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Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de prime d'activité de 282,24 euros pour la période de janvier à mars 2021. Le requérant soutenait que la décision implicite de rejet de la commission de recours amiable de la CAF du Nord était illégale faute de motivation, mais le tribunal a jugé que cette illégalité n'est caractérisée qu'en l'absence de communication des motifs dans le délai d'un mois, ce qui n'était pas établi en l'espèce. Sur le fond, la séparation alléguée avec Mme D... depuis 2019 n'a pas été retenue, l'indu étant fondé. La décision s'appuie sur les articles L. 845-2 et R. 847-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B... contestant la décision de la commission de recours de la CAF du Nord qui lui avait accordé une remise partielle de 212,33 euros sur un indu de prime d'activité de 849,30 euros. Mme B... soutenait que sa séparation et la baisse de ses ressources justifiaient une remise totale, et que l'indu devait aussi être réclamé à son ex-conjoint. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'indu résultait d'une déclaration tardive des revenus du foyer, ce qui constitue une fausse déclaration au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, excluant toute remise gracieuse, quelle que soit la précarité de sa situation.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de M. B... visant à obtenir une remise totale de sa dette de prime d'activité, après que la CAF du Pas-de-Calais ne lui a accordé qu'une remise partielle. Le tribunal a rappelé que, selon le code de la sécurité sociale, une pension d'invalidité constitue un revenu de remplacement à déclarer pour le calcul de la prime d'activité. Il a estimé que l'omission de déclaration par M. B..., même si elle résultait d'une information erronée d'un agent, ne suffisait pas à établir sa bonne foi au sens de la loi, et que sa situation financière ne justifiait pas une remise totale. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. B....
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir une remise d'un indu de prime d'activité de 1 257,48 euros, résultant de l'absence de déclaration des indemnités chômage de son fils. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'omission répétée de déclarer ces ressources, par nature imposables, constituait une fausse déclaration au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Cette fausse déclaration faisait obstacle à l'octroi d'une remise gracieuse, indépendamment de la bonne foi ou de la précarité alléguée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A... contestant le refus de la commission de recours de la CAF du Nord de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 246,95 euros, pour la période de septembre 2022 à février 2023, en raison d’une omission de déclaration de changement de situation. Le juge unique a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation n’était pas fondé, sans se prononcer sur la compétence soulevée par la CAF. La décision s’appuie sur les articles L. 262-2, L. 132-1, R. 262-6 et R. 132-1 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la caisse d’allocations familiales du Pas-de-Calais de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 304,88 euros. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du « droit à l’erreur » était inopérant, car la récupération de l’indu ne constitue pas une sanction pécuniaire au sens de l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également estimé que Mme B... ne démontrait pas sa bonne foi ou sa précarité au sens de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, conditions nécessaires pour obtenir une remise gracieuse. Par conséquent, la décision de refus de remise a été maintenue.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A... d’un recours en annulation contre la décision du 1er août 2023 de la MDPH du Nord rejetant sa demande de carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour défaut de pièces justificatives. En cours d’instance, le président du conseil départemental du Nord a attribué à Mme A... la carte sollicitée sans limitation de durée par une décision du 14 novembre 2023, se substituant à la décision contestée. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Nord du 1er mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la demande de titre "salarié" ne remplissait pas les conditions des articles L. 421-1 du CESEDA et R. 5221-20 du code du travail. Il a également considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure n'avait pas méconnu les obligations d'information prévues par les règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013. Il a également jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 4 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 16 et 17 du règlement Dublin. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de M. A..., ressortissant mauricien, contre un arrêté préfectoral du 16 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et contre une décision d'assignation à résidence. Le requérant contestait notamment la compétence du signataire, l'absence d'examen de sa situation, l'illégalité du refus d'autorisation de travail, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que la compétence du signataire était établie, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes en annulation et les demandes de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise d’un indu de prime d’activité de 1 689,51 euros, dû à l’omission de déclarer la rente d’accident du travail de son époux. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la requérante ne pouvait ignorer son obligation déclarative, et que la réitération des omissions sur plus d’un an et demi constituait une fausse déclaration. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, cette circonstance fait obstacle à toute remise gracieuse, quelle que soit la précarité de sa situation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. B... concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 461,99 euros et des indus d’aides exceptionnelles. Le juge a confirmé la qualification frauduleuse de l’indu de RSA, estimant que M. B... ne résidait plus en France de manière stable et effective depuis septembre 2020, condition essentielle pour bénéficier de ces prestations. La décision s’appuie sur les articles L. 262-2 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur les décrets relatifs aux aides exceptionnelles.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les arrêtés du 13 septembre 2022 par lesquels le maire de Willerval avait retiré leurs délégations d'adjoint à M. A... et M. C.... Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a jugé que, bien que le retrait de délégation n'ait pas à être motivé formellement, l'autorité administrative doit justifier devant le juge des motifs de sa décision. En l'espèce, la commune n'ayant fourni aucun élément sur les raisons de ce retrait, les arrêtés ont été annulés sur le fondement des articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé quatre titres exécutoires émis le 8 avril 2022 par le préfet du Nord, pour un montant total de 50 750 euros, visant à récupérer des subventions accordées à l'association AIR. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : l'administration n'a pas produit l'état récapitulatif comportant la signature de l'ordonnateur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010. La décision de rejet de la réclamation préalable du 14 septembre 2022 a également été annulée par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait le refus du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car M. A... ne remplissait pas les conditions pour obtenir de plein droit un titre de séjour en tant que parent d'enfant français. La décision a été prise en application des articles L. 432-13 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du préfet du Nord refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de dix ans de M. B..., au motif que ce refus, fondé sur une menace pour l'ordre public, méconnaît l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette stipulation prévoit un renouvellement automatique du certificat de résidence de dix ans sans condition liée à l'ordre public. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre sous astreinte de 50 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, contestant un arrêté préfectoral du 3 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, estimant l'arrêté suffisamment motivé et l'intéressé ayant été entendu lors d'une audition. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Pas-de-Calais refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de fait, jugeant que le requérant ne justifiait pas d'une présence continue en France et que l'activité salariée exercée était illégale. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation de 15 581 euros pour les préjudices résultant de l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 10 juin 2021 refusant le renouvellement de son titre de séjour, et du retard dans l'exécution du jugement du 25 janvier 2022 qui avait annulé cet arrêté. Le tribunal a reconnu que l'illégalité de l'arrêté et le retard dans la délivrance du titre constituent des fautes de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a ainsi condamné l'État à verser à M. B... une somme totale de 3 000 euros, incluant 1 000 euros pour le préjudice financier et 2 000 euros pour le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental du Nord de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que M. B... ne remplissait pas les critères stricts fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017, pris pour l'application de l'article R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, notamment celui d'une réduction importante de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres, recours systématique à une aide ou à une oxygénothérapie). La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de la décision du 21 décembre 2023.