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Le Tribunal administratif de Lille, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord lui faisant obligation de quitter le territoire français, a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil. La solution retenue est fondée sur les articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a constaté que M. B, qui avait été placé en rétention administrative à Lesquin, avait été libéré et disposait d’un domicile stable en Seine-Saint-Denis. Dans un souci de bonne administration de la justice, le dossier a été transmis au tribunal territorialement compétent du lieu de résidence de l’intéressé.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant béninois, pour suspendre la décision du préfet du Nord du 12 mai 2025 classant sans suite sa demande de carte de résident "Longue durée-UE". Le juge a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992 et des articles L. 426-17 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance rappelle que la délivrance du titre est subordonnée à des conditions de ressources stables et suffisantes, appréciées sur trois ans pour les ressortissants béninois.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une mère isolée d'un enfant de moins de trois ans, atteint d'une pathologie lourde nécessitant une prise en charge exclusive au CHU de Lille. La requérante demandait au département du Nord de lui assurer un hébergement à proximité de cet hôpital. Le juge a rappelé que, sur le fondement des articles L. 222-5 et L. 221-2 du code de l'action sociale et des familles, le département a l'obligation de prendre en charge, y compris en urgence, les mères isolées avec leurs enfants de moins de trois ans sans domicile. Une carence caractérisée dans cette mission peut constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant la décision de transfert aux autorités espagnoles prise par le préfet du Nord le 17 avril 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement UE n° 604/2013, et de l'absence de saisine des autorités espagnoles. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 28 avril 2023 par laquelle le préfet du Nord a refusé d'abroger un précédent arrêté de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire, et a rejeté la demande de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" ou "salarié". La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen sérieux de la situation de la requérante, le préfet n'ayant pas statué sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé le regroupement familial pour son fils. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Sur le fond, il a jugé que les ressources du foyer, s'élevant à 1 622,59 euros bruts mensuels en moyenne sur la période de référence, étaient inférieures au seuil requis par l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, majoré d'un cinquième pour une famille de six personnes, ce qui justifiait légalement le refus.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B, qui demandait la condamnation du CHRU de Lille pour des fautes commises lors d'une opération chirurgicale du 24 octobre 2018, notamment un mauvais positionnement d'une vis pédiculaire et un défaut d'information sur les risques. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'hôpital pour un défaut d'information et un retard fautif dans le diagnostic et la réparation de la complication, mais a écarté la faute technique lors de l'intervention elle-même. Appliquant un taux de perte de chance de 30 %, il a condamné le CHRU à verser à Mme B une somme totale de 5 116,12 euros pour ses divers préjudices (dont tierce personne temporaire, perte de gains, déficit fonctionnel, souffrances endurées et préjudice esthétique). La CPAM du Hainaut a obtenu le remboursement de ses débours à hauteur de 4 985,61 euros, avec intérêts, sur le fondement des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. H, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer pour des préjudices subis suite à une intervention chirurgicale de prothèse de hanche en juin 2018. Le tribunal a reconnu un manquement de l'hôpital à son obligation d'information, en application de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique, mais a limité l'indemnisation aux seuls préjudices directement liés à ce défaut d'information, soit une majoration de deux jours d'hospitalisation et des souffrances endurées. En conséquence, le tribunal a condamné l'hôpital à verser à M. H une somme de 28 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, rejetant le surplus de ses demandes, y compris la demande d'expertise complémentaire.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme B A contestant la décision de l'OFII de Lille de cesser ses conditions matérielles d'accueil de demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la première requête était irrecevable car dirigée contre une décision implicite inexistante. Concernant la seconde requête, le tribunal a annulé la décision du 7 mai 2025 pour vice de procédure, constatant que Mme A n'avait pas bénéficié d'un entretien de vulnérabilité préalable, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil à titre rétroactif, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de M. B A contre les décisions du préfet du Nord du 23 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant l'Algérie comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord fixant le pays de son éloignement suite à une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de vice de notification, et juge que l’absence de production du jugement pénal est sans incidence sur la légalité de la décision. Il estime que la décision ne méconnaît pas l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, le requérant n’établissant pas de risques personnels en cas de retour en Algérie. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait la décision du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que de l'absence de preuve de la saisine et de l'accord des autorités espagnoles. Il a également jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en n'activant pas la clause discrétionnaire de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la SAS E2B Formation qui contestait le refus du préfet de la région Hauts-de-France d'enregistrer sa déclaration d'activité de formation professionnelle. Le tribunal a estimé que le préfet était fondé à refuser l'enregistrement en raison de doutes sérieux sur la réalité de la prestation, notamment l'impossibilité pour le stagiaire d'être simultanément formateur pour un autre organisme. La décision s'appuie sur les articles L. 6351-1, L. 6351-3 et L. 6313-1 du code du travail.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour "étudiant" opposée à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié avoir présenté le contrat d'engagement aux principes de la République exigé par l'article R. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui rendait sa demande incomplète et faisait obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais ordonnant son maintien en rétention administrative suite à sa demande d'asile. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé la décision suffisamment motivée, celle-ci visant l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été rejeté faute de précisions.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Béthune-Beuvry à lui verser 60 000 euros en réparation du préjudice subi suite au décès de sa mère, survenu après une prise en charge pour un hématome cérébral le 26 janvier 2023. La requérante invoquait un défaut de surveillance et une absence de prise en compte du traitement habituel de la patiente. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que Mme A ne produisait aucune pièce médicale à l'appui de ses allégations et ne rapportait pas la preuve d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement, conformément aux articles L. 1110-5 et L. 1142-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé-suspension par Mme A épouse D, assistante familiale, contestant le retrait de son agrément par le président du conseil départemental du Pas-de-Calais. La requérante invoquait l'urgence, tirée de la perte de ses revenus professionnels, et plusieurs moyens de légalité, notamment un vice de procédure et une erreur d'appréciation. Le département a défendu la décision en arguant de l'intérêt supérieur des enfants et de la régularité de la procédure, incluant la consultation de la commission consultative paritaire. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les conséquences financières invoquées ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant la suspension, au regard de l'intérêt public protégé par le retrait d'agrément. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision de refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Lille a condamné le département de la Seine-Saint-Denis à rembourser 24 000 euros au Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions. Cette somme correspond aux indemnités versées par le Fonds à une victime de viol et à sa mère, suite à une condamnation pénale de l’agresseur, un mineur confié au service de l’aide sociale à l’enfance du département. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département, en raison des pouvoirs de contrôle et de direction qu'il exerce sur le mineur placé. La décision s’appuie sur l’article 706-11 du code de procédure pénale (subrogation du Fonds) et sur les principes de responsabilité administrative pour dommages causés par un mineur confié à un service départemental.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille concerne un référé suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) introduit par M. B, ressortissant algérien, contestant le rejet de son recours gracieux contre un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge des référés constate que la notification de l'arrêté du 27 août 2024 a été faite à une adresse erronée, ce qui n'a pas fait courir le délai de recours contentieux de trente jours prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le recours gracieux de M. B était recevable, et la décision du préfet du Nord du 19 mars 2025 le rejetant pour irrecevabilité est entachée d'illégalité. La solution retenue est la suspension de l'exécution de cette décision de rejet, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. B sous un mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente.