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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet à l'encontre de M. E, ressortissant haïtien. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que M. E, entré mineur en France en 2015, y avait suivi une scolarité complète jusqu'au baccalauréat, vivait avec sa mère en situation régulière et ses frères et sœurs (dont un de nationalité française), et justifiait d'une insertion professionnelle stable. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société SAS League Event. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du maire de Grand-Bourg du 21 mai 2025 lui refusant l'autorisation d'organiser la manifestation "BIG DREAM PARTY". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la construction et de l'habitation, notamment en matière de sécurité des établissements recevant du public.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé à la requérante une carte de séjour temporaire valable jusqu’en septembre 2025. Constatant que la décision attaquée avait ainsi été retirée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le Syndicat Mixte de Gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe (SMGEAG) afin d'obtenir l'exécution forcée de plusieurs obligations contractuelles par la SAS ACPM INGENIERIE, notamment la fourniture de charbon actif pour le traitement de l'eau potable. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu du risque d'interruption de la distribution d'eau potable et de la persistance de la défaillance du cocontractant malgré une mise en demeure. Il a considéré que la mesure sollicitée était utile, ne faisait obstacle à aucune décision administrative et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, l'administration ne disposant pas de moyens de contrainte directs. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande du SMGEAG en ordonnant à la SAS ACPM INGENIERIE d'exécuter les prestations sous astreinte, afin d'assurer la continuité du service public de distribution d'eau potable.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48 SI invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'absence de notification des retraits de points ou l'atteinte à la liberté professionnelle, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le moyen tiré de ce que le requérant ne serait pas l'auteur des infractions a été jugé inopérant, relevant de l'appréciation du juge judiciaire. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé de renouveler la carte de résident de M. C, ressortissant haïtien, et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a reconnu l'urgence, M. C pouvant être reconduit à tout moment vers Haïti. Il a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, invoquant un risque de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision fixant le pays de destination. En conséquence, la suspension a été ordonnée jusqu'à ce que le tribunal statue au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant haïtien retenu en centre de rétention, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 2 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, notamment au regard de sa vie privée et familiale ou des risques en cas de retour en Haïti. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et les conventions internationales invoquées, dont la CEDH et la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant dominicain, qui demandait la suspension de son expulsion du territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, notamment au regard de l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui communiquer les motifs de son éviction d’un grade. Le juge a estimé que ce refus ne constitue pas une décision distincte attaquable par un recours pour excès de pouvoir. Par ailleurs, la demande de communication de documents administratifs n’avait pas été précédée d’une saisine préalable de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), en méconnaissance de l’article L. 342-1 du code des relations entre le public et l’administration. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 avril 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe a fixé Haïti comme pays de renvoi pour M. C, ressortissant haïtien. Le juge a reconnu l'urgence de la situation, le requérant risquant d'être reconduit à tout moment dans un pays où il serait exposé à des traitements inhumains et dégradants, en méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme. En revanche, la demande de suspension du refus de délivrance d'une attestation de demande d'asile et de l'obligation de quitter le territoire français a été rejetée, aucun moyen n'étant de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'EI Roni Saban Transport pour contester le retrait de son autorisation d'exercer la profession de transporteur public routier de marchandises, décidé par le préfet de la Guadeloupe le 17 mars 2025. Le juge a reconnu l'urgence, la décision privant l'entreprise de toute activité et menaçant sa pérennité. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'atteinte aux libertés ou l'erreur manifeste d'appréciation concernant la capacité financière prévue à l'article R. 3511-6 du code des transports, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête aux fins de suspension a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, agent public, qui contestait le rejet implicite de sa demande indemnitaire préalable. Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet était née le 19 février 2025, et que le délai de recours de deux mois expirait le 21 avril 2025. La requête ayant été enregistrée le 24 avril 2025, elle était tardive. Le tribunal a appliqué les articles R.222-1 et R.421-2 du code de justice administrative, ainsi que l'article L.231-4 du code des relations entre le public et l'administration, en rappelant que l'absence d'accusé de réception n'est pas opposable aux agents publics.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait l'annulation d'une délibération du 6 mai 2025 portant délégation de compétences au maire du Gosier. La requérante invoquait une atteinte grave à la liberté d'expression du suffrage, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, une précédente ordonnance ayant déjà suspendu l'exécution de la délibération litigieuse. La demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Guadeloupe concerne un litige relatif à la liquidation de la pension de M. A B, contestant le rejet de son recours administratif par le ministre chargé du budget. Le tribunal se déclare territorialement incompétent, estimant que le lieu d’assignation du paiement de la pension est le centre de gestion des retraites de Nantes. En application des articles R. 312-13 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Nantes, seul compétent pour connaître de l’affaire.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur du 13 février 2025. Cette décision retirait six points du permis de conduire de M. B et constatait la perte de sa validité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les déplacements professionnels invoqués par le requérant ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par le préfet de la Guadeloupe d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du conseil municipal du Gosier du 6 mai 2025, portant délégation de compétences au maire sur le fondement de l’article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales. Par un acte enregistré le 22 mai 2025, le préfet s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et que rien ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte, a rendu une ordonnance le 26 mai 2025 donnant acte du désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, saisi en référé suspension par le préfet de la Guadeloupe sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de ce dernier. La requête préfectorale visait à suspendre l'exécution d'une délibération du conseil municipal du Gosier du 6 mai 2025 portant délégation de compétences au maire. L'ordonnance donne acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui demandait la suspension d’une saisie administrative à tiers détenteur et la restitution d’une somme de 899,07 euros. Par une ordonnance du 26 mai 2025, le président de la formation de jugement a constaté que ce désistement était sans obstacle et en a donné acte, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État (vice-rectorat de Mayotte) à verser à Mme B, professeure certifiée, une provision de 5 885 euros. Cette somme correspond à un rappel d'indemnité de remboursement partiel des loyers (IRPL) pour la période du 1er septembre 2022 au 30 juin 2023 (5 385 euros) et à une indemnisation pour troubles dans les conditions d'existence (500 euros). La solution retient que l'obligation de l'administration n'était pas sérieusement contestable, celle-ci n'ayant pas justifié du paiement de la période postérieure au 31 août 2022 malgré une mise en demeure. Le tribunal a également assorti la provision des intérêts légaux à compter du 27 mai 2024 et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la rectrice de l'académie de lui délivrer un certificat de radiation pour sa fille. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait ni caractère urgent ni utile, dès lors que l'inscription litigieuse résultait d'une simple erreur administrative et que l'enfant était déjà scolarisée dans une autre école. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.