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Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. D A B et l'association Château d'Esquelbecq (ACDE) d'une demande d'indemnisation de 300 000 euros contre le SIDEN-SIAN, en raison de l'envasement des douves du château d'Esquelbecq, qu'ils attribuent à une canalisation gérée par ce syndicat. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le SIDEN-SIAN, reconnaissant l'intérêt à agir de l'association dont l'objet statutaire inclut la sauvegarde du château. Sur le fond, le jugement a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires, considérant que la responsabilité du syndicat n'était pas engagée, ni pour faute, ni au titre de la rupture d'égalité devant les charges publiques ou d'un défaut d'entretien de l'ouvrage public. Les demandes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B E, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Roubaix pour des fautes dans sa prise en charge lors d'une opération le 11 mars 2016, incluant un manquement au devoir d'information, un retard dans le traitement d'une infection nosocomiale et une absence d'antibioprophylaxie. Le tribunal a reconnu la responsabilité du centre hospitalier pour l'infection nosocomiale et les fautes dans la prise en charge, mais a limité l'indemnisation à 50 % des préjudices en raison de l'état antérieur de la patiente (diabète et surpoids). Il a condamné le centre hospitalier à verser à Mme E une somme de 7 166,10 euros et à la CPAM de Roubaix-Tourcoing la somme de 36 463,19 euros au titre des débours, avec intérêts, en application des principes de responsabilité administrative et des textes relatifs aux infections nosocomiales.
Le Tribunal administratif de Lille a examiné les recours de Mme F, ressortissante marocaine, contre un arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 7 février 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté du 18 octobre 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'exception de tardiveté soulevée par le préfet et a considéré que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des conventions internationales applicables.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur la menace pour l'ordre public que constituait la condamnation de l'intéressé pour conduite en état alcoolique, en application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant arménien, contre l'arrêté préfectoral du 5 janvier 2024 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision était suffisamment motivée, que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, et que les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'avaient pas été méconnus. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 5 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille a examiné les recours de M. A contre un arrêté du préfet de l'Aisne du 21 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et contre un arrêté du 27 mars 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). Il a jugé que la décision de maintien en rétention était justifiée au regard de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile ayant été présentée tardivement dans le seul but de faire obstacle à l'éloignement. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais lui accordant une remise partielle, et non totale, de sa dette de revenu de solidarité active (RSA). Statuant en tant que juge unique, le tribunal a rappelé que, sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, une remise gracieuse peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité. La bonne foi de la requérante n'étant pas contestée, le tribunal a examiné sa situation de précarité à la date du jugement, mais a constaté que Mme A n'avait pas fourni les éléments demandés sur ses ressources et charges actuelles. En l'absence de preuve de précarité suffisante, le tribunal a rejeté sa demande de remise totale de la dette.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle mention "protection subsidiaire". En cours d’instance, le préfet a finalement émis le titre de séjour sollicité, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance et a condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. C au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme F d’une demande d’indemnisation pour un préjudice subi suite à une infection nosocomiale contractée lors d’une prise en charge au centre hospitalier de Calais en juin 2018. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, l’infection étant survenue au décours des soins. Il a condamné le centre hospitalier à verser à Mme F une somme totale de 12 675 euros en réparation de ses préjudices, incluant le déficit fonctionnel temporaire et permanent, ainsi que les souffrances endurées. Les prétentions de la requérante ont été limitées à ce montant, le tribunal n’ayant pas retenu l’intégralité des postes de préjudice invoqués.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait la sanction de révocation prononcée à son encontre. Le juge de l’excès de pouvoir a estimé que les faits reprochés, des menaces de mort réitérées envers son ex-compagne, constituent des manquements graves aux devoirs de dignité et d’exemplarité, y compris dans la vie privée. La sanction a été jugée proportionnée en raison de l’incompatibilité de ces faits avec les fonctions exercées auprès de mineurs placés, sur le fondement des articles L. 530-1, L. 533-1 et L. 121-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 février 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal que M. A avait obtenu un visa d’établissement, était revenu en France, et s’était vu délivrer un certificat de résidence algérien valable jusqu’au 31 août 2025. Constatant que cette délivrance de titre de séjour rendait sans objet les conclusions en annulation et injonction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet du Nord refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme A. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment l'absence d'examen particulier de sa situation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il relève que la requérante, malgré six années d'études en France, n'a validé son master 1 qu'à l'issue de plusieurs échecs et redoublements, ce qui ne justifie pas un renouvellement au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La condition d'urgence n'étant pas examinée, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Somme du 8 avril 2025 (obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans), a constaté que le requérant avait été assigné à résidence dans la Somme postérieurement à l’introduction de sa requête. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif d’Amiens, seul territorialement compétent. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la CPAM de la Côte d'Opale d'une demande de remboursement de débours (261 630 euros) exposés pour son assurée, Mme E, victime d'une méningite survenue après une intervention chirurgicale au CHRU de Lille. La juridiction a examiné la responsabilité de l'établissement au regard de l'origine nosocomiale de l'infection, en application des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a retenu la responsabilité de plein droit du CHRU, considérant que la méningite contractée par Mme E constituait une infection nosocomiale liée à sa prise en charge. En conséquence, le CHRU de Lille a été condamné à rembourser à la CPAM la somme de 261 630 euros, assortie des intérêts, ainsi qu'à verser l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par la réglementation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l’arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 13 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le refus de titre de séjour était fondé sur le rejet de sa demande d’asile par l’OFPRA et la CNDA, sans erreur manifeste d’appréciation. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance des articles 2, 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ont été implicitement rejetés. La décision applique les articles L. 424-1 et L. 424-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Recours en cassation contre un jugement du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer. Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Il rappelle qu'il n'appartient pas aux juridictions administratives de connaître des recours contre les décisions des juridictions judiciaires. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, un salarié protégé, qui contestait les décisions de l'inspectrice du travail et du ministre autorisant son licenciement pour inaptitude par la société STAD. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'inspectrice, qui disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé inopérants les moyens tirés de vices propres de la décision ministérielle (motivation, procédure), celle-ci ne se substituant pas à la décision initiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sur le fondement des articles R. 2422-1 et L. 2421-3 du code du travail.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet du Nord. Le juge a estimé que ce classement, motivé par l’absence de production d’un acte de naissance complet malgré une mise en demeure, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette solution s’appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. A, attaché principal d’administration d’État, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 15 000 euros en réparation de préjudices résultant d’un harcèlement moral, d’une gestion fautive de carrière et de l’imputabilité au service de son syndrome anxio-dépressif. Le tribunal estime que les éléments fournis ne permettent pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique, et que les autres moyens ne sont pas étayés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions indemnitaires et accessoires.