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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B A et Mme C E visant à obtenir le remboursement d’un crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) de 7 170 euros au titre de l’année 2019. Les requérants avaient payé des travaux d’installation d’un poêle à bois le 31 décembre 2019, mais n’avaient affecté le logement à leur habitation principale qu’en juin 2021. Le tribunal a jugé que, selon l’article 200 quater du code général des impôts, le bénéfice du CITE est conditionné à l’occupation effective du logement à titre d’habitation principale à la date du paiement des dépenses. Les circonstances invoquées (blessure et abandon de chantier) n’ont pas été considérées comme un cas de force majeure justifiant un emménagement tardif.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 22 juin 2022 par lequel le maire d'Hénin-Beaumont avait exercé le droit de préemption urbain sur des parcelles situées à la fois sur le territoire de sa commune et sur celui de Dourges. Le tribunal a jugé que la commune ne justifiait pas, à la date de l'arrêté, de l'existence d'un projet d'aménagement suffisamment précis et certain, en méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la décision de préemption a été annulée, de même que le rejet du recours gracieux. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant bissau-guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 20 septembre 2022 l'assigniant à résidence pour six mois. Le tribunal a annulé cet arrêté au motif que la durée de six mois excédait le maximum légal de quarante-cinq jours prévu à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une assignation fondée sur l'article L. 731-1, et que le préfet ne pouvait se fonder sur l'article L. 731-3 pour justifier une durée plus longue. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision implicite du maire d'Hellemmes refusant de modifier la numérotation de la rue des Ateliers SNCF et de la cité Pollet. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que la double numérotation invoquée par le requérant, source de confusion pour les services postaux et de secours, n'était pas établie par les pièces du dossier, la commune ayant reconnu le problème auprès du Défenseur des droits mais sans que cela ne suffise à démontrer une illégalité. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sans qu'il soit fait application de l'article L. 2213-28 du code général des collectivités territoriales relatif au numérotage des maisons.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de 7ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme D C contestant les refus d'agrément pour exercer les fonctions de mandataire judiciaire à la protection des majeurs. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis du procureur de la République, considéré comme un acte préparatoire non susceptible de recours. Il a également estimé que les moyens soulevés contre les arrêtés préfectoraux, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur de droit, n'étaient pas fondés, le préfet étant lié par l'avis défavorable du procureur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'agrément des mandataires judiciaires.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... contestant l'ordonnance de taxation des frais d'expertise rendue par le Tribunal Administratif d'Amiens. La requérante demandait une réduction des honoraires de l'expert, notamment pour les frais de déplacement, une seconde visite technique jugée inutile, et le temps d'étude et de rédaction. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle a été enregistrée après le jugement au fond du 7 février 2023, qui avait déjà statué définitivement sur la charge des frais d'expertise. La décision s'appuie sur les articles R. 621-13 et R. 761-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D et Mme E demandant l'annulation du permis de construire délivré le 11 octobre 2022 par le maire de Berck-sur-Mer à la société Sofim Promotion pour un ensemble de vingt-cinq logements. Les requérants invoquaient notamment l'insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal, de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP), ainsi que de l'article R. 122-2-1 du code de l'environnement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans l'extrait fourni la solution finale sur chaque point, mais a rejeté les conclusions à fin d'annulation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B... et autres demandant l'annulation de sept délibérations du conseil municipal de Cauchy-à-la-Tour du 17 février 2023. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre six des délibérations (n° 2023001 à 2023005 et 2023007) faute pour les requérants d'avoir produit ces actes, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Concernant la délibération n° 2023006, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 2121-10 et L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales, estimant que la convocation avait été régulièrement adressée par voie dématérialisée dans le délai de trois jours francs. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Boulogne-sur-Mer de lui communiquer des procès-verbaux du conseil municipal. Le tribunal a jugé que ces documents étaient déjà disponibles en ligne, ce qui rendait le refus légal en application de l'article L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres demandes d'injonction ont également été rejetées, notamment pour défaut de saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA).
Le Tribunal administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., de nationalité marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 6 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la violation du droit d'être entendu et de l'erreur de droit, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la légalité des décisions contestées au regard des textes applicables, notamment les articles L. 611-1 et L. 613-1 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B et autres, conseillers municipaux, qui demandaient l'annulation de 19 délibérations du conseil municipal de Cauchy-à-la-Tour du 4 octobre 2023. La juridiction a relevé que MM. C et Emaille ne justifiaient d'aucun intérêt à agir, et que Mme B et M. Delforge, présents lors de la séance, avaient eu connaissance acquise des délibérations dès le 4 octobre 2023. Leur recours, enregistré le 13 décembre 2023, était tardif au regard du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête a donc été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que la procédure de transfert vers les Pays-Bas, où M. A avait introduit une demande d'asile, relevait du règlement européen Dublin III, et non d'une obligation de quitter le territoire français. En conséquence, l'arrêté attaqué a été annulé, le préfet ayant commis une erreur de droit en appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) au lieu du règlement n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 11 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, l'administration n'ayant pas prouvé une notification régulière de l'arrêté. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Pakistan comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une violation de son droit à la vie privée et familiale, et des craintes en cas de retour au Pakistan. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse des moyens communs à toutes les décisions a débuté par l'examen de la délégation de signature accordée à M. C B par arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la convention contre la torture.
Requête de M. B rejetée par le Tribunal Administratif de Lille pour irrecevabilité manifeste. Le requérant contestait plusieurs litiges avec la CAF et le conseil départemental du Pas-de-Calais, mais n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, constate l'absence de décision attaquée dans le délai imparti.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. C qui contestait le retrait de quatre points de son permis de conduire. Le requérant soutenait que le tribunal de police n'avait pas prononcé de retrait de points, mais seulement une amende. Le juge rappelle que le retrait de points est une conséquence administrative automatique de la condamnation pénale définitive, en application de l'article L. 223-1 du code de la route. La décision du ministre de l'intérieur est donc légale, indépendamment du jugement pénal.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision 48SI du 1er mars 2022 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre plusieurs décisions de retrait de points. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a supprimé du relevé d’information du requérant les mentions relatives à la décision 48SI et à plusieurs retraits de points, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur ces points. De plus, une reconstitution totale du capital de points étant intervenue le 26 mars 2021, les conclusions relatives au retrait de points du 25 décembre 2018 ont également perdu leur objet. Le tribunal a donc jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, sans se prononcer sur le fond des autres moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté l'opposition formée par M. A contre une contrainte émise par la CAF du Pas-de-Calais pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 2 857 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, le délai de quinze jours pour former opposition, prévu à l'article R.133-3 du code de la sécurité sociale, n'ayant pas été respecté. La contrainte avait été notifiée le 1er mars 2024, et l'opposition n'a été enregistrée que le 22 mars 2024.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 10 février 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la réalité des infractions des 16 octobre 2016, 8 décembre 2020 et 13 mars 2021 était établie par l'émission de titres exécutoires, sans que le requérant ne prouve avoir formé une réclamation. Concernant l'obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a considéré que le paiement de l'amende forfaitaire majorée pour les infractions de 2020 et 2021 impliquait nécessairement la réception de l'avis d'amende forfaitaire majorée contenant les mentions requises. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 6 janvier 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant turc. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne démontrant pas que le refus portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment professionnelle, compte tenu de son absence d'activité établie et de ses charges familiales non justifiées. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 412-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été examiné au fond, faute d'urgence caractérisée.