Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2405023(TA38-2405023)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour et lui délivrer un récépissé autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'intéressé n'établit pas que le dysfonctionnement lors de sa prise de rendez-vous en ligne est imputable à l'administration, et qu'il n'a pas effectué de relance auprès de la préfecture pour résoudre ce blocage. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2405911(TA38-2405911)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Plan-de-Baix (Drôme) fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble menaçant, dresser un constat des désordres et des bâtiments mitoyens, et proposer des mesures de mise en sécurité en cas de péril imminent. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2405872(TA38-2405872)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait, en raison de l'expiration de son récépissé de demande de titre de séjour, qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre ou un nouveau récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, et que sa situation relevait davantage d'un référé suspension (article L. 521-1). La requête a donc été rejetée par ordonnance, après admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2405918(TA38-2405918)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. et Mme A qui demandaient la suspension d’un refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur fille. Le juge estime que le litige relève de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Lyon, car la décision contestée émane du directeur académique de l’Ardèche, département situé dans le ressort de ce tribunal. En application des articles R. 312-1 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée pour incompétence territoriale.
N° TA38-2404861(TA38-2404861)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint à l'administration de procéder à l'échange de son permis de conduire suisse contre un permis français. Le juge a relevé que la demande d'échange était toujours en cours d'instruction, le préfet de la Loire-Atlantique attendant l'envoi de l'original du permis suisse, et que M. B pouvait conduire en France jusqu'au 18 novembre 2024. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen de la fin de non-recevoir soulevée par l'ANTS.
N° TA38-2404932(TA38-2404932)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante albanaise, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de 21 jours. La requérante justifiait de l'urgence, son titre de séjour étant expiré et l'empêchant de travailler ou de s'inscrire en formation, et de l'utilité de la mesure face aux difficultés persistantes d'accès aux rendez-vous en ligne. Le tribunal a toutefois rejeté la demande d'injonction de délivrance d'un récépissé, celle-ci étant subordonnée au dépôt d'un dossier complet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2404943(TA38-2404943)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante algérienne, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence, caractérisée par l'impossibilité pour la requérante d'obtenir un rendez-vous malgré de multiples tentatives depuis janvier 2024, et a ordonné au préfet de lui accorder un rendez-vous sous sept jours, dans un délai maximum d'un mois, sans astreinte. La demande plus générale visant à faire cesser les dysfonctionnements du service public a été rejetée, faute de précisions. L'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocate de Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2405003(TA38-2405003)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer Mme B sous trois jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante, ressortissante nigériane, justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré plusieurs tentatives, ce qui compromettait son droit au séjour et son emploi. Le tribunal a également condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA38-2405024(TA38-2405024)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant guinéen, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence, M. A étant en situation irrégulière imminente après l'expiration de son titre, et a retenu que les dysfonctionnements de la plateforme en ligne justifiaient la mesure. L'ordonnance impose au préfet de convoquer l'intéressé sous 8 jours pour un dépôt de demande dans un délai de 21 jours, sans astreinte, et condamne l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2404938(TA38-2404938)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. et Mme C, ressortissants étrangers, dans un délai de cinq jours, afin qu'ils puissent déposer leur demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence caractérisée par l'expiration des titres de séjour et l'impossibilité pour les requérants d'obtenir un rendez-vous, ce qui compromet la pérennité de leur entreprise et leur situation familiale. Le tribunal a rejeté la demande de délivrance immédiate d'un récépissé, subordonnée au dépôt d'un dossier complet. L'État a été condamné à verser une somme globale de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2405791(TA38-2405791)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante tanzanienne, qui demandait une injonction au préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'est pas remplie, les éléments invoqués (dysfonctionnements du téléservice Anef et projet de voyage en Tanzanie) ne justifiant pas une telle urgence. La requête est donc rejetée comme mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions.
N° TA38-2405815(TA38-2405815)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 juin 2024 prescrivant une enquête parcellaire pour un projet de pont-rail à Allinges. La requérante invoquait l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le juge a estimé que cet acte préparatoire ne faisait pas grief et ne pouvait être contesté qu'à l'encontre de la décision finale. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code. Le juge a également rappelé le risque d'amende pour recours abusif en cas de demandes réitérées.
N° TA38-2403369(TA38-2403369)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement de Mme A de sa requête en plein contentieux, par laquelle elle demandait la condamnation du rectorat de l'académie de Grenoble au paiement d'une prime de pouvoir exceptionnelle. Le désistement étant pur et simple, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice, compte tenu des relances effectuées avant la saisine du tribunal.
N° TA38-2404796(TA38-2404796)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire 13 logements délivré par le maire de La Rivière-Enverse. Les requérants n'ont pas produit, malgré une demande de régularisation, les documents requis par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme pour établir la régularité de leur occupation ou détention d'un bien jouxtant le projet. En application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que cette irrecevabilité n'avait pas été couverte dans le délai imparti.
N° TA38-2405647(TA38-2405647)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de l’université Grenoble Alpes, qui demandait l’expulsion d’occupants sans titre de la pelouse de la Maison universitaire des services à l’étudiant de Saint-Martin-d’Hères. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé que l’université n’apportait aucun élément probant établissant la présence des occupants allégués, malgré une mesure d’instruction en ce sens. En conséquence, la demande d’expulsion a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
N° TA38-2202161(TA38-2202161)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Gaz Réseau Distribution France d’un litige l’opposant à la société Véolia Eau, portant sur la condamnation de cette dernière à lui verser 4 949,26 euros pour le coût de remise en état d’une canalisation de gaz endommagée. Par un mémoire enregistré le 11 juin 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 1er août 2024. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA38-2405318(TA38-2405318)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision du 21 juin 2024 du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie. Il a relevé que les faits de harcèlement moral et de violence aggravée reprochés à M. A étaient d'une gravité telle que l'intérêt public s'opposait à ce qu'il continue d'exercer, et que la seule privation de revenus ne suffisait pas à caractériser une urgence justifiant la suspension. La décision s'appuie sur les articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-21 du code de la sécurité intérieure.
N° TA38-2405276(TA38-2405276)
Refus de remise de titre de séjour – Tribunal administratif de Grenoble – Suspension ordonnée pour urgence et doute sérieux. Le juge des référés a suspendu la décision orale du préfet de l’Isère refusant de remettre son titre de séjour à une ressortissante nigériane, parent d’un enfant bénéficiaire de la protection subsidiaire. L’urgence a été reconnue en raison de la situation irrégulière prolongée et des difficultés d’accès aux droits, et le défaut d’examen sérieux de sa situation a constitué un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de convoquer l’intéressée pour lui remettre son titre sous 48 heures, sous astreinte, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405128(TA38-2405128)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme D pour contester le refus oral du préfet de l'Isère du 30 avril 2024 d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. La requérante invoquait l'urgence, notamment en raison de l'impossibilité de travailler et de l'impact sur sa santé, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité des décisions au regard des articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a examiné la condition d'urgence et le moyen tiré du caractère incomplet du dossier présenté par Mme D. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a relevé d'office un moyen sur l'absence de décision faisant grief.
N° TA38-2405277(TA38-2405277)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant angolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant s'était lui-même placé dans cette situation en ne sollicitant pas le renouvellement de son récépissé, et que le préfet lui avait proposé un rendez-vous à cette fin. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.