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Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 18 octobre 2023 par lequel le préfet avait interdit à Mme E... d'embarquer pour cinq jours. La décision a été censurée pour défaut de signature régulière, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'acte ne permettant pas d'identifier le signataire. Le tribunal a également jugé la mesure disproportionnée au regard de la liberté d'aller et venir, compte tenu de la situation personnelle de la requérante (médecin, doctorante, premier séjour en Guyane) et du caractère contestable du test de stupéfiants. En conséquence, l'arrêté a été annulé et l'État condamné à verser 1 500 euros à Mme E... en réparation de ses préjudices moral et financier, sur le fondement de la responsabilité pour faute.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de quatorze jours (dont sept avec sursis) infligée le 2 novembre 2023 à M. A..., adjoint administratif du ministère des armées. La décision est motivée par le défaut de motivation de l'avis du conseil de discipline, en méconnaissance des articles L. 532-5 du code général de la fonction publique et 8 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984. Le tribunal constate que le procès-verbal de la séance ne précise ni les fondements des obligations auxquelles l'agent aurait manqué, ni les griefs retenus pour fixer la sanction.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B..., brigadier de police, qui contestait le refus du ministre de l’intérieur de l’admettre à l’examen professionnel pour le grade de major de police (session 2022). Le tribunal a jugé que l’administration n’avait pas commis d’erreur de droit, car M. B... s’était inscrit dans la zone des Antilles (son affectation) et non en Guyane, comme il le prétendait. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions indemnitaires, sur la base de l’arrêté du 10 janvier 2022 et du décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A..., greffière des services judiciaires, contestant la décision du 18 octobre 2023 lui attribuant un complément indemnitaire annuel (CIA) de zéro euro pour l'année 2022. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, au vu de son évaluation professionnelle jugée "bonne". Le tribunal a annulé la décision, considérant que l'administration n'avait pas objectivement justifié le montant nul attribué, en contradiction avec les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, qui imposent de moduler le CIA en fonction de la manière de servir appréciée lors de l'entretien professionnel.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la SASU Lehelley d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 21 juillet 2023 refusant un permis de construire pour des bureaux et entrepôts à Saint-Laurent-du-Maroni. Le tribunal a jugé que ce refus constituait en réalité un retrait d’un permis de construire tacite, né du silence de l’administration à l’issue du délai d’instruction de trois mois. Il a annulé l’arrêté préfectoral au motif que le préfet, en situation de compétence liée, ne pouvait légalement retirer ce permis tacite sans respecter la procédure contradictoire prévue à l’article L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration. La décision s’appuie sur les articles L. 424-2, R. 424-1 et R. 423-23 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. C..., ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 avril 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi, un récépissé de demande de titre de séjour ayant été délivré au requérant. En revanche, le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir concernant le refus de titre de séjour et a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais la décision finale est attendue sur le fond du refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 février 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d’une délégation régulière et que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme B..., sage-femme contractuelle, qui demandait réparation des préjudices subis du fait de fautes commises par la collectivité territoriale de Guyane dans la gestion de son contrat, notamment l'absence de rémunération totale de ses services, un bulletin de paie erroné et une rupture anticipée de son contrat. La collectivité reconnaît un arriéré de salaire de 15 151 euros nets. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a examiné les fautes alléguées au regard des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 88-145 du 15 février 1988. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la condamnation éventuelle de la collectivité à verser des indemnités pour préjudices matériel et moral.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. A..., ressortissant haïtien, contestant l’arrêté préfectoral du 16 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, car M. A... a obtenu la protection subsidiaire le 9 juillet 2025, ce qui a implicitement abrogé l’arrêté contesté. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les conventions européenne et internationale relatives aux droits de l’homme et de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté le 1er juillet 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l’État à verser 900 euros à l’avocat de M. A... au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet de la Guyane refusait un titre de séjour à Mme C..., ressortissante haïtienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de séjour de l'intéressée depuis 2014, de son âge (72 ans) et de la présence régulière en France de cinq de ses huit enfants, dont un de nationalité française. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 19 juillet 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante haïtienne. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France de l'intéressée à l'âge de 17 ans, de sa présence continue depuis 2017, de la régularité du séjour de ses parents et frères (dont l'un est français), de sa scolarité réussie (baccalauréat et BTS) et de son insertion sociale. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation du droit au respect de la vie privée et familiale.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane (1ère chambre) annule l'arrêté du 24 avril 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A..., ressortissante haïtienne, en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme A... justifiait de la contribution effective de l'autre parent, de nationalité française, à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, notamment par des factures et virements. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A... qui contestait le recouvrement de diverses impositions (taxe foncière, taxe d'habitation, impôt sur le revenu) pour un montant total de 35 953,07 euros. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions en décharge de l'obligation de payer, faute pour le requérant d'avoir formé une réclamation préalable auprès du comptable public conformément aux articles L. 281-1 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales. Ensuite, il a rejeté la demande d'échéancier de paiement, estimant qu'il n'appartient pas au juge de l'impôt d'accorder de tels délais, cette compétence relevant de l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante dominicaine, contestant l'arrêté préfectoral du 8 septembre 2023 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée au regard des articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le fond, le tribunal a estimé que la mesure d'éloignement et l'interdiction de retour ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de l'intéressée et de l'absence de liens familiaux stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B..., brigadier de police, qui demandait la condamnation de l'État pour des préjudices liés à un retard de carrière, une discrimination, un harcèlement moral et une affectation en Guyane. Le tribunal a constaté que le ministre des outre-mer, bien que mis en demeure, n'avait pas produit de mémoire, ce qui vaut acquiescement aux faits. Cependant, il a estimé que les faits allégués n'étaient pas établis par les pièces du dossier et ne révélaient aucune faute de l'administration, ni rupture d'égalité devant les charges publiques. La demande indemnitaire a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les textes invoqués (loi n°84-16, décrets n°95-654, 2001-1225, 2004-1439, 2013-314).
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus de reconstitution de carrière opposé par la directrice générale des douanes. Le tribunal a jugé que la décision attaquée du 5 septembre 2023 était purement confirmative d'un précédent refus du 13 janvier 2023, devenu définitif, et qu'aucun changement de circonstances n'était intervenu. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, entraînant le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A... contre un arrêté préfectoral du 5 juillet 2023 refusant son admission au séjour et l’obligeant à quitter le territoire, a constaté que l’intéressée s’est vu délivrer une carte de séjour temporaire postérieurement à l’introduction de sa requête. Cette délivrance a implicitement abrogé l’arrêté contesté, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté les demandes de frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B..., ressortissant surinamien, contestant l’arrêté préfectoral du 21 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme n’était pas fondé, compte tenu de la menace pour l’ordre public que constituait la présence de l’intéressé en France, en application de l’article L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l’incompétence du signataire et au vice de procédure, ont été écartés comme non établis. En conséquence, la décision préfectorale a été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante surinamienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.