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Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, médecin radiologue, contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2014 à 2016, assorties de pénalités. Le requérant soulevait des vices de procédure (absence de débat oral et contradictoire, irrégularité de l'emport des documents comptables) et contestait le bien-fondé des rectifications, notamment le refus de certains abattements et la répartition de charges sociales. Le tribunal a prononcé un non-lieu partiel à statuer sur les majorations de l'article 1758 A du CGI pour 2015 et 2016, déjà dégrevées, et a rejeté le surplus des conclusions. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la SAS Batipart Régions 2, qui contestait le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020 concernant un immeuble situé à Lille. La société soutenait que l'administration avait retenu une surface imposable erronée et que la pondération des surfaces selon leur utilité n'était pas conforme aux articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III. Le tribunal a jugé que l'administration ne s'était pas fondée sur une notice explicative dépourvue de valeur normative et que la société n'établissait pas que certaines parties du local (sanitaires, circulations, réserves) avaient une valeur d'utilisation réduite justifiant l'application d'un coefficient de pondération inférieur à 1. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la SCI Dupret-Delauney contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 concernant un immeuble à Valenciennes, loué comme habitat inclusif pour personnes âgées. La société soutenait que le logement, non meublé et sans prestations para-hôtelières, relevait du droit commun et non d'un établissement recevant du public, et ne pouvait être imposé selon l'article 1498 du code général des impôts. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions de la requête à hauteur de 6 050 euros, déjà dégrevées par l'administration. Sur le fond, il a rejeté la demande de décharge, considérant que l'imposition était fondée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A B, ressortissant portugais, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le Portugal comme pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE), et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux citoyens de l'Union. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la menace à l'ordre public était établie et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête du CHU de Lille contestant un avis de somme à payer de 1 064 265,76 euros émis par le FIPHFP au titre de l’obligation d’emploi des personnes handicapées pour 2018. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, jugeant que le titre exécutoire avait été régulièrement émis par le directeur du FIPHFP en application du 10° de l’article 18 du décret n° 2006-501 du 3 mai 2006. Il a également rejeté le moyen tiré de l’illégalité de ce décret, considérant que les règles de recouvrement étaient conformes au IV de l’article 38 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. Enfin, le tribunal a estimé que le CHU ne démontrait pas que le montant de la contribution était infondé, notamment en ce qui concerne la prise en compte des contrats uniques d’insertion (CUI-CAE) dans l’effectif total rémunéré.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, agent hospitalier, qui contestait le refus du centre hospitalier d'Aire-sur-la-Lys de lui rembourser des frais liés à sa maladie professionnelle (séances de shiatsu, ostéopathie, acupuncture, etc.). Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en ce qui concerne les frais de kinésithérapie, déjà acceptés par l'administration, et a estimé que les autres frais n'étaient pas directement imputables au service au sens de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris sa demande d'injonction et celle au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS SHDL, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les salaires pour l'année 2022. La société holding soutenait avoir créé deux secteurs d'activité distincts (perception de dividendes hors TVA et prestations de services soumises à TVA) et affecté l'intégralité de son personnel à l'activité taxable, ce qui l'exonérait de la taxe. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 231 du code général des impôts, la taxe sur les salaires doit être calculée par secteur d'activité, mais que la société n'a pas démontré que son personnel était exclusivement affecté à l'activité soumise à la TVA. La demande de décharge de la cotisation supplémentaire et des pénalités a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du sous-préfet de Valenciennes refusant de lui délivrer un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Nord refusant à M. B, ressortissant marocain, un titre de séjour "vie privée et familiale" en qualité de parent d'enfant français. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a également retenu une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le centre hospitalier d'Armentières d'un recours en excès de pouvoir visant à l'annulation d'un avis de sommes à payer émis par le FIPHFP pour un montant de 42 092,05 euros au titre de l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés pour l'exercice 2019. En cours d'instance, le centre hospitalier s'est désisté de sa requête. Par un jugement du 24 avril 2025, la 4ème chambre du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le désistement de la partie requérante.