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Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l’arrêté du 9 décembre 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A, ressortissant gambien, aux autorités belges responsables de sa demande d’asile. La requête, fondée sur un recours pour excès de pouvoir, invoquait notamment une méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, relatifs à l’information et à l’entretien individuel du demandeur. Le tribunal a retenu que la procédure était irrégulière, faute pour l’administration de démontrer que l’entretien avait été mené dans des conditions garantissant la confidentialité et par une personne qualifiée, en violation de l’article 5 du règlement précité. En conséquence, il a fait droit à la demande d’annulation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 5 et 29 du règlement (UE) n° 604/2013 n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, la demande d'aide juridictionnelle provisoire étant devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D, ressortissant tchadien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord l'assignant à résidence pour 45 jours en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et celui de défaut de motivation, la décision étant suffisamment motivée en droit et en fait. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été rejetés faute de précisions. Les frais de justice ont été refusés à M. D, l'État n'étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Italie au sens de l'article 3, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013, ni d'un risque personnel de traitement inhumain ou dégradant contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'activant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 4 février 2025 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, en l'absence de preuve de défaillances systémiques en Italie. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de la mesure de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E, ressortissant irakien, contestant l'arrêté du 6 février 2025 par lequel le préfet du Nord a ordonné son transfert aux autorités finlandaises responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 (Dublin III), n'était entachée d'aucune erreur de droit, d'aucun défaut de motivation ou d'examen, et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la même Convention ou l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la mesure de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté de transfert vers la Bulgarie pris par le préfet du Nord le 6 février 2025. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas l'existence de défaillances systémiques en Bulgarie au sens de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 11 février 2025 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A... vers Malte, responsable de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé que le droit à l’information prévu à l’article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été méconnu, faute pour l’administration de démontrer que la brochure d’information avait été remise au requérant dans une langue qu’il comprend. Cette irrégularité a été considérée comme substantielle, privant l’intéressé d’une garantie essentielle. En conséquence, la décision de transfert a été annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté de transfert vers l'Espagne pris par le préfet du Nord le 17 février 2025. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal s'est fondé sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) pour confirmer la responsabilité des autorités espagnoles, l'Espagne ayant accepté la prise en charge de la requérante suite à son franchissement irrégulier de la frontière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 5 et 29 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de transfert.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 20 février 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière, et juge la décision suffisamment motivée. Il estime que l'éloignement de M. C demeure une perspective raisonnable au sens des articles L. 731-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré la situation personnelle de l'intéressé. La demande d'annulation est donc rejetée.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A, ressortissant mauritanien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an, ainsi que contre une décision d’assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit d’être entendu, un défaut de motivation et une erreur de droit, soutenant que la notification du rejet de sa demande d’asile par la CNDA n’était pas établie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de M. B, visant à contester un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté du 24 mars 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du droit d’être entendu, l’insuffisance de motivation, la violation du droit d’asile et de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant les moyens soulevés infondés et validant la légalité des décisions préfectorales. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les stipulations de la Convention de Genève et de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de licenciement pour insuffisance professionnelle prise par le président du conseil départemental du Pas-de-Calais à l'encontre de Mme D, assistante familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance des droits de la défense, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 423-10 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. D, ressortissant syrien, contestant l'arrêté du 21 mars 2025 du préfet du Pas-de-Calais fixant le pays de destination de son éloignement (Syrie ou tout pays légalement admissible) suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu partiel soulevée par le préfet, car le retrait partiel de l'arrêté n'était pas définitif. Il a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant régulièrement délégué et suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A, agent du centre hospitalier intercommunal de Wasquehal, d’une demande de suspension de la sanction d’exclusion temporaire de fonctions de trois mois qui lui avait été infligée. Lors de l’audience, la requérante s’est désistée de ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné le centre hospitalier à verser 800 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A, ressortissant marocain, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Nord, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le requérant s’étant désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu un rendez-vous pour la remise de son titre, le juge des référés a donné acte de ce désistement. Il a par ailleurs admis M. A à l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 800 euros à son conseil au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur la demande de suspension présentée par la société SFR, a examiné l'opposition du maire de Ronchin à l'installation d'un pylône de radiotéléphonie. La société requérante invoquait l'urgence liée à la couverture mobile et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment pour défaut de motivation et erreur d'appréciation. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté municipal du 16 janvier 2025, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A C, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, afin d'assortir d'une astreinte une précédente ordonnance du 25 juillet 2024 qui enjoignait au préfet du Nord de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet n'avait pas exécuté cette injonction, malgré une décision de principe de délivrer un titre, et a donc assorti cette obligation d'une astreinte de 50 euros par jour de retard. En revanche, la demande de délivrance d'un titre de séjour provisoire a été rejetée, la requérante ne contestant pas son droit au séjour dans le cadre de cette instance. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête de M. C, contestant sa radiation des cadres pour abandon de poste, était devenue sans objet. En effet, la commune de Roubaix avait retiré l'arrêté litigieux du 11 mars 2025 par une décision du 2 avril 2025. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. Il a toutefois condamné la commune à verser 500 euros à M. C au titre des frais de justice.