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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme C..., agent communal, de deux requêtes jointes : l'une en indemnisation pour harcèlement moral (42 960,63 €) et l'autre en annulation du refus implicite de la commune de Morne-à-l’Eau de lui accorder la protection fonctionnelle. La commune soulevait une exception de tardiveté, rejetée par le tribunal qui a jugé les recours recevables. Sur le fond, le tribunal a examiné les faits de harcèlement allégués et les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 134-1 du code général de la fonction publique et du décret n°2020-256 du 13 mars 2020. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule le titre de perception émis le 2 octobre 2024 par la commune de Morne-à-l'Eau, qui réclamait à Mme B... le remboursement de 2 510,41 euros pour un trop-perçu de salaire lié à un temps partiel. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : le titre exécutoire ne comportait pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012. Le tribunal écarte la demande de décharge de la créance, estimant que l'administration a commis une négligence, mais que Mme B... n'ignorait pas le caractère indu des sommes perçues.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel le préfet a prononcé son expulsion. Le tribunal a substitué d'office le fondement légal de la décision, passant de l'article L. 611-1 à l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet l'expulsion en cas de menace grave pour l'ordre public. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure indique que le juge a informé les parties de cette substitution possible et a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 9 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du maire de Goyave prononçant son reclassement pour inaptitude physique. La requête a été jugée irrecevable car tardive, l'arrêté du 19 septembre 2023 étant considéré comme confirmatif d'une décision antérieure du 22 mars 2021, devenue définitive. Le tribunal a également écarté les moyens au fond, notamment l'absence de motivation, inopérante pour un arrêté de reclassement qui n'est pas une décision défavorable. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour des conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Baie-Mahault entre mars et août 2023. Le tribunal a jugé que l’administration pénitentiaire avait manqué à ses obligations légales et conventionnelles, notamment au regard de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 2, L. 6 et R. 321-1 à R. 321-3 du code pénitentiaire. Il a retenu la responsabilité de l’État pour faute, en raison de conditions de détention attentatoires à la dignité humaine, et a accordé à M. A... une indemnité de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er février 2024. La somme demandée au titre des frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SARL Les Douces Terrasses d’Emeraude, qui demandait l’annulation du refus implicite du maire du Gosier d’abroger plusieurs délibérations instituant le droit de préemption urbain. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre les délibérations des 24 mars 2016 et 22 décembre 2021 étaient irrecevables, car ces actes étaient devenus sans objet suite à l’annulation des plans locaux d’urbanisme sur lesquels ils se fondaient. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus d’abroger les autres délibérations n’était pas illégal, le plan d’occupation des sols ayant été remis en vigueur, et a rejeté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme C..., agent communal, de deux requêtes : l'une en indemnisation pour harcèlement moral et l'autre en annulation du refus implicite de la commune de Morne-à-l'Eau de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a examiné les faits de harcèlement moral allégués et les obligations de l'employeur en matière de protection fonctionnelle, en application des dispositions du code général de la fonction publique. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après instruction et audience publique.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, contestant l’arrêté préfectoral du 15 mai 2025 lui refusant une attestation de demandeur d’asile, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Les conclusions dirigées contre le refus d’attestation et l’interdiction de retour ont été jugées irrecevables, faute de moyens soulevés. Sur l’obligation de quitter le territoire, le tribunal a estimé la décision suffisamment motivée et non entachée d’erreur manifeste d’appréciation, le requérant ne démontrant pas une insertion stable et continue en France. La décision fixant le pays de destination a également été validée, les textes appliqués étant les articles L. 611-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par le liquidateur de la SAS Hydrogec d’une demande d’homologation d’un protocole transactionnel conclu le 28 novembre 2019 avec la communauté d’agglomération Cap Excellence, ainsi que d’une demande indemnitaire de 206 721 euros pour inexécution de ce protocole. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société requérante d’avoir mis en œuvre la procédure de règlement amiable préalable obligatoire stipulée à l’article 10 du protocole. Cette solution est fondée sur les principes généraux du droit des contrats et des transactions, sans application directe de textes spécifiques au-delà du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que, malgré la durée de séjour et l'insertion professionnelle du requérant, les éléments produits ne démontraient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 7 669,11 euros. La requérante contestait le bien-fondé de la créance en soutenant que son activité au sein de l'entreprise "Le Pain de Jeanne" était bénévole et non rémunérée. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne permettaient pas de remettre en cause la réalité de l'activité non déclarée et le bien-fondé de l'indu. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives au recouvrement des indus d'allocations de solidarité spécifique.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de M. B... contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que le conseil départemental avait, en cours d'instance, rétabli les droits de l'intéressé et versé les arriérés, rendant sans objet les conclusions principales à fin d'annulation et d'injonction. Sur la demande de dommages et intérêts, le tribunal a estimé que la suspension initiale, fondée sur l'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles en raison d'un défaut de déclaration, n'était pas fautive, et que le préjudice moral invoqué n'était pas établi. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de M. A... contestant le refus de maintien de la prime d’activité et les indus d’allocation aux adultes handicapés (AAH) et de prime d’activité notifiés par la caisse d’allocations familiales. Le requérant, en préretraite pour invalidité, soutenait avoir transmis ses déclarations trimestrielles de ressources et contestait les décisions de la commission de recours amiable du 21 juin 2024. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 821-1 du code de la sécurité sociale et R. 222-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. E... contestant le refus de remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 565,13 euros. Le juge a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions principales et subsidiaires pour tardiveté, en application des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, faute de recours dans les deux mois suivant la notification de la décision initiale du 13 janvier 2023. La solution retenue est fondée sur le code de justice administrative, sans examen au fond des moyens relatifs à la bonne foi ou à la situation de concubinage.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Baie-Mahault. Par un mémoire, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté du requérant de mettre fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 3 650,65 euros. Le juge a constaté que le conseil départemental avait partiellement accordé une remise de 60 % sur un indu de 707,01 euros, mais avait rejeté les demandes pour deux autres indus (681,81 € et 487,33 €) en raison de leur tardiveté, conformément aux articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l’action sociale et des familles. La requérante, invoquant sa situation de précarité et des difficultés de déclaration, n’a pas démontré d’erreur de droit ou de fait justifiant l’annulation de la décision de rejet. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B....
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur notifiée à Mme A... pour un montant de 106 361,86 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'effet d'attribution immédiate de la saisie s'épuise dès sa notification, rendant la demande de suspension sans objet. Il a également relevé que la requérante n'avait soulevé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Guadeloupe lui notifiant des indus d’allocations de logement sociale pour les périodes d’avril à juin 2012 et de septembre à octobre 2013. La requérante invoquait notamment la prescription biennale de l’article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, applicable via l’article L. 821-7 du code de la construction et de l’habitation, pour contester le recouvrement de créances datant de plus de deux ans. La CAF n’a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure. Le tribunal a fait droit à la demande, annulant les décisions attaquées et enjoignant à la CAF de restituer les sommes déjà recouvrées, en raison de la prescription des créances.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition formée par Mme C... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 1 260 euros. La requérante contestait le calcul de ses ressources, estimant que la caisse avait commis une erreur en prenant en compte son revenu fiscal de référence. Le juge, exerçant un plein contentieux, a examiné les droits de l'intéressée au regard des articles L. 821-1, L. 821-2, R. 822-2 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a constaté que l'indu était fondé sur une rectification des ressources annuelles de 2018 déclarées par Mme C..., sans que celle-ci n'apporte d'élément de nature à remettre en cause le bien-fondé de la créance. Par conséquent, la contrainte a été validée et l'opposition rejetée.