Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2302102(TA38-2302102)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de radiation des cadres prise par le directeur d’un EHPAD. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de l’EHPAD tendant à la condamnation de Mme A au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2405825(TA38-2405825)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. B E C et de Mme D A. Les requérants contestaient des arrêtés du ministre de l'intérieur du 19 juillet 2024 leur imposant des mesures de contrôle administratif et de surveillance sur le fondement des articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du ministre (gouvernement démissionnaire), du défaut de signature, de l'insuffisance de motivation, et de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a jugé que les mesures étaient justifiées par la menace grave pour la sécurité publique que représentaient les intéressés, sans erreur d'appréciation.
N° TA38-2405819(TA38-2405819)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 juin 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'ancienneté et de la continuité de la mesure depuis 2017, et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur d'appréciation, atteinte à l'article 3 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2405672(TA38-2405672)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants arméniens, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées, et que la vulnérabilité des requérants avait bien été prise en compte lors des entretiens. Il a ainsi écarté les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2405705(TA38-2405705)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble porte sur le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer à Mme D, ressortissante marocaine, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante sollicitait la suspension de cette décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, invoquant l'urgence et un doute sérieux sur sa légalité. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que la condition d'urgence était établie, car l'absence d'attestation compromettait la régularité de son séjour et son contrat de travail. Il a également retenu un doute sérieux, le préfet ayant méconnu les articles R. 431-15-1 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne délivrant pas l'attestation malgré une demande complète et déposée dans les délais.
N° TA38-2308482(TA38-2308482)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B pour contester la taxe sur les logements vacants due au titre de 2023 pour un bien situé à Voiron. Le directeur départemental des finances publiques de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, comme prévu à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 14 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2308260(TA38-2308260)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 novembre 2023 ordonnant l’expulsion de sa famille. Le président de la formation de jugement a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, M. B est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 14 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2204740(TA38-2204740)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 août 2024, a donné acte du désistement pur et simple de Mme B A de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre l'arrêté du maire de Valence du 25 mai 2022 portant opposition à déclaration préalable. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par un désistement.
N° TA38-2304620(TA38-2304620)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B A, qui contestait le refus de l'université Grenoble Alpes de l'admettre en première année de licence physique. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement et clôt l'instance.
N° TA38-2200599(TA38-2200599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 8 janvier 2021 ordonnant la remise de ses armes et munitions. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la notification effectuée via l'application "Télérecours citoyens", il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, rendue le 13 août 2024, donne acte de ce désistement.
N° TA38-2405854(TA38-2405854)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 30 juillet 2024 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et légalement fondée sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), M. B faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Les modalités de l'assignation ont été considérées comme proportionnées, l'intéressé ne pouvant utilement invoquer ses obligations professionnelles issues d'un travail clandestin. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2405980(TA38-2405980)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre du domaine public communal (terrain de football et terrain d'honneur) à Vougy. La mesure a été jugée urgente et utile en raison du préjudice causé aux activités sportives et des risques pour la sécurité publique, notamment liés à des branchements électriques illicites. L'astreinte est fixée à 50 euros par jour de retard pour chaque véhicule ou caravane. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA38-2203665(TA38-2203665)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, qui contestait le refus du préfet du Rhône de lui accorder une autorisation provisoire de séjour au titre de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que M. B, ne relevant pas des catégories de personnes déplacées d'Ukraine visées par la décision d'exécution UE 2022/382, ne pouvait prétendre à cette protection. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la directive 2001/55/CE et de la décision d'exécution du Conseil du 4 mars 2022.
N° TA38-2405590(TA38-2405590)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de redoublement ou d’orientation prise par le président de la commission d’appel du lycée Bonaparte à Doha (Qatar), a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-19 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître des litiges ne relevant d’aucun autre tribunal administratif.
N° TA38-2405388(TA38-2405388)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment des risques en cas de retour en RDC liés à son orientation sexuelle et une atteinte à sa vie privée, mais le tribunal a estimé que ses allégations n'étaient pas étayées. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris les conclusions aux fins d'injonction et les frais de justice.
N° TA38-2405572(TA38-2405572)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme B, ressortissante guinéenne, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de nombreuses tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne depuis avril 2024, ce qui la plaçait en situation irrégulière et compromettait ses droits sociaux. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu du risque d'éloignement et de l'expiration de son titre. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2405576(TA38-2405576)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé en France en 2021, de l'absence de démarche de régularisation pendant trente mois, et de l'absence de risque immédiat de perte de son emploi. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2106580(TA38-2106580)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, agent contractuel du CNRS, qui contestait le montant du remboursement de ses frais de mission à l'étranger et demandait la condamnation de l'établissement à lui verser diverses sommes. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, au motif que la décision implicite de rejet de sa demande préalable était née plus de deux mois avant l'introduction de son recours contentieux. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond des prétentions de M. A.
N° TA38-2306940(TA38-2306940)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 août 2023 retirant sa carte de résident et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis. Il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur la menace à l'ordre public, ni méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 423-6 et L. 426-17. La décision a été rendue au visa du CESEDA et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2106591(TA38-2106591)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel du CNRS, qui contestait le remboursement de ses frais de mission à l'étranger et demandait diverses indemnités. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car la demande indemnitaire préalable de Mme A, datée du 16 septembre 2019, n'a pas été suivie d'un recours contentieux dans le délai de deux mois, et l'absence d'accusé de réception ne lui est pas opposable en vertu de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, qui exclut l'application des garanties de l'article L. 112-6 aux relations avec les agents publics. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.