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Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le refus d'enregistrement dans un délai raisonnable de la demande d'asile de Mme B, ressortissante haïtienne. La juge des référés a retenu que la condition d'urgence était caractérisée, le délai de 518 jours pour obtenir un rendez-vous au guichet unique étant manifestement excessif et privant la requérante de la protection du droit d'asile et de l'accès aux conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est d'enjoindre au préfet de la Guyane de convoquer Mme B dans un délai de trois jours pour enregistrer sa demande et de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, sur le fondement des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de M. B. Celui-ci demandait d'enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande d'asile et de lui délivrer une attestation, ainsi qu'à l'OFII de lui proposer des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant disposant d'un rendez-vous à moyen terme et ne justifiant d'aucune circonstance particulière de vulnérabilité nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures. Les conclusions dirigées contre l'OFII ont également été rejetées, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ne pouvant être octroyé avant l'enregistrement de la demande d'asile.