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Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation collégiale (2ème chambre), a rejeté la requête de Mme D, ressortissante vénézuélienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 20 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. Par suite, les moyens d'exception d'illégalité soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont également été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 8 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que le requérant, entré en France à 17 ans et demi, ne remplissait pas les conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une prise en charge par l'aide sociale à l'enfance avant l'âge de seize ans. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, pays de destination et interdiction de retour) ont été écartés par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la contestation de M. B et Mme D relative à un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 436 euros pour la période de juin à juillet 2019. Les requérants contestaient la décision de la CAF du Nord, arguant que M. B, étudiant italien boursier, résidait régulièrement en France et pouvait prétendre aux prestations. Le tribunal a rappelé que le recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale, seule attaquable. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement s’appuie sur le code de la construction et de l’habitation et le code de l’entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant éthiopien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A ne justifiant d'aucune attache familiale ou privée en France. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 11 avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la délégation de signature était régulière et que les informations prévues à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 lui avaient été remises en arabe, une langue qu'il comprend. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme C du centre d'accueil pour demandeurs d'asile qu'elle occupait sans titre. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que l'hébergement prend fin lorsque le droit au maintien sur le territoire a expiré. Le juge a constaté que la demande d'asile de Mme C avait été définitivement rejetée et qu'elle se maintenait dans les lieux après une mise en demeure infructueuse, justifiant ainsi l'expulsion avec le concours de la force publique.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant libyen, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant la Libye comme pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de motivation insuffisante et de violation du droit à un procès équitable, ce dernier étant irrecevable car le requérant n'avait pas sollicité les mesures nécessaires à sa comparution. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet de la Caisse d'allocations familiales (CAF) du Nord maintenant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 6 211,16 euros à l'encontre de Mme B. La requérante contestait cet indu pour la période du 4 novembre 2019 au 14 février 2022, invoquant notamment un vice de procédure. Le juge unique a retenu que la commission de recours amiable n'avait pas été consultée préalablement au rejet du recours administratif obligatoire, en méconnaissance des articles R. 825-1 et R. 825-2 du code de la construction et de l'habitation, privant ainsi Mme B d'une garantie. Cette irrégularité a entraîné l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B, une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile, afin d’annuler la décision implicite de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant de lui accorder les conditions matérielles d’accueil, notamment le versement de l’allocation pour demandeur d’asile. La requérante invoquait une méconnaissance des articles D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, un défaut de motivation et d’examen de sa vulnérabilité, ainsi qu’une violation des articles 21 et 22 de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a admis Mme B au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle totale. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait fourni, mais la décision semble se fonder sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la directive européenne relative aux normes d’accueil des demandeurs d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Nord à l'encontre de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant les décisions de la caisse d'allocations familiales du Nord lui notifiant un indu d'allocation de logement sociale (966 euros) et de prime d'activité (254,54 euros) pour la période d'octobre à décembre 2020. Le juge unique a estimé que l'enquête administrative établissait que M. B ne résidait plus en France à cette période, condition nécessaire pour bénéficier de ces aides selon les articles L. 821-1, L. 821-2 et R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, faute pour le requérant d'avoir apporté la preuve contraire des constatations de l'agent assermenté.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait la décision du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités norvégiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de droit et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les articles 3 et 12 du règlement précité, compte tenu du visa délivré par la Norvège et de l'acceptation explicite de cet État. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet, Mme A ayant déjà obtenu l'aide totale.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir une situation de précarité immédiate, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était invoquée. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais refusant de l'admettre au séjour au titre de l'asile et ordonnant son maintien en rétention. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation régulière ayant été publiée. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant, sur le fondement de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la demande d'asile, déposée tardivement et sans craintes exprimées, visait uniquement à faire échec à l'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 16 mai 2025. Cet arrêté refusait de l'admettre au séjour au titre de l'asile et ordonnait son maintien en rétention administrative durant l'examen de sa demande en procédure prioritaire par l'OFPRA. Le tribunal estime que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la demande d'asile, déposée alors que l'intéressé était en rétention, visait uniquement à faire échec à son éloignement, conformément à l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant sierra-léonais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé. La décision s'appuie notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A D, ressortissant iranien, qui contestait l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel le préfet du Nord avait ordonné son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur de droit, en considérant que la décision était légalement fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la CAF du Pas-de-Calais pour le recouvrement d'un indu d'allocation logement familiale de 3 248,28 euros. La requérante contestait le bien-fondé de la créance en niant toute fraude, mais n'a apporté aucun élément probant à l'appui de ses allégations. Le juge unique, statuant en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, a considéré que les affirmations de Mme B étaient insuffisantes pour remettre en cause la décision de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Opposition à contrainte pour un indu d'allocation logement familiale. Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. C. Il juge que le requérant ne peut contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre de l'opposition à contrainte, faute d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "My shop de l'union" pour quatre semaines. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la société requérante d'apporter le moindre commencement de preuve à l'appui de ses allégations sur les conséquences financières et familiales de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.