Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405255(TA38-2405255)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la demande de rendez-vous était dépourvue d'utilité, car la réglementation prévoit déjà la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction via le téléservice ANEF. De plus, une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour étant intervenue, le juge ne pouvait ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête a donc été rejetée en application des articles R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2405677(TA38-2405677)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'une requête en plein contentieux par des requérants demandant réparation des préjudices suite au décès d'un patient pris en charge au centre hospitalier de Béthune, a estimé ne pas être compétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-14 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le fait générateur du dommage s'est produit à Béthune, dans le ressort du tribunal administratif de Lille. Par conséquent, l'ordonnance a transmis le dossier à cette juridiction, considérée comme territorialement compétente.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405333(TA38-2405333)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B A visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante, dont l'autorisation provisoire de séjour avait expiré, avait formé une demande de titre de séjour le 17 janvier 2024, sur laquelle le silence de l'administration a fait naître une décision implicite de rejet le 17 mai 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, dès lors que la contestation de cette décision implicite relevait du contentieux de l'excès de pouvoir et non d'une procédure d'urgence. Seule l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée à la requérante.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2401646(TA38-2401646)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance de Mme B, qui contestait le refus implicite du Centre hospitalier Alpes-Léman de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 13 points majorés depuis 2019. La requérante demandait l'annulation de cette décision, le versement de rappels de traitement et une injonction. Le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et a ordonné au centre hospitalier de verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L.761-1 du code de justice administrative), tout en rejetant les conclusions de l’établissement sur ce même fondement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406021(TA38-2406021)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C qui sollicitait la suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de lui remettre un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme C pouvait justifier de la régularité de son séjour pendant trois mois après l'expiration de sa carte pluriannuelle et conservait ses droits, y compris professionnels. La requête a donc été rejetée sans examen du bien-fondé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405979(TA38-2405979)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet du Nord du 21 juin 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. La requête a été enregistrée le 25 juin 2024, soit après l’expiration du délai de recours contentieux, et n’a pu être régularisée. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406010(TA38-2406010)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un document justifiant de son droit au séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour de l'intéressé avait déjà fait l'objet d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision implicite et la requête a été jugée manifestement mal fondée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405999(TA38-2405999)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A épouse C, qui demandait à obtenir un rendez-vous à la préfecture de l'Isère pour le renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne demandait pas l'annulation d'une décision administrative, mais une injonction à titre principal, ce qui ne relève pas de la compétence du tribunal en dehors d'une procédure de référé. Le tribunal a rappelé que seule une saisine du juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative permettrait d'obtenir une telle injonction en cas d'urgence. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405522(TA38-2405522)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par des parents contestant le refus d’autorisation d’instruction à domicile pour leurs enfants. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard du code de l’éducation et de la convention européenne des droits de l’homme. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des refus, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions aux fins d’injonction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403670(TA38-2403670)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières, notamment en raison de l'absence de précisions sur son emploi et du délai écoulé depuis son entrée irrégulière en France en 2021 sans tentative antérieure de régularisation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la jurisprudence relative à l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405091(TA38-2405091)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B et Mme C, ressortissants angolais, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le juge a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’erreur manifeste d’appréciation liée à la procédure d’asile, et de violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405515(TA38-2405515)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet de l’Isère rejetant la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A, ressortissant malien confié à l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de la situation de précarité du requérant, dont le contrat jeune majeur avait expiré et qui disposait d’une promesse d’embauche. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des conditions de délivrance du titre prévues à l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405151(TA38-2405151)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen réel de sa situation. Il a considéré que le comportement de M. A, caractérisé par plusieurs condamnations pénales, constituait une menace réelle et actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant ainsi la mesure d'éloignement. La décision a également été jugée conforme aux stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405482(TA38-2405482)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a admis provisoirement M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Le juge a rappelé que la condition d’urgence est présumée en cas de refus de renouvellement d’un titre de séjour, et a examiné l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge s’est fondé sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405141(TA38-2405141)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination était légale et ne violait pas l'article 3 de la même Convention. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405089(TA38-2405089)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Drôme du 24 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance de la procédure contradictoire, cette dernière n'étant pas applicable aux décisions d'éloignement. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2405917(TA38-2405917)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme A contre une décision de la rectrice de l’académie de Grenoble confirmant le refus d’autorisation d’instruction en famille de leur fille, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Lyon, le département de l’Ardèche, où la décision initiale a été prise par le directeur académique, étant situé dans son ressort. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2405462(TA38-2405462)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite du CNAPS refusant à M. A un agrément de dirigeant d’une société de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a délivré l’agrément sollicité le 1er août 2024. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Il a mis à la charge de l’État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405256(TA38-2405256)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé l'arrêté du 18 juin 2024 par lequel le préfet de l'Isère obligeait M. A, ressortissant guinéen, à quitter le territoire français. La décision a été censurée pour méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, au motif que le préfet n'avait pas mis l'intéressé à même de présenter ses observations avant d'édicter l'obligation de quitter le territoire, cette mesure n'étant pas concomitante à un refus de titre de séjour. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et lui a enjoint de délivrer une autorisation provisoire de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405211(TA38-2405211)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge unique a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que son signataire disposait d'une délégation de compétence et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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