33 598 décisions disponibles — page 339/1680
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société civile immobilière Farcie, qui contestait la taxe sur les logements vacants pour 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas produit l'intégralité de la décision de rejet de sa réclamation préalable du 8 avril 2025, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l'acte attaqué à peine d'irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé précontractuel de la société Eros Security, qui contestait l'attribution d'un marché de gardiennage par Partenord Habitat. La juridiction a constaté que les actes d'engagement avaient été signés le 8 juillet 2025, soit avant l'introduction de la requête le 16 juillet 2025. En application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, le juge ne peut être saisi qu'avant la conclusion du contrat. La requête a donc été jugée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par la chambre de commerce et d'industrie de région Hauts-de-France pour ordonner l'expulsion de la société Comco System SAS, occupante sans titre du domaine public (bureaux n° 61 et 77 du port fluvial de Lille) suite à la résiliation de ses conventions d'occupation pour défaut de paiement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la seule présence d'autres sociétés domiciliées sans autorisation ne constituant pas un trouble à l'ordre public suffisant, et la société ayant réglé ses dettes et étant en recherche de nouveaux locaux. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme C contestant l'arrêté du maire de Wervicq-Sud du 26 octobre 2021 retirant son permis de construire tacite pour une maison individuelle. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire, et une erreur de fait ou de droit concernant la qualification du terrain en zone humide. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le retrait était légal car le permis tacite était illégal, le terrain étant situé en zone humide au sens du code de l'environnement et du règlement du SAGE Marque-Deûle. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme D, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a statué par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis. Il a notamment écarté le moyen d'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulièrement publiée, et celui d'insuffisance de motivation, les décisions étant suffisamment circonstanciées. Les autres moyens, tirés notamment de la méconnaissance du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ont été rejetés faute de précisions suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A... contestant sa mise en demeure solidaire pour des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2012-2013) et des rappels de TVA (2013-2014) de la SARL La Halle Au Snack. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de rectification, le défaut d'information sur l'origine des documents obtenus par l'administration, et contestait le bien-fondé de divers rejets de charges et de la reconstitution du résultat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de M. A..., confirmant ainsi la régularité de la procédure et le bien-fondé des impositions et pénalités mises à sa charge en tant que débiteur solidaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment les articles L. 76 B et L. 48.
Refus de suspension d'un refus de titre de séjour par le juge des référés du Tribunal administratif de Lille. M. B, ressortissant tunisien, contestait l'arrêté du préfet du Nord du 26 juin 2025 lui refusant un titre de séjour "salarié". Le juge a rejeté sa demande de suspension au motif qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Atelier Baudoin. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n°4 "vitraux" d'un marché public de travaux lancé par la commune de Saint-Omer, en invoquant une irrégularité dans la méthode de notation du critère prix et une dénaturation de son offre technique. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la méthode de notation, qui intégrait un sous-critère de cohérence des prix unitaires, n'était pas entachée d'irrégularité au regard des principes d'égalité de traitement et de transparence. La demande a donc été rejetée, et la société requérante a été condamnée à verser des frais à la commune et à l'attributaire.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, professeur contractuel de mathématiques. Ce dernier demandait sa réintégration au lycée Averroès suite à l'annulation de la résiliation du contrat d'association de l'établissement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le requérant de justifier de sa situation personnelle et financière depuis la perte de son traitement en septembre 2024. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Steenwerck à la SARL Warembourg et fils pour deux bâtiments d’élevage de volailles. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment l’insuffisance du dossier de demande, l’absence d’enquête publique et de consultations obligatoires, ainsi que la méconnaissance du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) et de l’article R.111-2 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés étaient pour partie inopérants ou non fondés, et que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R.431-2, R.431-7, R.423-57, R.423-58, R.423-7, et L.421-3, ainsi que sur le règlement du PLUi de la communauté de communes de Flandre intérieure.
Le Tribunal administratif de Lille annule la décision du 2 avril 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a notifié à M. A un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 442,10 euros. Le juge unique retient que cette décision, qui impose une sujétion, est insuffisamment motivée en droit en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. L'annulation n'implique pas nécessairement la décharge de l'obligation de payer, la caisse pouvant régulariser la situation. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocate de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 19 juin 2023 lui refusant une autorisation préalable de formation. En cours d'instance, le CNAPS a finalement accordé l'autorisation sollicitée par une décision du 13 juin 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d'un recours contestant la suspension de son droit au revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er juillet 2022. Le requérant soutenait que cette suspension était injustifiée car il n'avait pu se présenter à un entretien obligatoire, sa convocation ayant été envoyée à une adresse erronée et son hospitalisation constituant un cas de force majeure. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que le moyen tiré de l'erreur d'adresse n'était pas établi et que, faute de justificatif d'hospitalisation produit en temps utile, l'absence à l'entretien ne pouvait être excusée. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-18, R. 262-33, R. 262-35, R. 262-37, R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles, et L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de ne lui accorder qu’une remise gracieuse partielle de sa dette de revenu de solidarité active (RSA). Statuant en plein contentieux, le juge unique a estimé que Mme B n’avait pas produit les pièces nécessaires pour démontrer une situation de précarité financière justifiant une remise totale du solde restant dû. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’appréciation de la bonne foi et de la précarité du débiteur.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir l'annulation du refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requérante invoquait une spondylarthrite ankylosante limitant sa mobilité. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les critères fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide technique ou humaine) n'étaient pas remplis. La solution retenue confirme le refus du département du Nord.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 601,86 euros confirmé par le président du conseil départemental du Pas-de-Calais. Le juge unique a estimé que l'indu était fondé sur l'omission de déclaration de la retraite complémentaire de l'intéressé à compter de juillet 2022. M. B n'a pas apporté la preuve de ses déclarations, se bornant à produire la première page de son avis d'impôt. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A contestant l'amende administrative de 969 euros infligée par le président du conseil départemental du Nord pour fausse déclaration ayant abouti à un indu de revenu de solidarité active. Le juge a estimé que l'omission de déclaration de ressources était délibérée, caractérisant un manquement aux obligations déclaratives, et que la sanction était proportionnée. La décision s'appuie sur l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles, qui réprime les fausses déclarations ou omissions délibérées.
Recours de Mme C contre la décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais lui accordant une remise gracieuse partielle de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 6 676,95 euros. Le Tribunal administratif de Lille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête. La solution retenue est que Mme C n'a pas apporté la preuve de sa situation de précarité financière justifiant une remise totale, alors que sa bonne foi n'était pas contestée. Le jugement s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 mars 2021 autorisant l'exploitation d'un élevage de volailles de 117 600 emplacements à Steenwerck. Les requérants, dont des associations de protection de l'environnement et des riverains, contestaient la légalité de cette autorisation pour divers vices de procédure et de fond. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que le dossier d'enquête publique et l'étude d'impact étaient suffisants, et que les dispositions des codes de l'environnement et rural, ainsi que les arrêtés ministériels invoqués, n'avaient pas été méconnus. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives aux dépens et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant la décision de la commission départementale d’aménagement foncier (CDAF) du Nord relative au remembrement de ses parcelles à Merris. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la CDAF avait procédé à un examen particulier du dossier. Il a jugé que la modification des limites de la parcelle ZE 61 ne méconnaissait pas l'article L. 123-2 du code rural et de la pêche maritime, car elle n'affectait pas les dépendances indispensables du bâti, et que l'erreur de fait alléguée n'était pas établie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., incluant sa demande d'annulation et d'injonction.