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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de la SAS B... climatisation, en liquidation judiciaire, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de TVA pour 2019-2020. La société soutenait notamment que la prime pour économie d'énergie versée par EDF n'était pas une subvention complément de prix et qu'elle pouvait bénéficier de l'abattement zone franche d'activité nouvelle génération (ZFANG). Le tribunal a examiné les moyens relatifs à la TVA sur les climatiseurs, en application des articles 257 du code général des impôts et 245 A de l'annexe II, et a rejeté la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. et Mme D... et de Mme B... dirigée contre un permis de construire délivré par la commune du Lamentin. Les requérants invoquaient des nuisances liées à l'exploitation d'un potager et à la présence de leur réseau d'eau potable sur la parcelle concernée. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour défaut de moyens, en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête ne contenant aucun moyen juridique. Aucun mémoire complémentaire n'ayant été produit dans le délai de recours, la demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... contestant la saisie administrative à tiers détenteur notifiée le 1er décembre 2022 pour le recouvrement d’un indu de salaire de 8 951,25 euros. Le tribunal a jugé que l’exception d’illégalité du titre exécutoire du 18 février 2019 était irrecevable, car cet acte non réglementaire était devenu définitif faute d’avoir été contesté dans les délais. La solution retenue repose sur les principes de la recevabilité de l’exception d’illégalité, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. D..., propriétaire voisin, d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la commune de Saint-François à M. B... pour une villa touristique et une salle de sport. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée en défense, estimant que le requérant justifiait d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la fraude, de l’incomplétude du dossier de demande et de la méconnaissance des articles R. 151-27, R. 151-28 du code de l’urbanisme et L. 111-3 du même code. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué après audience publique et conclusions du rapporteur public.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation du refus de permis de construire une maison individuelle sur la parcelle AT 251 à Grand-Bourg. Le tribunal a jugé que le projet, situé dans un hameau à habitat dispersé à plus de 900 mètres du bourg, aurait pour effet d'étendre la partie urbanisée de la commune, en violation de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Il a également écarté l'argument tiré du certificat d'urbanisme, estimant que ce document ne garantit pas une appréciation erronée des règles d'urbanisme applicables. La solution retenue confirme que, sans plan local d'urbanisme, les constructions ne sont autorisées que dans les parties déjà urbanisées de la commune.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), en raison de sa présence en France depuis 2016 et de sa paternité d'un enfant français. La juge des référés a estimé que les éléments produits ne permettaient pas d'établir la durée de sa présence ni sa contribution effective à l'entretien de l'enfant, rendant la requête manifestement mal fondée. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... qui contestait une décision du Conseil départemental lui réclamant le remboursement d’une aide financière perçue en 2016. La requête a été jugée tardive, car introduite le 10 septembre 2025, soit plus de trois ans après que Mme A... a eu connaissance de la décision attaquée (au plus tard le 15 juillet 2022). Le tribunal a appliqué le principe de sécurité juridique, qui limite à un délai raisonnable d’un an la possibilité de contester une décision administrative individuelle, même en l’absence de mention des voies et délais de recours. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la société Les Villas de Grippiere d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le rejet de sa demande de remboursement d’un crédit de TVA. En cours d’instance, l’administration fiscale a fait droit à la demande de la société en prononçant le remboursement sollicité. La société s’est alors désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 8 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par un détenu demandant réparation des préjudices subis du fait de son placement à l'isolement. La requête a été rejetée par ordonnance comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir respecté l'obligation de représentation par avocat prévue à l'article R. 431-2 du code de justice administrative pour les demandes indemnitaires. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SARL Immovital, qui demandait l’annulation d’un arrêté du 12 décembre 2022 du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) ordonnant des travaux pour insalubrité d’un logement au Gosier. La société, mandataire de gestion du bien, soutenait que la procédure contradictoire était irrégulière et que l’arrêté l’avait à tort désignée comme responsable des travaux. Le tribunal a jugé que, malgré son mandat de gestion, Immovital n’agissait qu’en tant qu’intermédiaire et non comme bailleur, et que l’arrêté, fondé sur les articles L. 511-10 et L. 511-12 du code de la construction et de l’habitation, était légal. