Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2405301(TA38-2405301)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B de requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des arrêtés du préfet de la Savoie du 24 juin 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants ont informé le tribunal de leur désistement, lequel a été considéré comme pur et simple. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a donné acte de ces désistements par ordonnance du 6 août 2024.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405957(TA38-2405957)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour formée par Mme A. La requérante invoquait un moyen tiré de l’article 314-1 du CESEDA, qui n’existe pas, et se référait à des dispositions abrogées du code. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, ne présentant aucun doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405516(TA38-2405516)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du ministre de l'intérieur du 22 juillet 2024 lui imposant des mesures de contrôle administratif et de surveillance. Le tribunal a jugé que les faits non contestés, notamment la violence de l'intéressé, sa fascination pour les armes et son adhésion à un islam radical, constituaient une menace grave pour la sécurité publique justifiant ces mesures sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que les obligations imposées n'étaient pas disproportionnées et que le moyen tiré de la violation du principe de légalité des délits et des peines était inopérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405506(TA38-2405506)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A D, ressortissant angolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, sans motif légitime. Le Tribunal a jugé que la décision de l'OFII était fondée sur les articles L. 551-15 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence du signataire et l'absence de prise en compte de sa vulnérabilité, n'étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité du refus de l'OFII, en application des dispositions nationales et de la directive 2013/33/UE.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405472(TA38-2405472)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. D, ressortissant nigérian, d'une demande de suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a admis l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a relevé l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la suspension de l'exécution du refus implicite a été ordonnée, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. D et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405947(TA38-2405947)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’un blâme infligé par la rectrice de l’académie de Grenoble à une enseignante. La requérante invoquait l’urgence en raison d’un projet de détachement à l’étranger, mais n’a fourni aucun élément démontrant que la sanction ferait obstacle à cette procédure ni même qu’elle avait été engagée. Faute de justifier d’une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405396(TA38-2405396)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec droit au travail à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que le seul moyen invoqué, tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. M. B a néanmoins été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2405580(TA38-2405580)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 3 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, celle-ci constituant un doublon avec une autre introduite antérieurement. Par ordonnance du 6 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2405246(TA38-2405246)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 14 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère avait prononcé une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour d'un an à l'encontre de M. B, ressortissant algérien. La décision a été censurée en raison d'un défaut de signature régulière, la mention d'une signature électronique incohérente avec l'auteur désigné ayant créé un doute sur l'identité et la qualité de l'auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également enjoint au préfet de supprimer le signalement de l'intéressé dans le système d'information Schengen et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404894(TA38-2404894)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C visant à suspendre une délibération du conseil municipal de Volvent approuvant une convention pluriannuelle de pâturage. Le juge a estimé que la contestation de cette convention, qui relève de la gestion du domaine privé communal, met en cause des rapports de droit privé et échappe à la compétence de la juridiction administrative, au profit du juge judiciaire (articles L. 481-1 et L. 481-2 du code rural et de la pêche maritime). En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridictions incompétent, et M. C a été condamné à verser 900 euros à la commune et à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405257(TA38-2405257)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 18 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante n'établissait pas remplir les conditions pour un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la courte durée de son séjour et de l'absence d'éléments d'intégration. En conséquence, l'ensemble des demandes de Mme A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405272(TA38-2405272)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches stables en France et des faits de vol en réunion commis par l'intéressé. Les moyens relatifs au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour ont également été écartés, faute de garanties de représentation suffisantes et de circonstances humanitaires. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405274(TA38-2405274)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 18 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas la réalité des risques personnels en cas de retour au Nigéria, rejetant ainsi le moyen tiré de l'article 3 de la même Convention. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2107213(TA38-2107213)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de MMA IARD Assurances Mutuelles, qui demandait la condamnation de la commune de Fillinges à lui verser 74 244,25 euros en réparation du préjudice subi par Mme B, victime d'une chute dans une tranchée sur un parking communal. Le tribunal a jugé que la requérante ne démontrait pas que l'éclairage public était en panne, et a rappelé que le maire n'est pas tenu d'éclairer tous les espaces publics, mais seulement de décider des voies à éclairer en fonction des circonstances locales. La solution retenue est fondée sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405377(TA38-2405377)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel le maire du Bourget-du-Lac avait retiré un permis de construire à la SCCV VILLAGE VERT CLAIR. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société requérante n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à un intérêt public, notamment en raison de l'absence de propriété du terrain et des délais nécessaires pour d'autres procédures. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la SCCV a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405370(TA38-2405370)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 16 mai 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait rejeté la demande d'hébergement d'urgence de M. C, ressortissant angolais en situation irrégulière vivant à la rue avec sa compagne et deux jeunes enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à la commission de médiation de réexaminer la demande de M. C dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105371(TA38-2105371)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse C, qui contestait le refus de lui attribuer la prime de restructuration de service. La requérante, mutée dans l'intérêt du service, soutenait que sa mutation s'inscrivait dans le cadre de la restructuration de son ancien service, le SPAFT de Gaillard, supprimé par un décret du 14 août 2020. Le tribunal a jugé que la mutation d'office de Mme C, intervenue avant la restructuration, ne relevait pas de cette opération et que la distance entre son domicile et sa nouvelle affectation n'avait pas augmenté de manière significative. La solution retenue s'appuie sur le décret n°2008-366 du 17 avril 2008 et l'arrêté du 26 février 2019.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2403293(TA38-2403293)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les erreurs matérielles qu'il contenait (date de naissance, lieu de délivrance du précédent titre) étaient sans incidence sur la légalité de la décision. Il a estimé que la requérante ne justifiait pas de liens stables et durables en métropole, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102785(TA38-2102785)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, ancien militaire, contestant deux titres de perception émis le 28 août 2020 pour des trop-perçus d’indemnités. Le tribunal a constaté que le ministre des armées a reconnu le bien-fondé partiel de la contestation, en demandant l’annulation du titre de 2 351,71 euros et la réduction de celui de 4 426,34 euros à 286,86 euros. Sur le fond, le tribunal a appliqué l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et l’article 55 de la loi de finances rectificative du 29 décembre 2010, exigeant que les titres de recettes mentionnent les nom, prénom et qualité de leur auteur. En l’absence de preuve de cette mention sur le titre de 4 426,34 euros, le tribunal a prononcé son annulation, ainsi que celle de la décision de rejet du recours préalable, et a déchargé M. C de l’obligation de payer les sommes correspondantes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405929(TA38-2405929)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, M. G B et M. E C contestant l'arrêté du 30 juillet 2024 du préfet de la Haute-Savoie les mettant en demeure de quitter un terrain de sport à Cluses. Le tribunal a jugé que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente, la directrice de cabinet dûment habilitée. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de l'arrêté d'interdiction de stationnement, estimant que la commune de Cluses disposait d'une aire d'accueil conforme au schéma départemental, ce qui permettait au maire d'interdire le stationnement en dehors de cette aire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et du code général des collectivités territoriales.

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