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Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. A..., ressortissant togolais reconnu réfugié. Il a jugé que l'administration avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne délivrant pas la carte de résident dans le délai de trois mois prévu à l'article R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en laissant M. A... sans attestation de prolongation d'instruction entre le 27 juin et le 5 septembre 2023. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... une provision de 1 500 euros au titre de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, ainsi qu'une provision de 500 euros au titre de son préjudice matériel, et a rejeté le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. F... E..., ressortissant irakien, de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre des décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant l'Irak comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an, et ordonnant son maintien en rétention après une demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du droit d'asile, de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et un défaut d'examen sérieux de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni les stipulations conventionnelles invoquées.