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Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, détenu, d’une demande de condamnation de l’État à lui verser des arriérés de salaire (606,32 euros) et une indemnisation pour préjudice moral (1 500 euros) en raison d’une rémunération non conforme aux articles 717-3 et D. 412-64 du code de procédure pénale, ainsi qu’aux articles R. 381-104 et D. 242-4 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de la justice, estimant que la demande indemnitaire n’avait pas été pleinement satisfaite. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que les dispositions applicables (notamment l’article D. 432-1 du code pénitentiaire fixant la rémunération à 45 % du SMIC pour les activités de production) avaient été respectées et que le préjudice moral n’était pas établi.
Le Tribunal Administratif de Lille, dans sa 5ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C, ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 21 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d’enfant français, l’obligeant à quitter le territoire et fixant son pays de destination. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’absence de saisine de la commission du titre de séjour. Il a jugé que le préfet avait légalement pu opposer la menace pour l’ordre public prévue à l’article L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que M. C ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant au sens de l’article L. 423-7 du même code. En conséquence, la requête a été re
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, détenu, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice moral subi suite à une fouille corporelle intégrale réalisée le 23 mai 2022 au centre pénitentiaire de Lille-Annœullin. Le requérant soutenait que cette fouille, qu'il estimait injustifiée et humiliante, constituait une faute de l'État engageant sa responsabilité, en méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la fouille était justifiée par les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service pénitentiaire, et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A, détenu, d'une demande d'indemnisation pour la perte de ses effets personnels (agrafeuse, calculatrice, miroir et tableau) lors de son transfert entre deux centres pénitentiaires. L'administration a reconnu sa faute, mais le requérant contestait le montant de l'indemnisation proposée (26,42 euros). Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée sur le fondement de l'article D. 340 du code de procédure pénale, mais a limité l'indemnisation du préjudice financier à 50 euros, faute de justificatifs suffisants, et a rejeté la demande de préjudice moral, non établi.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet du Nord d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 8 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de M. C, détenu au centre de détention de Bapaume, qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice moral résultant de trente-cinq fouilles corporelles intégrales subies entre février 2020 et mai 2022. Le tribunal a jugé que ces fouilles, effectuées sans être justifiées par une présomption d'infraction ou un risque pour la sécurité, méconnaissaient les dispositions de l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 et les articles L. 225-1 et L. 225-2 du code pénitentiaire, constituant ainsi une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. C une somme de 1 500 euros en réparation de son préjudice moral, assortie des intérêts au taux légal à compter du 27 juillet 2022 et de leur capitalisation.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par un détenu, M. C, d’une demande de condamnation de l’État à lui verser des arriérés de salaire et une indemnité pour préjudice moral, en raison d’une rémunération non conforme aux dispositions des articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale (devenus articles L. 412-3 et D. 412-64 du code pénitentiaire). Le tribunal a fait droit partiellement à la demande, en condamnant l’État à verser à M. C la somme de 346,15 euros au titre des arriérés de salaire, conformément aux conclusions du ministre de la justice, mais a rejeté la demande d’indemnisation du préjudice moral, celui-ci n’étant pas établi. La décision s’appuie sur les textes relatifs au salaire minimum de croissance et à la rémunération du travail en détention.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A, détenu, d'une demande indemnitaire pour arriérés de salaire et préjudice moral liés à une rémunération insuffisante pour son travail au service général du centre pénitentiaire de Lille-Annœullin. Le tribunal a partiellement fait droit à sa demande en condamnant l'État à lui verser 148,25 euros au titre des arriérés de salaire, conformément aux dispositions des articles 717-3 du code de procédure pénale et D. 432-1 du code pénitentiaire fixant la rémunération minimale à 20% du SMIC. En revanche, la demande de 1 500 euros pour préjudice moral a été rejetée, ce préjudice n'étant pas établi. La solution s'appuie sur les textes relatifs au SMIC et au travail pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. C D, détenu à la maison d’arrêt de Douai, qui contestait le retrait des permis de visite de ses enfants. Le tribunal constate que le directeur de l’établissement était en situation de compétence liée en raison d’une interdiction judiciaire de contact toujours en cours, prononcée dans le cadre de la condamnation pénale du requérant. En application de l’article R. 341-2 du code pénitentiaire, cette interdiction imposait le retrait des permis, rendant inopérants les moyens soulevés (vice de procédure, défaut de motivation, erreur d’appréciation, violation de l’article 8 de la CEDH). La demande de frais de justice est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, détenu, d'une demande d'indemnisation pour des erreurs de calcul de sa rémunération au titre du travail en détention. Le tribunal a condamné l'État à verser 259,65 euros d'arriérés de salaire, en application des articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, qui garantissent une rémunération minimale indexée sur le SMIC. En revanche, la demande de 1 500 euros pour préjudice moral a été rejetée, le requérant n'apportant pas la preuve d'un préjudice distinct. La solution retenue est donc une condamnation partielle de l'État, limitée au préjudice financier établi.