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Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l’arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A... B..., ressortissant brésilien, et l’a obligé à quitter le territoire. Le juge a considéré que la condition d’urgence était présumée et qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison d’une erreur de fait sur l’existence d’une condamnation pénale et d’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté du séjour du requérant (depuis 1998), de son insertion professionnelle et de ses attaches familiales. En conséquence, la suspension de l’exécution de l’arrêté a été ordonnée, avec injonction au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huitaine, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui demandait d’enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’utilité n’était pas remplie, faute pour la requérante d’établir l’ancienneté de ses démarches ou des circonstances particulières justifiant un rendez-vous à bref délai. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A... B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision 48SI du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, le ministre a fait valoir que la décision contestée avait été retirée suite à l’annulation de l’infraction sous-jacente, et que le permis de l’intéressé était désormais crédité de 7 points. Constatant que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit à un recours effectif, n'étaient pas fondés. Il a considéré que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser à M. B... une provision de 2 500 euros. Cette somme indemnise le préjudice moral résultant de conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, caractérisées par un manque d’espace individuel, l’absence d’intimité aux sanitaires et des carences en matière d’hygiène et de salubrité. Le tribunal a jugé que l’obligation de l’État n’était pas sérieusement contestable au regard de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... tendant au versement d’une provision de 63 750 euros pour ses conditions de détention. Le juge a estimé que l’existence de l’obligation de l’État n’était pas sérieusement contestable, car les éléments fournis ne permettaient pas d’établir avec un degré suffisant de certitude un manquement à la dignité humaine au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les textes nationaux invoqués, comme le code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande de provision de 28 500 euros en réparation des préjudices subis du fait de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre septembre 2022 et juillet 2024. Le requérant invoquait notamment la promiscuité, l'insalubrité, l'absence d'intimité aux toilettes et douches, une alimentation insuffisante, et des manquements aux règles d'hygiène. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'obligation de l'État n'était pas suffisamment établie pour être regardée comme non sérieusement contestable au sens des dispositions précitées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., détenu au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, d'une demande de provision de 30 000 euros. Le requérant invoquait des conditions de détention indignes (promiscuité, absence d'intimité aux toilettes et douches, insalubrité, alimentation insuffisante, défaut d'hygiène) pour la période du 24 avril 2024 au 31 mars 2026. La juridiction a reconnu que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable au regard des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire, et a accordé une provision.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A... C..., un ressortissant haïtien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant, qui réside en France depuis 2016 et est marié avec trois enfants, ne justifiait pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, d’autant qu’il faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont l’article L. 521-1 du code de justice administrative et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la société Auto Ecole Balata 2000 comme manifestement irrecevable. La société demandait au ministre de l'intérieur de valider sa demande de certificat d'immatriculation, ce qui ne relève pas de l'office du juge administratif. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration ni accueillir des conclusions tendant à d'autres fins que l'annulation d'une décision ou la condamnation pécuniaire. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le refus implicite du préfet d'enregistrer la demande d'asile de M. B..., ressortissant haïtien, dans les délais légaux. Le juge a constaté que le délai de 628 jours imposé au requérant pour obtenir un rendez-vous au guichet unique était manifestement excessif, caractérisant une situation d'urgence particulière. Il a estimé que ce délai portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit constitutionnel d'asile, lequel a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane d'enregistrer la demande d'asile de M. B... et de lui délivrer l'attestation de demandeur d'asile dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A... tendant au versement d'une provision de 3 000 euros. La requérante, agent contractuel de la communauté d'agglomération du centre littoral, contestait le non-respect du délai de prévenance et l'absence d'entretien préalable à la décision de non-renouvellement de son contrat, invoquant les articles 38-1 du décret du 15 février 1988 et les dispositions du code général de la fonction publique. Le tribunal oppose une fin de non-recevoir tirée de l'absence de liaison du contentieux, constatant qu'aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'est intervenue sur la demande préalable indemnitaire formée par l'intéressée le 2 août 2025, rendant la requête irrecevable.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme Du, ressortissante chinoise, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation personnelle et familiale de la requérante, présente en France depuis 2012, et de l'absence de réponse de l'administration à ses multiples demandes de rendez-vous. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant guyanien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que le préfet n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la gravité des condamnations pénales du requérant. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... tendant à la suspension de l’arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité, faute pour la requérante d’avoir introduit une requête distincte en annulation au fond, condition prévue à l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais d’instance, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B..., brigadier de police, qui contestait le refus du ministre de l’intérieur de l’admettre à l’examen professionnel pour le grade de major de police (session 2022). Le tribunal a jugé que l’administration n’avait pas commis d’erreur de droit, car M. B... s’était inscrit dans la zone des Antilles (son affectation) et non en Guyane, comme il le prétendait. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions indemnitaires, sur la base de l’arrêté du 10 janvier 2022 et du décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A..., greffière des services judiciaires, contestant la décision du 18 octobre 2023 lui attribuant un complément indemnitaire annuel (CIA) de zéro euro pour l'année 2022. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, au vu de son évaluation professionnelle jugée "bonne". Le tribunal a annulé la décision, considérant que l'administration n'avait pas objectivement justifié le montant nul attribué, en contradiction avec les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, qui imposent de moduler le CIA en fonction de la manière de servir appréciée lors de l'entretien professionnel.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 18 octobre 2023 par lequel le préfet avait interdit à Mme E... d'embarquer pour cinq jours. La décision a été censurée pour défaut de signature régulière, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'acte ne permettant pas d'identifier le signataire. Le tribunal a également jugé la mesure disproportionnée au regard de la liberté d'aller et venir, compte tenu de la situation personnelle de la requérante (médecin, doctorante, premier séjour en Guyane) et du caractère contestable du test de stupéfiants. En conséquence, l'arrêté a été annulé et l'État condamné à verser 1 500 euros à Mme E... en réparation de ses préjudices moral et financier, sur le fondement de la responsabilité pour faute.
Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par la société Sud Ouest d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de la chambre de commerce et d'industrie de la région Guyane (CCIRG) de résilier unilatéralement ses autorisations d'occupation du domaine public aéroportuaire. Le tribunal a jugé que le recours devait être examiné comme un recours de plein contentieux, et non comme un excès de pouvoir, visant à contester la validité de la résiliation et à demander la reprise des relations contractuelles. Cependant, les autorisations d'occupation étant arrivées à échéance, les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles étaient devenues sans objet. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, y compris celles en indemnisation, en application des principes du contentieux contractuel et des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. Patrick Le Boulch, qui contestait l'avis d'irrecevabilité de la commission administrative paritaire (CAP) concernant son recours en révision de son compte-rendu d'entretien professionnel. Le tribunal a jugé que cet avis, émis par la CAP, est purement consultatif et ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables. Cette solution s'appuie sur le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État.