TA38-2410231)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la SA d'HLM Mont Blanc de lui attribuer un logement. Le requérant n'a pas produit les justificatifs et l'argumentation demandés par le tribunal, malgré une invitation à régulariser sa requête en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai imparti, la requête a été jugée irrecevable sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2409930(TA38-2409930)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait une réduction de la durée de suspension de son permis de conduire ou une autorisation de conduire pour son travail. La juridiction a jugé que le juge administratif n’a pas le pouvoir de modifier une décision administrative ni d’y déroger. La requête a été considérée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409458(TA38-2409458)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la délivrance d’un permis de conduire probatoire après la suspension de son permis pour six mois. Le juge a considéré qu’il n’appartient pas au juge administratif de modifier une décision administrative ou d’en déroger. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502008(TA38-2502008)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Haute-Savoie rejetant sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH). Par une ordonnance du 6 mars 2025, le tribunal a constaté son incompétence pour connaître de ce litige. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce contentieux relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente et transmise au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy.
N° TA38-2501993(TA38-2501993)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 mars 2025, se déclare territorialement incompétent pour connaître de la requête de Mme B. Celle-ci contestait le rejet de sa demande de bourse au mérite par la directrice de l'éducation et des lycées de la région Auvergne-Rhône-Alpes. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal constate que le siège de l'autorité auteur de la décision attaquée est situé à Lyon. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Lyon, seul compétent pour statuer sur ce litige.