Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2405599(TA38-2405599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du centre hospitalier de Saint Laurent du Pont refusant le financement des études promotionnelles de Mme B pour devenir infirmière. La requérante invoquait un vice de procédure et une erreur de droit, mais le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie. En effet, Mme B pouvait reporter sa formation sans perdre le bénéfice de son admission, conservait son poste actuel et n'établissait pas l'impossibilité d'obtenir un financement ultérieur. Par conséquent, l'exécution de la décision ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation.
N° TA38-2405265(TA38-2405265)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de difficultés d'accès au service public. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. B ayant déjà obtenu deux rendez-vous sans justifier de l'échec du premier ni de circonstances particulières justifiant un troisième rendez-vous urgent. Les conclusions tendant à des mesures générales pour faire cesser un dysfonctionnement du service public ont été jugées irrecevables car ne relevant pas de la compétence du juge des référés. La requête a donc été intégralement rejetée.
N° TA38-2405333(TA38-2405333)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B A visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante, dont l'autorisation provisoire de séjour avait expiré, avait formé une demande de titre de séjour le 17 janvier 2024, sur laquelle le silence de l'administration a fait naître une décision implicite de rejet le 17 mai 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, dès lors que la contestation de cette décision implicite relevait du contentieux de l'excès de pouvoir et non d'une procédure d'urgence. Seule l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée à la requérante.
N° TA38-2405348(TA38-2405348)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait d'urgence un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A bénéficiait d'une prorogation légale de trois mois de son droit au séjour après l'expiration de sa carte pluriannuelle, conformément à l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les conclusions visant à débloquer son dossier en ligne ont été rejetées comme ne relevant pas de la compétence du juge des référés.
N° TA38-2404684(TA38-2404684)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour contester l'absence de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de l'Isère. En cours d'instance, l'administration a délivré une attestation de décision favorable, rendant la requête sans objet. Sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer.
N° TA38-2405383(TA38-2405383)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’une demande de suspension des décisions implicites du préfet de l’Isère refusant le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour et la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a constaté que le préfet avait délivré à M. A un nouveau récépissé valable jusqu’au 25 octobre 2024, ce qui a eu pour effet de rapporter la décision implicite de rejet. Par conséquent, les conclusions tendant à la suspension de cette décision sont devenues sans objet.
N° TA38-2405399(TA38-2405399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, qui demandait la régularisation de sa situation administrative pour exercer ses droits au travail et à la liberté de déplacement. Le requérant et le préfet de l'Isère ayant conclu au non-lieu à statuer, le juge a constaté que ce désistement était pur et simple. En conséquence, l'instance a été close sans examen au fond.
N° TA38-2405454(TA38-2405454)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La condition d'urgence a été présumée remplie, car le refus de renouvellement place la requérante en situation irrégulière et menace son emploi. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire "vie privée et familiale" sous deux mois, et dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec droit de travailler.
N° TA38-2405519(TA38-2405519)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans à M. A, ressortissant algérien marié à une Française. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'expiration de son récépissé et de son emploi en CDI. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité du refus au regard de l'article 7 bis a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La suspension est ordonnée jusqu'à ce que le tribunal statue au fond sur la légalité de la décision.
N° TA38-2405526(TA38-2405526)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande de suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour étudiant. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a eu pour effet de rapporter la décision implicite de rejet. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA38-2405529(TA38-2405529)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus plaçant le requérant en situation irrégulière et de grande précarité, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire dans un délai de deux mois et, dans l'attente, un récépissé autorisant à travailler.
N° TA38-2405591(TA38-2405591)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme B, qui contestaient le refus de la rectrice de l'académie de Grenoble de les autoriser à instruire leur fille à domicile pour l'année 2024-2025. Les requérants invoquaient une erreur de fait et une situation propre justifiée par des documents médicaux. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir pour tardiveté ou l'urgence. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405592(TA38-2405592)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant mongol, qui contestait un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article 12 du règlement UE n° 604/2013, M. C étant titulaire d'un visa allemand périmé depuis moins de six mois, et que la procédure de reprise en charge avait été régulièrement suivie. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire et la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 22 du même règlement, ont été écartés.
N° TA38-2405601(TA38-2405601)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la requête de M. C demandant la suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. Le juge a constaté que le préfet avait délivré à l'intéressé, le 6 août 2024, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 5 novembre 2024, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. En conséquence, il n'a pas été statué sur ces conclusions, et les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2405621(TA38-2405621)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, pour suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie en cas de refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également relevé l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'avis du collège des médecins de l'OFII. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour.
N° TA38-2307783(TA38-2307783)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement d'instance de Mme B A, qui contestait le refus implicite du Centre hospitalier de Valence de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire de 13 points majorés et réclamait un rappel de traitement. Le désistement étant pur et simple, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fond du litige. En application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné le Centre hospitalier à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de procès, tout en rejetant la demande reconventionnelle de l'hôpital.
N° TA38-2401167(TA38-2401167)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante marocaine, d'une demande d'injonction visant à faire enregistrer et instruire sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a fait droit à la demande de la requérante en lui délivrant un titre de séjour. Par conséquent, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405316(TA38-2405316)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que Mme C pouvait justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 3 septembre 2024 en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne faisait état d'aucune circonstance particulière justifiant un rendez-vous dans un bref délai.
N° TA38-2405199(TA38-2405199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme A dans un délai d'un mois pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. La requérante, qui bénéficiait d'autorisations provisoires de séjour jusqu'en juillet 2024, justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne, la plaçant en situation irrégulière et compromettant son contrat de travail. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocate sous conditions. La demande de délivrance immédiate d'un récépissé a été rejetée, cette remise étant subordonnée au dépôt d'un dossier complet lors du rendez-vous.
N° TA38-2405206(TA38-2405206)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme C, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante ayant informé le tribunal de son désistement en cours d'instance, le juge a constaté qu'aucun obstacle ne s'y opposait et a prononcé une ordonnance de non-lieu. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des règles de procédure administrative.