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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui contestait les arrêtés préfectoraux du 18 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, l'assignant à résidence et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), faute pour la requérante de justifier d'une intégration personnelle ou professionnelle en France. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 3 de la CEDH à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire et de l'assignation à résidence, ces décisions ne fixant pas le pays de destination.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B..., fonctionnaire du ministère des armées, victime d'un accident de service reconnu imputable au service en 2016. La requérante sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 40 000 euros pour divers préjudices, en invoquant la responsabilité pour faute de l'administration pour défaut de prévention, ainsi que la responsabilité sans faute. Le tribunal a estimé que l'accident n'était pas imputable à une faute de l'administration dans l'organisation ou le fonctionnement du service, et que la requérante ne justifiait pas de préjudices personnels distincts de ceux déjà couverts par l'allocation temporaire d'invalidité. La solution retenue s'appuie sur les principes de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 et la jurisprudence relative à la réparation des accidents de service.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B... et de la SCI Danni, qui demandait l’annulation de la décision du préfet de la Guadeloupe du 2 octobre 2023 accordant le concours de la force publique pour leur expulsion et la démolition de sa résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente (sous-préfet dûment habilité), qu’aucun vice de forme n’était établi au regard de l’article R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, et que l’existence de procédures judiciaires pendantes ne faisait pas obstacle à l’exécution d’un titre exécutoire assorti de l’exécution provisoire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de Mme C..., qui demandait 30 000 euros en réparation du préjudice moral subi en raison de la décision d'exclusion de sa fille par la commission de discipline de l'Université des Antilles. La requérante recherchait la responsabilité de l'État, représenté par le ministère de l'enseignement supérieur, pour faute lourde dans l'exercice de la fonction juridictionnelle. Le tribunal rappelle que l'autorité de la chose jugée s'oppose à la mise en jeu de cette responsabilité lorsque la faute alléguée résulte du contenu même d'une décision juridictionnelle devenue définitive, comme en l'espèce. La solution est fondée sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme D..., éducatrice spécialisée, qui contestait la décision de l’établissement public de santé mentale de la Guadeloupe de lui appliquer un jour de retenue sur traitement pour absence non justifiée le 8 septembre 2023. La requérante invoquait un accord local sur le temps de travail lui permettant d’organiser ses 35 heures sur quatre jours, mais le tribunal a jugé qu’aucun texte réglementaire ne lui conférait un droit à cet aménagement, relevant d’une simple pratique d’équipe. Constatant que Mme D... ne s’était pas présentée le vendredi et que son planning ne démontrait pas l’accomplissement de ses heures de service ce jour-là, le tribunal a estimé que le service n’était pas fait au sens des articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans application des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné les requêtes de Mme A..., ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an, et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son ancrage familial en France depuis 2013 et de sa qualité de mère de deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en violation des stipulations de l'article 8 de la CESDH. En conséquence, il a annulé l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions subséquentes de refus de délai de départ, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté préfectoral du 26 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an et fixation du pays de destination (Dominique). Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait légalement fondé l'obligation de quitter le territoire sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B... ne justifiant d'aucun titre de séjour en cours de validité.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. E..., gendarme, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour préjudice moral résultant de faits de harcèlement moral qu’il estimait subir de la part de son supérieur hiérarchique. Le tribunal a rappelé le cadre juridique applicable, issu de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique, et la charge de la preuve incombant à l’agent. Après examen, il a jugé que les éléments fournis par M. E..., notamment des propos déplacés suivis d’excuses, ne suffisaient pas à établir l’existence d’agissements répétés de harcèlement moral excédant l’exercice normal du pouvoir hiérarchique. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. E....
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2024. Ce dernier contestait le retrait de son attestation de demandeur d'asile, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, malgré la présence de son épouse en situation régulière et de leurs enfants, en raison de l'absence de continuité de séjour et d'insertion professionnelle établies. Concernant la décision fixant le pays de destination, le tribunal a appliqué l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, rappelant qu'il incombe au requérant de démontrer les risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande indemnitaire de Mme C..., agent hospitalier suspendue sans rémunération pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante contestait la légalité de cette suspension, invoquant notamment une atteinte aux principes fondamentaux et un ordre manifestement illégal. Le tribunal a jugé que la suspension était légalement fondée sur les articles 12 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, et que l'administration n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme C... visant à annuler le refus implicite de délivrance d'une carte de résident fondé sur l'article L.423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante avait déposé sa demande par courrier, alors que l'arrêté du 31 mars 2023 impose, pour ce type de titre, un dépôt via un téléservice. Le tribunal a relevé d'office que cette demande irrégulière ne pouvait faire naître une décision implicite de rejet, rendant les conclusions irrecevables car dirigées contre une décision inexistante. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale, rappelant que l'irrégularité de la situation de l'intéressée faisait obstacle à l'application des dispositions protectrices de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9, L. 611-1 et suivants du même code, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'établissait pas la réalité de son état de santé allégué. Il a également jugé que M. B... ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable en France pour bénéficier de la protection de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de pièces probantes. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires (injonction de délivrance d'un titre de séjour et frais de justice) ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... B..., agissant en qualité de tutrice de Mme C... B..., contestant un refus d’allocation personnalisée d’autonomie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne constituait pas une saisine formelle du tribunal, ne contenant ni conclusions ni moyens. Malgré une demande de régularisation notifiée le 7 août 2025, la requérante n’a pas fourni les éléments requis. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme et M. D... d’une demande d’indemnisation pour le décès de leur enfant B..., survenu suite à une prise en charge au centre hospitalier de Basse-Terre. Les requérants invoquaient plusieurs manquements fautifs lors de l’accouchement et des soins postnataux. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital concernant la représentation de l’autre enfant, C..., et a examiné la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 septembre 2025 portant radiation des cadres de M. B... pour limite d'âge. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de sa situation personnelle et étant à l'origine de l'urgence qu'il invoquait en raison de ses démarches tardives. Il a également considéré qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'administration étant en situation de compétence liée pour prononcer la radiation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SARL Nayss Jet, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 juin 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement « Kabana Beach » pour six mois. La société invoquait des vices de forme, de procédure et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, était légale car elle faisait suite à des infractions répétées aux règles d'urbanisme et à des condamnations judiciaires, et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration avait été respectée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet du 11 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Il a notamment relevé que Mme A., entrée irrégulièrement en 2019, n'établissait pas une insertion suffisante et que ses liens familiaux en France n'étaient pas d'une intensité justifiant la délivrance d'un titre.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Me Laura Bes, mandataire liquidateur de la société Hydrogec, qui demandait la condamnation de la commune de Basse-Terre au paiement du solde d’un marché de conception et réalisation de parkings. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour la société d’avoir respecté la procédure préalable obligatoire de mise en demeure prévue à l’article 13.4.2 du cahier des clauses générales administratives (CCAG) applicable aux marchés publics de travaux. En conséquence, la demande indemnitaire et les conclusions reconventionnelles de la commune ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation solidaire de l’État, de l’Université des Antilles et du Rectorat à lui verser 500 000 euros en réparation des préjudices subis du fait d’une sanction disciplinaire annulée. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’Université des Antilles ne pouvait être engagée, car la justice est rendue au nom de l’État, même lorsque la loi confie à des instances universitaires une compétence juridictionnelle. En conséquence, seuls les conclusions dirigées contre l’État étaient recevables, mais la requête a été rejetée sur le fond. Cette décision s’appuie sur les articles L. 811-5 et L. 811-6 du code de l’éducation.