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la note du 14 mai 2021 de la directrice des ressources humaines du centre hospitalier de Valenciennes fixant les modalités de versement de la prime de service 2020. La juridiction a jugé que les critères de répartition de la surprime (reliquat de la prime) méconnaissaient les articles 2 et 3 de l'arrêté du 24 mars 1967, car ils ne tenaient pas compte de la notation des agents ni des abattements pour absences. Le tribunal a ainsi fait droit à la requête du syndicat UNSA Santé et sociaux, sans examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SARL Prima Holding, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2015. La société soutenait que la cession d'un immeuble pris en crédit-bail relevait de la dérogation prévue à l'article 239 sexies D du code général des impôts, en raison de l'indivisibilité de deux contrats de crédit-bail conclus en 1997 et 2002. Le tribunal a jugé que le contrat de 2002 constituait un nouveau contrat distinct, dont la durée effective n'atteignait pas quinze ans, et que la dérogation ne s'appliquait donc pas. En conséquence, la réintégration fiscale opérée par l'administration a été validée, et les conclusions de la société, y compris celles relatives aux pénalités et aux frais de justice, ont été rejetées.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lille annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Nord sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien, qui sollicitait une carte de séjour en tant que membre de la famille d’un citoyen de l’Union européenne. Le tribunal a jugé que le dossier de M. B était complet, contrairement à ce que laissait supposer le refus implicite, et que l’administration n’avait pas contesté la production des pièces requises par l’article R. 233-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est l’annulation de la décision implicite de rejet, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles R. 432-1, R. 432-2, R. 431-10 et R. 233-14.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lille concerne un litige opposant M. A, praticien contractuel, au centre hospitalier de Douai au sujet du versement d'une indemnité de fin de contrat (indemnité de précarité) prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail. Le requérant réclamait 84 409,45 euros, correspondant à 10 % des rémunérations perçues entre 2005 et 2021. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, la demande ayant été introduite au-delà du délai raisonnable d'un an suivant la décision de rejet de sa demande préalable. Les textes appliqués sont le code du travail (articles L. 1243-8 et L. 1243-10) et le code de la santé publique (article R. 6152-418).
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B D, qui contestait le refus de l'OFPRA de reconnaître la qualité d'apatride à son fils. La décision attaquée a été jugée légalement prise par une autorité compétente et suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, l'entretien prévu à l'article R. 582-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant une simple faculté pour l'Office. Les autres moyens, dont l'erreur d'appréciation au regard de la convention de New York de 1954, n'ont pas été examinés dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les stipulations de l'accord franco-algérien (notamment son article 6-5) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment intenses et stables en France. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été jugées légales, cette dernière étant proportionnée au regard des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Nord de lui renouveler son certificat de résidence en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la consultation de la commission du titre de séjour n'était pas obligatoire, car M. B ne remplissait pas les conditions de délivrance du titre. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 432-13 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme C, ressortissante russe, contestant le refus du préfet du Nord d'abroger un arrêté du 20 juin 2022 qui lui imposait une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu "refus de séjour", le préfet ne s'étant pas prononcé sur ce point. Ensuite, s'agissant du refus d'abroger l'interdiction de retour, le tribunal a relevé d'office un moyen tiré de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui conditionne la recevabilité d'un tel recours à la justification par le requérant de sa résidence hors de France. Mme C n'ayant pas apporté cette preuve, ses conclusions ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 23 août 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 1 de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des stipulations de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour pour une durée d'un an.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté du garde des sceaux l’affectant au pôle de rattachement d’extractions judiciaires (PREJ) de Laon, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence pour connaître d’un litige individuel d’un fonctionnaire est déterminée par le lieu de sa nouvelle affectation, soit Laon, situé dans le ressort du tribunal administratif d’Amiens. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.