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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du recteur de l’académie de la Guadeloupe de lui accorder une bonification de 500 points pour priorité médicale lors du mouvement intra 2025. En cours d’instance, le recteur a fait droit à sa demande gracieuse, accordant la bonification sollicitée. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme A... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a constaté son désistement d’office et a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral d’assignation à résidence à Saint-Martin, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 221-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Saint-Martin, dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation du requérant. Par une ordonnance du 17 décembre 2025, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande de M. C... tendant à l'annulation de l'arrêté du 26 septembre 2024 du préfet de la Guadeloupe suspendant son permis de conduire pour six mois. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il juge également que la procédure contradictoire préalable n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence, compte tenu du délai de 120 heures imparti au préfet par l'article L. 224-2 du code de la route et de la gravité de l'infraction de conduite sous stupéfiants.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet. La requérante invoquait la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, le premier car la requérante n'avait pas sollicité de titre sur ce fondement, le second car il ne concerne que la décision fixant le pays de renvoi, non contestée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la requête, enregistrée le 6 mars 2025, était tardive car le délai de recours de deux mois avait commencé à courir le 9 octobre 2020, date de présentation du pli de notification de la décision "48 SI". M. B... n'ayant pas établi avoir informé l'administration de son changement d'adresse, la notification était réputée régulière. Les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont donc été déclarées irrecevables sur le fondement des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester une créance de la commune de Goyave relative aux frais de restauration scolaire pour l’année 2021-2022, et à obtenir la restitution de 300 euros ainsi que des dommages et intérêts. Par un acte du 1er septembre 2025, la requérante s’est désistée de sa requête après que la commune lui a remboursé la somme litigieuse. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 16 décembre 2025.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé la décision du 6 février 2025 par laquelle le préfet avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de Mme A..., ressortissante haïtienne, pour lui délivrer une carte temporaire d’un an. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 423-19 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En effet, à la date d’entrée de sa fille en France (20 février 2019), Mme A... ne pouvait pas encore prétendre au regroupement familial, n’ayant obtenu son premier titre de séjour que le 22 août 2019. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait l'indemnisation de préjudices financier et moral résultant d'une retenue sur salaire effectuée par le syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe en décembre 2023. Le tribunal a jugé que la retenue pour absence de service fait, fondée sur les articles L. 712-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique, constitue une mesure purement comptable et non une sanction, et qu'elle est légale dès lors que l'absence de service n'est pas imputable à une faute de l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 30 mai 2025 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant saint-lucien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus de titre de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l’arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet avait ordonné la fermeture administrative de l’établissement « Maho Beach » pour trois mois. La juridiction a jugé que la condition de gravité prévue à l’article L. 8272-2 du code du travail n’était pas remplie, le défaut de déclaration préalable à l’embauche ne concernant que deux salariés, dont la situation avait été régularisée rapidement. Le caractère de répétition des faits n’était pas non plus établi. La solution retenue est l’annulation de la décision préfectorale pour erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant dominicain, contestant un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant mineur (article 3 de la Convention de New-York). Le tribunal a écarté ces moyens, faute pour M. B... d'avoir établi la réalité de son concubinage ou de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Les moyens tirés des articles L. 423-7 et L. 435-1 du CESEDA ont été jugés inopérants en l'absence de demande de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante dominiquaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'une carte "vie privée et familiale" pour des liens personnels intenses en France. Le préfet, mis en demeure, n'ayant produit aucun mémoire, le tribunal a appliqué l'article R. 612-6 du code de justice administrative et a acquiescé aux faits non contredits. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et son complément de ressources. Le tribunal a jugé que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale et, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, de la compétence exclusive du tribunal judiciaire spécialement désigné. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B., ressortissant haïtien, a annulé la décision du préfet fixant Haïti comme pays de renvoi dans le cadre d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la situation de violence aveugle généralisée résultant d’un conflit armé interne en Haïti, particulièrement intense dans certaines régions, expose tout étranger à un risque réel de traitements contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. En revanche, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 2 et 3 de cette convention ont été écartés comme inopérants concernant le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire. La solution retenue s’appuie sur l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 24 juin 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait obligé M. B..., ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, présent en France depuis 1999. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel le préfet a assigné à résidence M. B..., ressortissant haïtien, pour une durée de quarante-cinq jours. La décision est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal juge que l'éloignement du requérant ne constitue plus une perspective raisonnable. En effet, l'obligation de quitter le territoire français du 1er février 2023 a été annulée en tant qu'elle fixait Haïti comme pays de destination, et l'arrêté litigieux présuppose toujours ce pays. L'assignation à résidence est donc illégale. Les conclusions de M. B... tendant à la délivrance d'un titre de séjour sont rejetées, mais l'État est condamné à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait l'indemnisation de préjudices résultant d'une retenue sur salaire pour absence non justifiée durant un mouvement de grève. Le tribunal a jugé que cette retenue, fondée sur l'absence de service fait, constitue une mesure purement comptable et non une sanction, et qu'elle est légale dès lors que l'absence n'est pas imputable à une faute de l'administration. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence d'information préalable et l'illégalité du montant, ont été écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 711-2 et L. 711-3 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait l'indemnisation de préjudices résultant d'une retenue sur salaire pour absence non justifiée en décembre 2023, durant un mouvement de grève. Le tribunal a jugé que la retenue, mesure purement comptable, n'exigeait aucune procédure particulière et que l'absence de service fait était matériellement constatée. Il a également écarté les moyens relatifs à l'absence d'information préalable et à l'imputabilité de l'absence à l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 711-2 et L. 711-3 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme A... C..., épouse B..., qui demandait l'annulation des décisions implicites de rejet de ses demandes de titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Le tribunal a relevé que les demandes de titre de séjour n'avaient pas été déposées selon les modalités prévues par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui imposent un dépôt par téléservice ou par comparution personnelle en préfecture. En conséquence, les courriers adressés par la requérante ne constituaient pas des demandes régulières, et les décisions implicites de rejet étaient inexistantes. La requête a donc été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait la condamnation du syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe à l’indemniser des préjudices résultant d’une retenue sur salaire pour absence non justifiée lors d’un mouvement de grève. Le tribunal a jugé que la retenue, fondée sur l’absence de service fait, constitue une mesure purement comptable non soumise à une procédure particulière, et qu’elle est légale dès lors que l’absence n’est pas imputable à une faute de l’administration. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l’absence de décision préalable et la rupture d’égalité, ont été écartés. La décision s’appuie sur les articles L. 712-1, L. 711-2 et L. 711-3 du code général de la fonction publique.