Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2307763(TA38-2307763)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 19 août 2024, du désistement pur et simple de l’Association communale de chasse agréée (ACCA) de la Balme, qui contestait un permis de construire délivré par le maire pour une centrale photovoltaïque. La société Solarhona, bénéficiaire du permis, a également renoncé à ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ces désistements, mettant ainsi fin à l’instance sans examen au fond. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406173(TA38-2406173)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour des factures d’eau, a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que le service public de l’eau et de l’assainissement est un service public industriel et commercial (SPIC) en vertu de l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Les litiges entre un SPIC et ses usagers relèvent du droit privé et donc de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405657(TA38-2405657)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de la Haute-Savoie de lui fixer un rendez-vous pour retirer sa carte de séjour. Le juge a estimé qu'une telle mesure ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2204740(TA38-2204740)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 août 2024, a donné acte du désistement pur et simple de Mme B A de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre l'arrêté du maire de Valence du 25 mai 2022 portant opposition à déclaration préalable. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par un désistement.
N° TA38-2403540(TA38-2403540)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de M. A, qui contestait le refus implicite de l’université Grenoble Alpes de faire procéder à la correction manuelle de sa copie d’examen. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement, sans examen au fond.
N° TA38-2405372(TA38-2405372)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait sa note à l’épreuve anticipée de français du baccalauréat et demandait sa réévaluation. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif de contrôler l’appréciation d’un jury sur les aptitudes des candidats à un examen. En l’absence de dispositions législatives particulières, le tribunal ne peut non plus ordonner la révision d’une note. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405715(TA38-2405715)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 17 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, demandeur d'asile guinéen. Le tribunal a retenu que l'OFII ne pouvait légalement fonder sa décision sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), les motifs invoqués ne correspondant pas aux cas de cessation prévus par ce texte. La substitution de base légale sollicitée par l'OFII, visant à fonder la décision sur l'article L. 551-15 du CESEDA, a été écartée comme inopérante. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de droit.
N° TA38-2405347(TA38-2405347)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contestant son admission en soins psychiatriques sans consentement au centre hospitalier Alpes Isère. Par une ordonnance du 14 août 2024, le président de la 5ème chambre a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 3211-12, L. 3211-12-1 et L. 3216-1 du code de la santé publique, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître de la régularité et du bien-fondé de ces mesures. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2401415(TA38-2401415)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 14 août 2024, du désistement pur et simple de Mme B de son recours pour excès de pouvoir. La requérante contestait le refus du Centre Hospitalier Métropole Savoie de lui octroyer l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal, constatant que ce désistement ne rencontrait aucune opposition, l'a accepté sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n'a été prononcée.
N° TA38-2403223(TA38-2403223)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la ville d’Annecy de lui accorder une disponibilité pour convenances personnelles d’un mois. Le juge a estimé que la requête ne contenait aucun moyen de droit permettant de contester la légalité de la décision attaquée, se limitant à des affirmations de fait. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée.
N° TA38-2207077(TA38-2207077)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SASU Alchimedics d’une requête en décharge de rappels de retenue à la source pour 2014 et 2015. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total des sommes en litige. Le tribunal constate donc, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il rejette en revanche la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2405452(TA38-2405452)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant tunisien et parent d'enfants français, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La solution retenue se fonde sur l'utilité de la mesure et l'urgence caractérisée par l'impossibilité pour M. A d'accéder à la plateforme ANEF ou d'obtenir un rendez-vous en préfecture, le privant de travail et exposant sa famille à des difficultés financières et au risque d'expulsion. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2303882(TA38-2303882)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D épouse C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire de Romans-sur-Isère de lui accorder une dérogation de secteur scolaire pour son enfant. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. N’ayant pas répondu dans le délai imparti, le président de la 4ème chambre a, par ordonnance du 14 août 2024, donné acte de son désistement.
N° TA38-2406006(TA38-2406006)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 30 juillet 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A s'étant maintenu irrégulièrement en France malgré une obligation de quitter le territoire sans délai. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant la mesure proportionnée.
N° TA38-2405983(TA38-2405983)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise par le préfet de la Savoie et une assignation à résidence de 45 jours renouvelable prise par le préfet de l’Isère le 29 juillet 2024. Le tribunal a annulé l’interdiction de retour pour insuffisance de motivation et erreur d’appréciation, au regard des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la durée de présence en France et de la vie privée et familiale de l’intéressé. En conséquence, l’assignation à résidence a également été annulée par voie de conséquence. La solution retenue s’appuie sur les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2303142(TA38-2303142)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. et Mme B d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a constaté que les impositions contestées avaient été établies par un service des impôts situé à Loyettes (Ain), relevant du ressort du Tribunal Administratif de Lyon. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, combinés à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Lyon.
N° TA38-2302617(TA38-2302617)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de non-validation de son premier semestre de formation au diplôme d’État d’éducateur spécialisé. En cours d’instance, l’université a soulevé un non-lieu à statuer en raison de l’exclusion définitive de l’étudiante. Le tribunal a invité Mme A à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais elle n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 14 août 2024, le président de la 4ème chambre a donc donné acte du désistement d’office de la requête.
N° TA38-2405871(TA38-2405871)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Savoie refusant de prolonger le visa court séjour de Mme B. La requérante invoquait l'urgence liée à l'état de santé de son époux nécessitant sa présence en France. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme B s'étant elle-même placée dans cette situation en tardant à solliciter la prolongation de son visa ou un visa de moyen séjour, malgré la connaissance préalable de la pathologie de son époux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405925(TA38-2405925)
Litige entre une requérante et l'hôpital de Rumilly concernant une promesse d'embauche non honorée et une demande d'indemnisation. Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête comme manifestement irrecevable. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, en raison de l'absence de décision administrative attaquée, de demande préalable et de moyens de droit.
N° TA38-2304911(TA38-2304911)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler ses notes au BTS Électrotechnique (session 2023). Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 14 août 2024, le président de la 4ème chambre donne acte de ce désistement et clôt l’instance.