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Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 21 mars 2022 par laquelle le maire de Carvin a préempté un ensemble immobilier. La requérante, la SCI du Grand Chemin, soutenait notamment que la commune ne justifiait pas d’un projet réel et suffisamment précis à la date de la préemption. Le tribunal retient que la motivation de la décision et les éléments produits en défense ne démontrent pas l’existence d’un projet d’aménagement répondant aux objectifs de l’article L. 300-1 du code de l’urbanisme. En conséquence, la décision de préemption est annulée pour méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de Mme B. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée, la requérante ayant demandé le renouvellement de son titre avant son expiration. Il a également estimé que le moyen tiré de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour, fondée sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les autres moyens (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH) étaient infondés. Par conséquent, les décisions subséquentes (OQTF, pays de destination, interdiction de retour) ont été jugées légales.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre deux avis de paiement d’un forfait de post-stationnement, se déclare incompétent. Il estime que le litige relève de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant, en application de l’article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction spécialisée, conformément à l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, assistante familiale, qui contestait son licenciement prononcé par le président du conseil départemental du Nord le 8 novembre 2022. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que, suite au retrait de son agrément par le département du Pas-de-Calais, l'employeur se trouvait en situation de compétence liée pour la licencier en application des articles L. 421-8 et L. 422-1 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant le refus de certificat de résidence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Nord le 17 octobre 2023. Le tribunal a constaté que la délivrance d’un récépissé de demande de certificat de résidence à M. D a implicitement abrogé les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, entraînant un non-lieu à statuer sur ces points. Sur le refus de certificat de résidence, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de l’erreur de droit et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en application de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l’obligation de quitter le territoire et au pays de destination, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 8 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour les étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance entre 16 et 18 ans. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de M. B, notamment au vu de ses liens avec sa famille restée en Tunisie et de l'avis de la structure d'accueil. Les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour, contestées par voie de conséquence, ont donc été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 22 mai 2025 par laquelle le préfet du Nord a ordonné le transfert de Mme A B vers l'Espagne. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'autorité de la chose jugée, car elle a été prise sans procéder à un nouvel entretien individuel, en violation de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, alors qu'un précédent jugement du 3 avril 2025 avait annulé une première décision de transfert pour ce même motif. La solution est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le principe de l'autorité de la chose jugée.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une ressortissante guinéenne enceinte et sans hébergement, qui demandait une solution d'hébergement d'urgence pour elle et son fils. Le juge a estimé que les pièces médicales produites, peu circonstanciées, ne démontraient pas une vulnérabilité suffisante pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence, au sens des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles. Il a également relevé que la requérante n'avait pas préalablement contacté les services sociaux compétents. La condition d'urgence n'étant pas établie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, détenu, qui demandait le versement d’un arriéré de salaire de 4,80 euros et 1 500 euros pour préjudice moral, en raison d’une rémunération non conforme aux articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le ministre de la justice, jugeant que le rejet d’une demande de provision en référé ne rend pas sans objet le recours au fond. Sur le fond, il a considéré que le préjudice financier et moral n’était pas établi, et a donc rejeté l’intégralité des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant italien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Nord le 21 juin 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que le signataire bénéficiait d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. A, notamment au regard des conditions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant les ressources suffisantes pour les citoyens de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B contestant un titre de perception de 19 406,50 euros émis par la direction des finances publiques pour le recouvrement d’indus d’indemnités journalières de sécurité sociale et de rémunération. La juridiction a relevé d’office son incompétence pour connaître des conclusions relatives au recouvrement des indemnités journalières de sécurité sociale, ces litiges relevant du tribunal judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Par ailleurs, le tribunal a constaté l’irrecevabilité des conclusions concernant l’indemnité de conseiller à la formation continue, la rectrice ayant déjà procédé au retrait partiel du titre de perception sur ce point. En conséquence, le tribunal s’est déclaré incompétent pour statuer sur la partie de la créance relative aux indemnités journalières et a rejeté le surplus des conclusions comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision du 28 mars 2025 suspendant le versement de sa rémunération. Le juge a constaté que cette décision avait cessé de produire ses effets en raison du licenciement de l'intéressé, intervenu postérieurement. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, estimant qu'il n'y avait plus d'urgence. Les demandes accessoires, notamment au titre de l'aide juridictionnelle et des frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B C, détenu, qui contestait le refus implicite de l'administration pénitentiaire de lui fournir des repas conformes à son régime médical prescrit et demandait réparation de son préjudice. La juridiction a rappelé que, en vertu des articles L. 320-1 et R. 323-1 du code pénitentiaire, l'administration doit assurer une alimentation adaptée à l'état de santé des détenus, incluant les régimes médicalement prescrits. Sur le fond, le tribunal a constaté que les pièces médicales produites établissaient la nécessité d'un régime spécifique pour M. C, mais que l'administration n'avait pas démontré avoir respecté ces prescriptions. En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint à l'État de fournir les repas adaptés, tout en rejetant la demande d'indemnisation faute de préjudice établi.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de la société EDMP Hauts-de-France visant à annuler le refus de permis de construire opposé par le maire de Cucq pour un projet de 17 logements et un commerce. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le motif de refus fondé sur l’article UA 10 du plan local d’urbanisme était justifié, le bâtiment projeté excédant la hauteur moyenne des constructions environnantes de plus d’un niveau. Elle a également écarté le moyen tiré de l’article L. 121-13 du code de l’urbanisme, sans toutefois le trancher au fond, la solution retenue sur le premier motif suffisant à valider le refus. La décision s’appuie sur le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B A contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour étudiant et l’obligeant à quitter le territoire, a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État. Cette décision est motivée par la nécessité de garantir l’impartialité de la juridiction, le requérant ayant été stagiaire au sein du tribunal durant la période concernée. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 312-5 du code de justice administrative, qui prévoit ce renvoi en cas de raison objective de mise en cause de l’impartialité. Aucune solution au fond n’est retenue, la requête étant renvoyée pour attribution à une autre juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'université de Lille à lui verser diverses indemnités pour défaut de reconstitution de carrière et manquements dans le traitement de son dossier. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de l'insuffisance de précisions sur les fautes invoquées et le lien de causalité, ainsi que de l'absence d'inventaire détaillé des pièces jointes. Il a également estimé que les demandes indemnitaires étaient prescrites pour les faits antérieurs à 2017 et que l'université n'était pas tenue par un protocole transactionnel non signé. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille a examiné la requête de M. A, agent contractuel de l'éducation nationale, contestant la date d'effet de son contrat, les attestations Pôle emploi, l'arrêté de démission et demandant des indemnités. Le tribunal a relevé d'office plusieurs irrecevabilités : les conclusions contre l'arrêté du 25 février 2021 étaient tardives, les conclusions pécuniaires étaient irrecevables faute de demande préalable, et l'attestation du 18 février 2021 était devenue caduque. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur le fond des moyens soulevés par M. A.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Par un mémoire du 17 juin 2025, le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions. Le magistrat désigné a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’ordonnance met ainsi fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté du préfet de l'Oise refusant un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et d'une interdiction de retour de dix ans. Le juge constate qu'en application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la compétence territoriale revient au tribunal administratif dans le ressort duquel l'autorité auteur de la décision a son siège, soit le préfet de l'Oise. En conséquence, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif d'Amiens, seul compétent pour connaître de l'affaire.