Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405402(TA38-2405402)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel le maire de Samoëns a refusé de délivrer un permis d'aménager modificatif à la SAS Financière Mont-Blanc. La requérante sollicitait la suspension de cette décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la société de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, les éléments financiers produits étant insuffisants pour établir un risque de cessation de paiement. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405649(TA38-2405649)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a annulé la décision du 22 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé aux époux B, ressortissants kosovars, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a retenu que la décision était entachée d'une erreur de fait et de droit, les requérants ayant présenté une première demande d'asile et non un réexamen, contrairement au motif invoqué par l'OFII sur le fondement de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La substitution de base légale sollicitée par l'OFII, visant l'article L. 551-16 du même code, a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA38-2400370(TA38-2400370)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir le dégrèvement de la taxe d’habitation sur les logements vacants pour l’année 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total de l’imposition contestée. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405625(TA38-2405625)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 7 mars 2024 réglementant les horaires d'ouverture des épiceries de nuit et la vente à emporter d'alcool. Les sociétés requérantes n'ont pas démontré l'urgence, faute de justifier d'une atteinte grave et immédiate à leur situation financière, notamment en ne prouvant pas détenir les licences nécessaires ni produire d'éléments comptables récents. La condition d'urgence n'étant pas remplie, le juge n'a pas examiné les moyens de légalité soulevés (incompétence, défaut de motivation, disproportion). La requête est donc rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406024(TA38-2406024)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de résident et un titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que les mesures sollicitées auraient pour effet de faire obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet du préfet, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 424-1 fixant un délai de trois mois pour la délivrance de la carte de résident après la reconnaissance du statut de réfugié.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2401185(TA38-2401185)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 19 janvier 2024 refusant un permis de visite pour M. A au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier. Par un acte du 5 juillet 2024, la requérante s’est désistée de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 9 août 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402651(TA38-2402651)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 26 mars 2024 refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil de Mme B, une demandeuse d'asile rwandaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée par la situation de précarité et de vulnérabilité de la requérante et de ses deux enfants mineures, dont l'une souffre d'asthme, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 551-16 et R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2104983(TA38-2104983)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les associations France Nature Environnement (FNE) Haute-Savoie et Auvergne-Rhône-Alpes d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 juin 2021 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 14 juin au 15 août 2021 en Haute-Savoie. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de la note de présentation, le défaut d’information des membres de la commission départementale de la chasse, l’absence d’erreur d’appréciation et la méconnaissance de l’article L. 424-10 du code de l’environnement, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement et du code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105392(TA38-2105392)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes et les associations France Nature Environnement Isère et Auvergne-Rhône-Alpes de recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral du 3 juin 2021, en tant qu'il autorisait deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau pour la campagne 2021-2022. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des articles R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration et L. 424-10 du code de l'environnement, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'état de conservation de l'espèce. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2105401(TA38-2105401)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Auvergne-Rhône-Alpes demandant l'annulation partielle d'un arrêté préfectoral de la Savoie du 9 juin 2021, qui autorisait deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau pour la campagne 2021-2022. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des articles L. 424-10 et R. 424-5 du code de l'environnement, de la convention de Berne, et de la charte de l'environnement. Il a estimé que l'état de conservation du blaireau était favorable et que l'arrêté ne portait pas une atteinte excessive à l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la fédération des chasseurs.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2105634(TA38-2105634)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé partiellement l'arrêté préfectoral du 14 juin 2021 fixant les dates de chasse en Haute-Savoie, en tant qu'il autorisait une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 14 juin au 15 août 2021. La juridiction a retenu un vice de procédure, estimant que la note de présentation jointe au projet d'arrêté lors de la consultation du public était insuffisante au regard de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement, faute de détailler les motifs justifiant cette période complémentaire et l'état de conservation de l'espèce. Ce défaut a été jugé susceptible d'avoir privé le public d'une garantie et d'avoir influencé le sens de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405441(TA38-2405441)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, était devenue sans objet. En effet, le préfet de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction, rapportant ainsi la décision implicite contestée. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Il a toutefois mis à la charge de l’État une somme de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405585(TA38-2405585)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour pour vie privée et familiale. Le requérant s'est désisté après que le préfet a fait valoir qu'une attestation de prolongation d'instruction lui avait été remise. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'injonction et a condamné l'État à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2404367(TA38-2404367)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une requête en décharge de la taxe d’habitation pour 2022. Après avoir obtenu un dégrèvement de cette taxe, la requérante a informé le tribunal de cette situation, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2404488(TA38-2404488)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial par le préfet de la Savoie. L’ordonnance, rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate l’abandon de l’instance sans examiner le fond du litige. Aucune injonction ni frais n’ont été prononcés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406035(TA38-2406035)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait la suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas joint à sa demande de référé une copie d'une requête en annulation distincte, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406036(TA38-2406036)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas joint à sa demande de référé une copie de la requête en annulation distincte, pourtant exigée par l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la condition de recevabilité prévue à l'article L. 521-1 du même code n'était pas remplie.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406037(TA38-2406037)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas joint à sa demande de référé une copie de la requête en annulation distincte, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406044(TA38-2406044)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait, sous 48 heures, la délivrance d'un avis technique du SPANC pour son bien immobilier. Le juge a estimé que la situation, caractérisée par une non-conformité des installations d'assainissement persistant depuis plus de deux ans et un avis du SPANC rendu depuis huit mois, ne présentait pas l'urgence requise pour une intervention en référé. Aucune circonstance particulière ne justifiait de mesures propres à sauvegarder une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2401535(TA38-2401535)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le dégrèvement de sa taxe d’habitation pour l’année 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total de l’imposition contestée. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance.

Résumé IA