Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2405110(TA38-2405110)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, car il avait été informé de la possibilité de solliciter un autre titre de séjour lors de sa demande d'asile. La décision a également été jugée conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 431-2) et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2405981(TA38-2405981)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme A pour le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. Le juge a considéré que la carence de la préfecture, qui n'avait pas statué sur la demande de renouvellement après expiration du récépissé, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au travail et à la vie privée de la requérante, mère de quatre enfants et salariée en contrat à durée indéterminée. La décision s'appuie sur les articles R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance et au renouvellement des récépissés.
N° TA38-2405953(TA38-2405953)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait à être orientée vers une structure d'hébergement d'urgence. La juge des référés a estimé que, malgré la situation de rue et les problèmes de santé invoqués, la carence de l'État n'était pas caractérisée au regard de la saturation du dispositif et de l'absence d'éléments démontrant une situation plus dégradée que celle d'autres personnes en attente. La décision rappelle le droit à l'hébergement d'urgence prévu à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, mais en subordonne la protection en référé à une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, non constituée en l'espèce.
N° TA38-2405559(TA38-2405559)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de la décision du 28 mai 2024 de la commission de l'académie de Grenoble rejetant sa demande d'instruction à domicile pour son fils. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur de fait, méconnaissance de l'article L. 131-15 du code de l'éducation et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de procès.
N° TA38-2405543(TA38-2405543)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine. Le juge a constaté l'urgence, car le refus plaçait la requérante en situation irrégulière, la privant de droit au travail et l'exposant à un éloignement, compromettant sa vie familiale avec son fils français. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406021(TA38-2406021)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C qui sollicitait la suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de lui remettre un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme C pouvait justifier de la régularité de son séjour pendant trois mois après l'expiration de sa carte pluriannuelle et conservait ses droits, y compris professionnels. La requête a donc été rejetée sans examen du bien-fondé.
N° TA38-2405979(TA38-2405979)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet du Nord du 21 juin 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. La requête a été enregistrée le 25 juin 2024, soit après l’expiration du délai de recours contentieux, et n’a pu être régularisée. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.
N° TA38-2405999(TA38-2405999)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A épouse C, qui demandait à obtenir un rendez-vous à la préfecture de l'Isère pour le renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne demandait pas l'annulation d'une décision administrative, mais une injonction à titre principal, ce qui ne relève pas de la compétence du tribunal en dehors d'une procédure de référé. Le tribunal a rappelé que seule une saisine du juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative permettrait d'obtenir une telle injonction en cas d'urgence. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406010(TA38-2406010)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un document justifiant de son droit au séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour de l'intéressé avait déjà fait l'objet d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision implicite et la requête a été jugée manifestement mal fondée.
N° TA38-2405984(TA38-2405984)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C. Ce dernier demandait la suspension du refus du maire de Vif d'effectuer des travaux de reprofilage sur un chemin, invoquant une atteinte à sa liberté d'aller et venir. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la situation dangereuse et les difficultés d'accès à l'exploitation agricole du requérant perdurant depuis plusieurs mois, sans dégradation récente justifiant une intervention sous 48 heures.
N° TA38-2402116(TA38-2402116)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. C contestant un permis de construire tacite et explicite délivré à Mme A par la commune d’Etoile-sur-Rhône. Le juge a constaté que le recours gracieux de M. C n’avait pas été notifié au bénéficiaire dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, ce qui l’a privé d’effet interruptif. En conséquence, la requête contentieuse, déposée après l’expiration du délai de recours de deux mois suivant la connaissance acquise des décisions, était manifestement tardive. Les conclusions de Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2405497(TA38-2405497)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 6 août 2024, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester un arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n'a été prononcée.
N° TA38-2405461(TA38-2405461)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Drôme suspendant le permis de conduire de M. A pour huit mois. Le requérant invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle et plusieurs moyens de légalité, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et de procédure contradictoire, ainsi qu'une erreur d'appréciation. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405491(TA38-2405491)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B, ressortissant malien, visant à suspendre la décision implicite de refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence d'élément probant sur le risque de perte d'une opportunité professionnelle. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 423-22) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2405814(TA38-2405814)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à tout occupant sans droit ni titre de libérer le stade municipal de Pontcharra, occupé depuis le 28 juillet 2024 par un groupe de gens du voyage. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison de la gêne pour les activités sportives, des conditions sanitaires insatisfaisantes et de l'obstacle à l'atterrissage des hélicoptères de la sécurité civile. Elle a enjoint l'évacuation sous 24 heures, mais a rejeté la demande d'autorisation de recourir à la force publique, cette prérogative relevant de l'État. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA38-2405866(TA38-2405866)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 9 juillet 2024 mettant en demeure Mme B de quitter les lieux. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles 38 de la loi du 5 mars 2007 et 226-4 du code pénal. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, sans se prononcer sur la condition d'urgence. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2404395(TA38-2404395)
Requête en référé de M. A devant le Tribunal Administratif de Grenoble pour obtenir, sous astreinte, la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés rejette la requête au motif qu’une décision implicite de rejet est intervenue le 7 juillet 2024, rendant la mesure demandée impossible sans faire obstacle à cette décision, conformément à l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont les articles R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2405857(TA38-2405857)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de MM. A, F et B contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 31 juillet 2024 les mettant en demeure de quitter un terrain agricole à Marigny-Saint-Marcel. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté et a jugé inopérante l'exception d'illégalité de l'arrêté du président de la communauté de communes, la commune comptant moins de 5 000 habitants et relevant de l'article 9-1 de la loi du 5 juillet 2000. Il a considéré que le stationnement, en l'absence de sanitaires et avec des branchements électriques sauvages, portait atteinte à la salubrité et à la sécurité publiques, justifiant la mise en demeure. La solution retenue s'appuie sur la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
N° TA38-2405969(TA38-2405969)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, un ressortissant algérien, qui demandait la suspension du refus verbal de la préfecture de l'Isère d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n’apportait pas la preuve de l’existence de cette décision administrative, se fondant uniquement sur son propre témoignage. Il a également relevé que, depuis l’arrêté du 22 juin 2023, les demandes de certificats de résidence algériens doivent être soumises par téléservice (ANEF), rendant irrecevable la requête. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée en conséquence.
N° TA38-2405968(TA38-2405968)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Savoie portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Cannes (Alpes-Maritimes) à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 776-15 et R. 312-8 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nice, juridiction compétente du lieu de résidence.