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue par le tribunal est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa vie familiale en Guadeloupe (mère, enfants nés en France) et des risques en cas de retour en Haïti. Le tribunal estime que les éléments fournis ne démontrent pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni un risque personnel de traitements inhumains ou dégradants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a condamné le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe à indemniser les trois enfants de M. H... E... pour leur préjudice d’affection suite au décès de leur père, survenu lors de sa prise en charge en juillet 2011. La responsabilité de l’établissement a été engagée pour faute dans l’organisation et le fonctionnement du service, le patient ayant été oublié pendant plus de 21 heures, ce qui a conduit à son décès. Cette faute a été reconnue par un jugement correctionnel et un précédent jugement administratif définitif. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L.1142-1 du code de la santé publique pour retenir la responsabilité, et a accordé une indemnisation de 6 000 euros à chaque requérant, soit 18 000 euros au total, en raison d’une perte de chance de 30% d’éviter le décès.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme A..., ancienne adjointe au maire de la Désirade, contestant l'arrêté du 1er septembre 2023 ayant retiré ses délégations de fonction et de signature. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal les a déclarées irrecevables faute de demande préalable d'indemnisation auprès de l'administration, le courrier produit constituant un simple recours gracieux. Concernant la demande d'annulation, le tribunal a appliqué les articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales, rappelant que le maire peut librement rapporter ses délégations sans avoir à motiver sa décision par des motifs liés à la bonne marche de l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé la décision du 5 décembre 2024 par laquelle le préfet fixait Haïti comme pays de destination pour l'expulsion de M. B..., ressortissant haïtien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui prohibe les traitements inhumains ou dégradants. Il a estimé que la situation de violence aveugle généralisée résultant d'un conflit armé interne en Haïti, particulièrement dans les départements de l'Ouest et de l'Artibonite, exposait l'intéressé à un risque réel de mauvais traitements, sans que le préfet démontre qu'il ne serait pas contraint de rejoindre ces zones.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du préfet du 14 octobre 2024 refusant un titre de séjour à Mme A... B..., ressortissante haïtienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, le préfet ayant méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que la requérante justifiait de liens familiaux et personnels suffisamment intenses en France (concubinage avec un Français, naissance d'un enfant commun, présence de sa famille proche) pour que le refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, l'arrêté préfectoral est annulé dans son intégralité, y compris le signalement aux fins de non-admission.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé la décision du 13 avril 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier gérontologique Jacques Salin avait opéré une retenue sur le traitement de Mme C..., infirmière, pour une journée d'absence syndicale non autorisée. La solution retenue est fondée sur un vice de compétence, le signataire de l'acte ne justifiant pas de la publication régulière de sa délégation de signature, conformément aux articles D. 6143-33 et R. 6143-38 du code de la santé publique. Par voie de conséquence, la décision de rejet du recours gracieux a également été annulée. Le tribunal a enjoint au centre hospitalier de verser à Mme C... le traitement correspondant à la journée du 27 février 2023.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'une rechute d'accident. La juridiction a examiné la demande d'annulation de la décision du 7 juillet 2023 des chefs de la cour d'appel de Basse-Terre, en application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a considéré que la requérante n'établissait pas que les nouveaux troubles constituaient une conséquence exclusive de l'accident initial de 2015, sans événement extérieur. Par conséquent, la décision de refus n'a pas été jugée entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante saint-lucienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité, fondé sur la tardiveté de la requête. Le tribunal a estimé que l'arrêté, notifié à l'adresse connue de l'administration, avait été régulièrement présenté le 2 juillet 2024, faisant courir le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, lequel était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 12 octobre 2024.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et qu'il ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment son entrée irrégulière et l'existence d'une précédente mesure d'éloignement. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.