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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 12 décembre 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe obligeait M. B..., ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie et que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale à la vie privée et familiale de l’intéressé, protégée par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa relation avec une ressortissante française enceinte de leur deuxième enfant. Il a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quarante-huit heures.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral d’assignation à résidence à Saint-Martin, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 221-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Saint-Martin, dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation du requérant. Par une ordonnance du 17 décembre 2025, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la société Azur Caraïbes d’un recours pour excès de pouvoir contestant le rejet de sa demande de dégrèvement de cotisation foncière des entreprises pour 2024. En cours d’instance, l’administration a prononcé d’office le dégrèvement sollicité, ce qui a conduit la société requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du recteur de l’académie de la Guadeloupe de lui accorder une bonification de 500 points pour priorité médicale lors du mouvement intra 2025. En cours d’instance, le recteur a fait droit à sa demande gracieuse, accordant la bonification sollicitée. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme A... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a constaté son désistement d’office et a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'arrêté du 26 juin 2025 mettant fin à sa décharge de service. Les conclusions à fin d'annulation ont été jugées irrecevables car tardives, le requérant ayant saisi le tribunal le 9 septembre 2025 alors que l'arrêté, notifié le 27 juin 2025, mentionnait les voies et délais de recours, en méconnaissance du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme manifestement irrecevables, faute pour M. A... d'avoir justifié de l'existence d'une décision préalable de l'administration sur sa demande, et ce malgré l'invitation à régulariser qui lui avait été adressée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire des Abymes de lui communiquer divers documents administratifs (marchés, factures, budgets) relatifs à des prestations réalisées rue Tertulien Azede entre 2015 et 2023. Le tribunal constate un non-lieu à statuer partiel, la commune ayant communiqué en cours d’instance les documents relatifs aux marchés, aux équipements d’électrification et d’éclairage public, à la réfection de la voirie et au budget primitif 2023. Pour le surplus, la demande est rejetée comme abusive en raison de son caractère excessif (portant sur sept années) et irrecevable pour les documents relevant de la compétence de la communauté d’agglomération Cap Excellence (eau, déchets, compteurs), que la commune ne détient pas. La décision applique les articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 24 juin 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait obligé M. B..., ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, présent en France depuis 1999. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet. La requérante invoquait la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, le premier car la requérante n'avait pas sollicité de titre sur ce fondement, le second car il ne concerne que la décision fixant le pays de renvoi, non contestée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, contestant les arrêtés du 21 juillet 2025 du préfet de la Guadeloupe l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire. S'agissant de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, il a estimé que M. A... n'établissait pas la stabilité de sa présence en France depuis 1998 ni l'intensité de ses liens familiaux, et que sa condamnation pénale pour aide à l'entrée irrégulière constituait une menace pour l'ordre public justifiant la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel le préfet a assigné à résidence M. B..., ressortissant haïtien, pour une durée de quarante-cinq jours. La décision est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal juge que l'éloignement du requérant ne constitue plus une perspective raisonnable. En effet, l'obligation de quitter le territoire français du 1er février 2023 a été annulée en tant qu'elle fixait Haïti comme pays de destination, et l'arrêté litigieux présuppose toujours ce pays. L'assignation à résidence est donc illégale. Les conclusions de M. B... tendant à la délivrance d'un titre de séjour sont rejetées, mais l'État est condamné à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 30 mai 2025 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant saint-lucien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus de titre de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant dominicain, contestant un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant mineur (article 3 de la Convention de New-York). Le tribunal a écarté ces moyens, faute pour M. B... d'avoir établi la réalité de son concubinage ou de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Les moyens tirés des articles L. 423-7 et L. 435-1 du CESEDA ont été jugés inopérants en l'absence de demande de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait l'indemnisation de préjudices financier et moral suite à une retenue sur salaire en décembre 2023. Le tribunal a jugé que la retenue pour absence de service fait, liée à un mouvement de grève, est une mesure purement comptable et non une sanction, ne nécessitant aucune procédure particulière. Il a estimé que l'administration était fondée à appliquer cette retenue, dès lors que l'absence de service n'était pas imputable à une faute de l'administration. La solution s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 711-2 et L. 711-3 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait l'indemnisation de préjudices résultant d'une retenue sur salaire pour absence non justifiée durant un mouvement de grève. Le tribunal a jugé que cette retenue, fondée sur l'absence de service fait, constitue une mesure purement comptable et non une sanction, et qu'elle est légale dès lors que l'absence n'est pas imputable à une faute de l'administration. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence d'information préalable et l'illégalité du montant, ont été écartés. La décision s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 711-2 et L. 711-3 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et son complément de ressources. Le tribunal a jugé que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale et, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, de la compétence exclusive du tribunal judiciaire spécialement désigné. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de Mme B... comme irrecevable. La demande de titre de séjour avait été adressée par courrier postal, alors que la réglementation impose une comparution personnelle en préfecture pour ce type de demande. Le silence gardé par le préfet sur une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître de décision implicite de rejet susceptible d'être contestée devant le juge. En conséquence, les conclusions dirigées contre une décision inexistante sont irrecevables.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l’arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet avait ordonné la fermeture administrative de l’établissement « Maho Beach » pour trois mois. La juridiction a jugé que la condition de gravité prévue à l’article L. 8272-2 du code du travail n’était pas remplie, le défaut de déclaration préalable à l’embauche ne concernant que deux salariés, dont la situation avait été régularisée rapidement. Le caractère de répétition des faits n’était pas non plus établi. La solution retenue est l’annulation de la décision préfectorale pour erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait l'indemnisation de préjudices financier et moral résultant d'une retenue sur salaire effectuée par le syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe en décembre 2023. Le tribunal a jugé que la retenue pour absence de service fait, fondée sur les articles L. 712-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique, constitue une mesure purement comptable et non une sanction, et qu'elle est légale dès lors que l'absence de service n'est pas imputable à une faute de l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 17 juillet 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe a obligé M. B..., ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal juge que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'intensité des liens familiaux du requérant sur le territoire, notamment la présence de ses deux enfants mineurs. La solution retenue est l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B... demandant le réexamen de sa demande de chèque énergie 2024, constate que l’intéressée a finalement reçu ce chèque d’un montant de 240 euros. La requête étant devenue sans objet, le tribunal prononce un non-lieu à statuer en application des dispositions du code de justice administrative.