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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de M. A..., ressortissant haïtien, contestant les arrêtés du 21 novembre 2024 du préfet l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. En cours d'instance, le préfet a abrogé ces arrêtés par un arrêté du 24 novembre 2025, suite à l'octroi de la protection subsidiaire à M. A.... Le tribunal a constaté que cette abrogation rendait sans objet les conclusions en annulation, entraînant un non-lieu à statuer. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions européennes et internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi en excès de pouvoir par la société HOMEGP, a annulé la décision du 27 septembre 2023 lui infligeant une amende de 31 200 euros pour manquement à l'obligation de décompte de la durée du travail. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée, car elle ne précisait pas les raisons pour lesquelles le système de pointage électronique mis en place par la société ne serait pas fiable et infalsifiable au sens des articles L. 3171-2 et L. 3171-4 du code du travail. Cette absence de motivation a privé la société de la possibilité de contester utilement le bien-fondé de la sanction, entraînant l'annulation de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de M. A..., ressortissant dominiquais, contestant l’arrêté préfectoral du 5 août 2024 l’obligeant à quitter le territoire français à l’issue de sa libération conditionnelle, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal écarte comme inopérant le moyen tiré de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et juge que la mesure ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il retient que, malgré l’ancienneté de son séjour et la présence de sa famille en Guadeloupe, le comportement délictueux récent et répété de M. A... justifie l’ingérence dans sa vie privée et familiale. La solution est fondée sur les articles L. 423-23 et 8 de la CESDH.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société La Rose d’Or, qui demandait l’annulation d’une amende de 31 200 euros infligée par la direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités pour divers manquements au code du travail (durées maximales de travail, repos quotidiens et hebdomadaires, défaut de documents de décompte). Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, car elle se référait au rapport détaillé de l’inspectrice du travail communiqué lors de la procédure contradictoire. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 8115-1, L. 8115-3 et L. 8115-5 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C..., ressortissant haïtien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de sa situation personnelle. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'article L. 425-9 était inopérant concernant l'obligation de quitter le territoire. Sur le fond, il a estimé que, malgré une certaine insertion professionnelle, l'intéressé, célibataire et sans charge de famille, n'établissait pas la continuité de son séjour, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la requête de la société JAGUAR KIT SECURITE PROTECTION pour incompétence territoriale. La société contestait un avenant de transfert du marché public MAPA n° 07/2024 du Centre Hospitalier Louis Constant Fleming, situé à Saint-Martin. Le juge a estimé que, conformément aux articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Saint-Martin, et non de celui de la Guadeloupe.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A..., sous-brigadier de police, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 77 914,66 euros en réparation de divers préjudices. Le requérant invoquait notamment le non-versement d’une fraction de l’indemnité de sujétion géographique, une différence de traitement discriminatoire, des fautes dans son suivi médical et administratif, ainsi que la responsabilité sans faute de l’État. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l’indemnité de sujétion géographique, faute de recours contre la décision individuelle devenue définitive, et a estimé que les autres préjudices n’étaient pas établis ou ne relevaient pas d’une faute de l’administration. La décision s’appuie sur le code de justice administrative et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de la société First Location contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer, l’administration ayant accordé un dégrèvement sur le rejet de la déduction pour investissement outre-mer. Sur le fond, la requête a été jugée partiellement irrecevable faute de réclamation préalable sur certains chefs de rectification, et les moyens soulevés (erreur interne, provisions pour créances douteuses, force majeure pour retard déclaratif) ont été rejetés comme non fondés. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la société, en application des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, contestant les arrêtés préfectoraux du 29 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant Haïti comme pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le requérant, qui n'a pas justifié de craintes personnelles et actuelles en cas de retour, ne démontrait pas la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de sa présence en France depuis 11 ans, de son emploi stable et de sa contribution à l'entretien de sa fille. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et que la décision était conforme aux textes applicables.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. B..., ressortissant gabonais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a constaté qu’une carte de séjour temporaire avait été délivrée à l’intéressé le 18 juin 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour irrecevabilité, faute de liaison du contentieux en l’absence de réclamation préalable. La décision s’appuie sur les articles R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa qualité de père d'un enfant français. Le tribunal a estimé que M. B... n'établissait pas être le seul détenteur de l'autorité parentale ni assumer seul la charge financière de son enfant, et a donc écarté ces moyens. Le moyen tiré de l'article 3 de la Convention, relatif aux risques en cas de retour en Haïti, a également été rejeté faute d'éléments suffisants produits par le requérant.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 23 décembre 2024 par lequel le préfet a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante canadienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que Mme B... justifie d'une intégration professionnelle et de liens personnels stables en Guadeloupe, notamment avec son compagnon français qu'elle a épousé, et que la décision préfectorale porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal annule l'arrêté et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme B... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d’appréciation et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a constaté que le recours en annulation contre cet arrêté avait été préalablement rejeté pour tardiveté, rendant irrecevable la demande de suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen de l’urgence ou du doute sérieux.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait un avis de sommes à payer émis par le Conseil départemental de la Guadeloupe pour un prêt d’honneur. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale, relève de la compétence du juge de l’exécution (juridiction judiciaire) et non de la juridiction administrative. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. La requérante invoquait notamment son état de santé, soutenant que son défaut de prise en charge entraînerait des conséquences graves et qu'elle ne pouvait bénéficier de soins appropriés en Haïti. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les pièces médicales produites, postérieures à l'avis du collège de l'OFII, ne remettaient pas en cause la conclusion selon laquelle le défaut de soins ne présentait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C..., ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur la menace à l'ordre public que constituait le comportement du requérant. Il a également rejeté les moyens soulevés contre le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. A..., ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a abrogé cet arrêté le 24 novembre 2025 suite à l’octroi de la protection subsidiaire au requérant. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant par conséquent les demandes d’injonction et d’astreinte.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas satisfaite, le requérant n'ayant pas suffisamment justifié des conséquences graves et immédiates de la mesure sur sa situation personnelle. Il a également tenu compte des exigences de sécurité routière justifiant la suspension. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l’expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de l’arrêté, conformément aux articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. La notification de la décision mentionnait les voies et délais de recours.