Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2105737(TA38-2105737)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Lifteam, qui demandait la condamnation de la commune de Donzère à lui verser près de 300 000 euros pour des études et travaux supplémentaires lors de l'exécution d'un marché public. Le tribunal a estimé que la société n'avait pas émis de réserves sur le planning prévisionnel dans les délais contractuels, ce qui rendait sa demande forclose, et qu'elle n'avait pas démontré de faute imputable à la commune dans le choix de la mission de maîtrise d'œuvre. Il a également jugé que les prestations supplémentaires n'étaient pas imprévisibles et relevaient des obligations contractuelles de l'entreprise, rejetant ainsi les fondements de la responsabilité contractuelle, des sujétions imprévues et de la demande d'expertise. La commune de Donzère a été condamnée à verser 1 500 euros à la société Lifteam au titre des frais de justice.
N° TA38-2404947(TA38-2404947)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de la communauté d'agglomération Grand Chambéry. Celle-ci demandait d'enjoindre sous astreinte à la société Orange store d'exécuter des travaux de raccordement fibre optique pour le bâtiment du CNES, invoquant une urgence liée à la sécurité des publics scolaires. La société Orange store contestait la requête en faisant valoir qu'elle n'était pas le bon cocontractant. Le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions de la société Orange store au titre des frais de justice.
N° TA38-2107750(TA38-2107750)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 20 septembre 2021 refusant de l'inscrire sur la liste départementale des conducteurs agréés de chiens de sang. Le tribunal a jugé que le préfet dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour établir cette liste, conformément à l'article L. 425-2 du code de l'environnement et au schéma départemental de gestion cynégétique. Il a estimé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des antécédents de M. B, notamment des infractions à la réglementation de la chasse ayant donné lieu à un rappel à la loi.
N° TA38-2304026(TA38-2304026)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B A, ressortissant italien, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à ses trois enfants. Le tribunal a jugé que les décisions de refus, formalisées le 21 avril 2023, étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions de l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2108810(TA38-2108810)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, un major de l'administration pénitentiaire, qui contestait son arrêté de révocation du 12 novembre 2021 pris par le garde des sceaux. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en se fondant sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la sanction disciplinaire.
N° TA38-2401761(TA38-2401761)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de démontrer que le défaut de prise en charge médicale entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales persistantes au Cameroun. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2405788(TA38-2405788)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive à la demande de la SEM Montélimar Agglomération Développement. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles et parcelles susceptibles d'être affectés par des travaux de démolition et de reconstruction dans l'îlot des Halles à Montélimar. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire l'état des lieux, recenser les désordres existants, et, pendant les travaux, constater les éventuels dommages et en déterminer les causes. La solution retenue est l'utilité de la mesure d'expertise pour prévenir et documenter les litiges futurs liés aux travaux publics.
N° TA38-2405440(TA38-2405440)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de Mme C et de l’APCAT contre l’arrêté préfectoral du 5 juin 2024 autorisant l’occupation temporaire de parcelles pour les travaux préparatoires du pont-rail d’Allinges, dans le cadre du projet autoroutier A412. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de la loi du 29 décembre 1892, l’absence d’évaluation environnementale et une contradiction avec la Charte de l’environnement. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La demande de suspension a donc été rejetée, de même que les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204077(TA38-2204077)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, un surveillant pénitentiaire exerçant les fonctions de chef de greffe, qui contestait le montant de son indemnité pour charges pénitentiaires (ICP) pour 2021. Il demandait un complément forfaitaire annuel de 1 500 euros, mais n'avait perçu qu'une revalorisation de 300 euros. Le tribunal a jugé que la note de la direction de l'administration pénitentiaire du 4 octobre 2021, invoquée par le requérant, concernait les agents de greffe pénitentiaires et non les chefs de greffe. L'arrêté du 21 septembre 2021, qui a instauré une modulation de l'ICP pour les agents de greffe, ne s'appliquait donc pas à M. C, qui percevait déjà une ICP modulée en tant que chef de greffe.
N° TA38-2405435(TA38-2405435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B. La requérante contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour et de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus de renouvellement du récépissé, et que la condition d'urgence n'était pas remplie concernant le refus de titre de séjour. Les articles R. 431-12, R. 431-13, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.
N° TA38-2405405(TA38-2405405)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions implicites de refus de renouvellement de récépissé et de titre de séjour présentée par M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie concernant le refus de renouvellement du récépissé, dès lors que la demande de titre de séjour de M. B avait déjà fait l'objet d'un rejet implicite, rendant impossible tout renouvellement du récépissé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA38-2405404(TA38-2405404)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait les refus implicites de renouvellement de son récépissé et de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, le préfet ayant convoqué l'intéressée pour lui délivrer un titre de séjour valable dix ans. La requête a été rejetée, ainsi que les demandes d'injonction et d'astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405471(TA38-2405471)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 9 juillet 2024 refusant l'instruction à domicile d'un enfant pour l'année 2024-2025. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour insuffisance de motivation et méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2104155(TA38-2104155)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, un ancien militaire réformé pour inaptitude psychologique, qui contestait la légalité de la procédure de réforme et sollicitait 30 000 euros pour préjudice moral. Le tribunal a jugé que la commission de réforme, saisie après constat médical d'inaptitude définitive, avait régulièrement appliqué les dispositions du code de la défense et des arrêtés relatifs à l'aptitude médicale. Aucune faute de l'administration n'ayant été établie, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée. Les conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées comme irrecevables.
N° TA38-2405858(TA38-2405858)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'un indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH) de 21 102,03 euros formée par M. B. Le juge a constaté que le litige, relatif à une prestation de sécurité sociale, relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale, et non de l'ordre administratif. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le doute sérieux.
N° TA38-2405940(TA38-2405940)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 1er août 2024 lui ordonnant d'évacuer des lieux illicitement occupés. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, relatifs à son mode de vie, à la gêne occasionnée ou aux obligations du département, étaient soit inopérants, soit insuffisamment précisés pour être examinés. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA38-2305147(TA38-2305147)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a modifié le cadre d'une expertise ordonnée le 11 décembre 2023 suite à l'effondrement partiel d'une retenue collinaire. Sur demande de l'expert, la mission d'expertise a été étendue à la société Hydrétudes, dont la responsabilité est susceptible d'être engagée. En parallèle, plusieurs sociétés et une personne physique ont été mises hors de cause, conformément à l'accord du maître d'ouvrage et à l'absence d'observations des parties. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre ou de réduire le périmètre des parties à une expertise.
N° TA38-2202695(TA38-2202695)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté ministériel du 13 décembre 2021 fixant le tableau d’avancement des personnels de direction hors classe, se déclare territorialement incompétent. Il estime que cet arrêté, de nature collective et concernant des agents répartis sur l’ensemble du territoire, relève de la compétence du Tribunal administratif de Paris en application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative. En conséquence, l’ordonnance transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA38-2405869(TA38-2405869)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A contre le refus de la rectrice de l'académie de Grenoble d'autoriser l'instruction en famille. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était accompagnée d'aucune requête en annulation au fond, en méconnaissance des conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a donc fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans procédure contradictoire.
N° TA38-2405178(TA38-2405178)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, ne pouvait plus se maintenir sur le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent et que la décision était suffisamment motivée, ne méconnaissant ni la Convention européenne des droits de l'homme ni la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.