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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A..., un ressortissant haïtien. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car le refus n'occasionnait pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, notamment en raison de son absence de diligence pour régulariser sa situation après sa majorité. La requête a été rejetée par une ordonnance fondée sur l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an, et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence en France depuis 2013 et de sa qualité de mère de deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en violation de l'article 8 de la CESDH. En conséquence, il a annulé l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions subséquentes d'interdiction de retour et d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme C... visant à annuler le refus implicite de délivrance d'une carte de résident fondé sur l'article L.423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante avait déposé sa demande par courrier, alors que l'arrêté du 31 mars 2023 impose, pour ce type de titre, un dépôt via un téléservice. Le tribunal a relevé d'office que cette demande irrégulière ne pouvait faire naître une décision implicite de rejet, rendant les conclusions irrecevables car dirigées contre une décision inexistante. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 novembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que Mme B... n'établissait ni la réalité et la stabilité de sa relation de concubinage, ni une insertion professionnelle particulière en France, et qu'ainsi, le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation solidaire de l’État, de l’Université des Antilles et du Rectorat à lui verser 500 000 euros en réparation des préjudices subis du fait d’une sanction disciplinaire annulée. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’Université des Antilles ne pouvait être engagée, car la justice est rendue au nom de l’État, même lorsque la loi confie à des instances universitaires une compétence juridictionnelle. En conséquence, seuls les conclusions dirigées contre l’État étaient recevables, mais la requête a été rejetée sur le fond. Cette décision s’appuie sur les articles L. 811-5 et L. 811-6 du code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... B..., agissant en qualité de tutrice de Mme C... B..., contestant un refus d’allocation personnalisée d’autonomie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne constituait pas une saisine formelle du tribunal, ne contenant ni conclusions ni moyens. Malgré une demande de régularisation notifiée le 7 août 2025, la requérante n’a pas fourni les éléments requis. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande indemnitaire de Mme C..., agent hospitalier suspendue sans rémunération pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante contestait la légalité de cette suspension, invoquant notamment une atteinte aux principes fondamentaux et un ordre manifestement illégal. Le tribunal a jugé que la suspension était légalement fondée sur les articles 12 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, et que l'administration n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu considérer que les reconnaissances de paternité des enfants français étaient frauduleuses, eu égard aux contradictions dans les déclarations du couple. En conséquence, la demande fondée sur l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été écartée, de même que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D... B..., ressortissant dominicain, contestant un arrêté préfectoral du 10 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment circonstanciée au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral, sans annulation ni octroi de délai supplémentaire.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l’arrêté du 30 juin 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant haïtien, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision d’interdiction de retour, inexistante, et contre l’assignation à résidence, faute de conclusions expresses. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la décision applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 422-1, L. 612-7, L. 612-9, L. 721-4, L. 731-1 et L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté comme manifestement irrecevable la requête en référé suspension de M. A..., fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le requérant contestait le refus de prolongation de son activité en tant que praticien hospitalier. Le juge a relevé que M. A... n'avait pas déposé de requête distincte en annulation contre la décision, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a entraîné le rejet de la demande sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. M. A... contestait un avis de contravention pour non-respect du taux de transparence du pare-brise d’un véhicule de location. Le tribunal l’avait invité à produire la décision attaquée en application de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, mais il n’a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. La solution retenue est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la remise d’un indu de RSA et de prime de Noël. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n’a pas produit une requête signée contenant l’exposé des faits et moyens exigé par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... et M. A... qui demandaient d'enjoindre au maire de Saint-Louis de leur délivrer un récépissé de demande de licence de restaurant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à leur liberté d'entreprendre. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 3332-4-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation d'Haïti comme pays de destination. Le juge estime que l'urgence est présumée, mais que l'atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de ne pas subir de mauvais traitements n'est pas établie. Il retient que le requérant, qui a vécu en Haïti jusqu'en 2019 et y conserve des attaches familiales, ne démontre pas qu'il ne pourrait pas résider en sécurité dans une autre partie du territoire haïtien, malgré la situation de violence dans certaines régions. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer la procédure contradictoire prévue à l'article L. 522-1 du même code.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... qui contestait le recouvrement de redevances domaniales. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas justifié avoir adressé une réclamation préalable à l'administration fiscale, comme l'exige l'article R. 281-1 du livre des procédures fiscales, et n'avait pas produit l'acte de recouvrement contesté. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Air Liquide Antilles Guyane pour obtenir le paiement de prestations exécutées dans le cadre d’un marché public de fourniture de gaz médicaux conclu avec le Centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe. Après un paiement partiel intervenu en cours d’instance, la société a réduit sa demande à 297 537,62 euros pour 24 factures impayées, ainsi qu’aux intérêts moratoires, à leur capitalisation et à une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros par facture pour l’ensemble des 98 factures en litige. Le juge a constaté que l’obligation de payer n’était pas sérieusement contestable, le CHU ne contestant ni l’exécution des prestations ni le montant des factures, et a appliqué les dispositions du code de la commande publique et du code civil relatives aux intérêts moratoires et aux frais de recouvrement.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société AIR LIQUIDE ANTILLES GUYANE pour obtenir le paiement provisionnel de prestations exécutées dans le cadre d’un marché public de fourniture de gaz médicaux conclu avec le CHU de la Guadeloupe. Après un paiement partiel intervenu en cours d’instance, la société a réduit sa demande à 23 780,78 euros pour 73 factures impayées, ainsi qu’aux intérêts moratoires et à une indemnité forfaitaire de recouvrement. Le juge a considéré que l’obligation de payer n’était pas sérieusement contestable, le CHU ne contestant ni l’exécution des prestations ni le montant des factures. Il a donc condamné le CHU à verser la somme provisionnelle de 23 780,78 euros, assortie des intérêts moratoires au taux légal à compter de la mise en demeure, avec capitalisation, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de 40 euros par facture impayée, sur le fondement des articles 1231-6 du code civil et R. 2192-31 du code de la commande
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Postérieurement à la requête, M. B... a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire de l’OFPRA le 5 mars 2025, ce qui a conduit le préfet à abroger l’arrêté attaqué le 1er janvier 2025, conformément à l’article L. 613-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a constaté, par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction.
Le juge des référés du Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la société IDEX ENERGIE ANTILLES GUYANE d’une demande de provision fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, visant à obtenir le paiement de factures impayées par le CHU de Pointe-à-Pitre/Abymes dans le cadre de plusieurs marchés publics de maintenance. La société requérante soutenait que sa créance, d’un montant principal ramené à 945 241,44 euros, n’était pas sérieusement contestable, les prestations ayant été exécutées et les factures demeurant impayées malgré des relances. En défense, le CHU contestait le bien-fondé de certaines factures, notamment celles relatives à des révisions de prix ou à des prestations déjà réglées, estimant que l’obligation de payer était sérieusement contestable. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que l’existence de l’obligation de payer était sérieusement contestable au vu des arguments soulevés par le CHU, et a mis à la charge de la société requérante une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.