Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2305217(TA38-2305217)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de M. B A, qui contestait le refus de candidature opposé par l'université Savoie Mont Blanc pour l'année universitaire 2023-2024. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après avoir invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai d'un mois, M. A est réputé s'être désisté, et l'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA38-2307483(TA38-2307483)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B concernant ses conclusions en annulation et injonction, après que celui-ci a obtenu un titre de séjour en qualité de salarié. La requête initiale visait à contester un arrêté préfectoral de refus de séjour, d’obligation de quitter le territoire et d’interdiction de retour. Le tribunal a rejeté les conclusions restantes au titre des frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406056(TA38-2406056)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 9 août 2024, rejette la requête de l'association "Lô Ptious Savoyards" et de Mme L I pour incompétence de la juridiction administrative. Les requérants mettaient en cause plusieurs personnalités publiques pour des faits de diffamation, discrimination et harcèlement. Le juge a estimé que ces litiges relèvent manifestement de la compétence du juge judiciaire, et non de l'ordre administratif. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet par ordonnance des requêtes ne relevant pas de la compétence administrative.
N° TA38-2401535(TA38-2401535)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le dégrèvement de sa taxe d’habitation pour l’année 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total de l’imposition contestée. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance.
N° TA38-2402442(TA38-2402442)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté le désistement d’instance de la SAS Ikigai, qui contestait la décision de la Caisse des dépôts et consignations de la déférer de la plateforme « mon compte formation » pour douze mois. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute pour la société d’avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions de la Caisse des dépôts et consignations au titre des frais de justice.
N° TA38-2404519(TA38-2404519)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la société Happy Holiday Homes d'une demande de décharge de rappels de TVA pour 2018-2019, s'est déclaré territorialement incompétent. Il a constaté que l'imposition contestée avait été établie par le service des impôts des entreprises de Noisy-le-Grand. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent.
N° TA38-2404911(TA38-2404911)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Lyon, il applique les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence de l’intéressé pour les litiges relatifs aux décisions de police. En conséquence, il ordonne le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Lyon.
N° TA38-2405599(TA38-2405599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du centre hospitalier de Saint Laurent du Pont refusant le financement des études promotionnelles de Mme B pour devenir infirmière. La requérante invoquait un vice de procédure et une erreur de droit, mais le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie. En effet, Mme B pouvait reporter sa formation sans perdre le bénéfice de son admission, conservait son poste actuel et n'établissait pas l'impossibilité d'obtenir un financement ultérieur. Par conséquent, l'exécution de la décision ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation.
N° TA38-2405402(TA38-2405402)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel le maire de Samoëns a refusé de délivrer un permis d'aménager modificatif à la SAS Financière Mont-Blanc. La requérante sollicitait la suspension de cette décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la société de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, les éléments financiers produits étant insuffisants pour établir un risque de cessation de paiement. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
N° TA38-2405625(TA38-2405625)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 7 mars 2024 réglementant les horaires d'ouverture des épiceries de nuit et la vente à emporter d'alcool. Les sociétés requérantes n'ont pas démontré l'urgence, faute de justifier d'une atteinte grave et immédiate à leur situation financière, notamment en ne prouvant pas détenir les licences nécessaires ni produire d'éléments comptables récents. La condition d'urgence n'étant pas remplie, le juge n'a pas examiné les moyens de légalité soulevés (incompétence, défaut de motivation, disproportion). La requête est donc rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2105407(TA38-2105407)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une demande en décharge de prélèvements sociaux d’un montant de 2 954,88 euros au titre de l’année 2019. En cours d’instance, l’administration a prononcé un dégrèvement partiel de 1 666 euros. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui a été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 9 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2105634(TA38-2105634)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé partiellement l'arrêté préfectoral du 14 juin 2021 fixant les dates de chasse en Haute-Savoie, en tant qu'il autorisait une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 14 juin au 15 août 2021. La juridiction a retenu un vice de procédure, estimant que la note de présentation jointe au projet d'arrêté lors de la consultation du public était insuffisante au regard de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement, faute de détailler les motifs justifiant cette période complémentaire et l'état de conservation de l'espèce. Ce défaut a été jugé susceptible d'avoir privé le public d'une garantie et d'avoir influencé le sens de la décision.
N° TA38-2405444(TA38-2405444)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de Mme A, ressortissante afghane, visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation irrégulière et des moyens sérieux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a constaté que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, suspendant ainsi son exécution. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405441(TA38-2405441)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, était devenue sans objet. En effet, le préfet de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction, rapportant ainsi la décision implicite contestée. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Il a toutefois mis à la charge de l’État une somme de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2405446(TA38-2405446)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C épouse B, ressortissante albanaise, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de Français. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 novembre 2024, régularisant son séjour et l'autorisant à travailler. Cette délivrance a implicitement rapporté la décision de refus contestée, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405627(TA38-2405627)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 mai 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Isère a refusé la demande de logement de Mme D, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'établir qu'elle ne pouvait être hébergée par sa famille en Savoie. La requérante a néanmoins été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2105401(TA38-2105401)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Auvergne-Rhône-Alpes demandant l'annulation partielle d'un arrêté préfectoral de la Savoie du 9 juin 2021, qui autorisait deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau pour la campagne 2021-2022. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des articles L. 424-10 et R. 424-5 du code de l'environnement, de la convention de Berne, et de la charte de l'environnement. Il a estimé que l'état de conservation du blaireau était favorable et que l'arrêté ne portait pas une atteinte excessive à l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la fédération des chasseurs.
N° TA38-2105392(TA38-2105392)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes et les associations France Nature Environnement Isère et Auvergne-Rhône-Alpes de recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral du 3 juin 2021, en tant qu'il autorisait deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau pour la campagne 2021-2022. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des articles R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration et L. 424-10 du code de l'environnement, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'état de conservation de l'espèce. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA38-2104983(TA38-2104983)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les associations France Nature Environnement (FNE) Haute-Savoie et Auvergne-Rhône-Alpes d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 juin 2021 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 14 juin au 15 août 2021 en Haute-Savoie. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de la note de présentation, le défaut d’information des membres de la commission départementale de la chasse, l’absence d’erreur d’appréciation et la méconnaissance de l’article L. 424-10 du code de l’environnement, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2406024(TA38-2406024)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de résident et un titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que les mesures sollicitées auraient pour effet de faire obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet du préfet, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 424-1 fixant un délai de trois mois pour la délivrance de la carte de résident après la reconnaissance du statut de réfugié.