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, détenu, d'une demande d'indemnisation pour des arriérés de salaire et un préjudice moral liés à des erreurs de calcul de sa rémunération pour des activités professionnelles exercées en détention entre 2018 et 2022. Le ministre de la justice a reconnu un préjudice financier de 6 175,74 euros, mais a contesté le préjudice moral. Le tribunal, appliquant les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale ainsi que les décrets fixant le SMIC, a condamné l'État à verser à M. B la somme de 6 175,74 euros au titre des arriérés de salaire, rejetant la demande pour préjudice moral faute de preuve.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, détenue, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 34,15 euros pour le défaut de versement de l'aide d'indigence en janvier 2022 et le prélèvement du coût de location d'un téléviseur. Le tribunal a jugé que l'absence de versement de l'aide d'indigence de 20 euros constituait une faute de l'administration pénitentiaire, engageant la responsabilité de l'État, sur le fondement de l'article 31 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 et de l'article D.347-1 du code de procédure pénale. En revanche, la demande relative au téléviseur a été rejetée, le coût ayant déjà été remboursé. L'État a été condamné à verser 20 euros à Mme A, assortis des intérêts au taux légal à compter du 21 mars 2022.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B, détenu au centre de détention de Bapaume, d’une demande d’indemnisation pour arriérés de salaire et préjudice moral liés à son travail en détention d’octobre 2021 à mai 2022. Le tribunal a appliqué les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, ainsi que les décrets et arrêtés fixant le SMIC, pour constater un défaut de rémunération conforme. L’administration ayant déjà proposé et versé une provision de 878,15 euros, le tribunal a condamné l’État à verser le solde restant dû, soit 5,17 euros, et a rejeté la demande de préjudice moral faute de preuve. La solution retient donc une indemnisation partielle, limitée au préjudice financier établi.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, détenu, d’une demande d’indemnisation pour des arriérés de salaire (934,07 euros) et un préjudice moral (1 500 euros) liés à son travail en détention au centre pénitentiaire de Laon. Le ministre de la justice a reconnu le préjudice financier et proposé de verser la somme due, mais a contesté le préjudice moral. Le tribunal, appliquant les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale ainsi que les décrets fixant le SMIC, a condamné l’État à verser 934,07 euros au titre des arriérés de salaire, tout en rejetant la demande de dommages et intérêts pour préjudice moral, faute de preuve.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, détenu au centre pénitentiaire de Maubeuge, d’une demande d’indemnisation pour arriérés de salaire et préjudice moral, fondée sur le non-respect du salaire minimum prévu par les articles 713-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale. Le garde des sceaux a reconnu une erreur de calcul et proposé une indemnité de 43,60 euros, que le tribunal a retenue comme due. En revanche, la demande de 1 500 euros pour préjudice moral a été rejetée, faute pour le requérant d’établir un lien entre l’erreur de calcul et un préjudice distinct. La solution s’appuie sur les dispositions du code de procédure pénale et du décret n° 2020-1598 fixant le SMIC.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 23 juin 2022 par laquelle le président de la Métropole Européenne de Lille (MEL) avait refusé à M. C une permission de voirie pour créer un accès à ses parcelles depuis le boulevard Clémenceau. Le tribunal a jugé que le motif de sécurité routière invoqué par la MEL n'était pas fondé, car la configuration des lieux (voie à 50 km/h, feux tricolores, terre-plein central et large zone de transition) ne présentait pas de dangerosité particulière. Cette solution s'appuie sur le principe selon lequel le droit d'accès des riverains à la voie publique ne peut être refusé que pour des motifs impérieux de sécurité ou de conservation du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E, détenu, qui contestait la sanction de placement en cellule disciplinaire de neuf jours prononcée à son encontre pour tapage. Le tribunal a examiné la légalité de la décision du 15 avril 2022 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires, qui s'est substituée à la décision initiale de la commission de discipline. Il a écarté les moyens d'irrégularité de la procédure, jugeant que la délégation de signature au chef de détention pour engager les poursuites était régulièrement publiée et opposable. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 57-7-6 et R. 57-7-15 du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. B D contestant un arrêté du préfet de la Somme du 25 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un arrêté du 3 mai 2025 ordonnant son maintien en rétention. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de Mme D E C, ressortissante surinamaise, contre les décisions du préfet du Nord du 15 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale", l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le Surinam comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans, et l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendue, une erreur de fait sur son divorce, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été jugées légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui sollicitait l'exonération totale d'un titre de recettes émis par la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers pour la participation à l'assainissement collectif. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas au tribunal administratif d'accorder une telle exonération, cette demande ne relevant pas de ses pouvoirs. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.