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Cette décision du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, concerne la demande d’une famille géorgienne avec deux enfants mineurs, dont l’un gravement handicapé, d’obtenir un hébergement d’urgence. Les requérants invoquent l’urgence et une atteinte grave à leurs droits fondamentaux (droit à l’hébergement, interdiction des traitements inhumains et intérêt supérieur de l’enfant) face à leur expulsion imminente d’un centre d’hébergement. Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la situation précaire des requérants résulte de leur propre refus d’exécuter une mesure d’expulsion prononcée quatre mois plus tôt. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-2 du code de justice administrative, sans faire droit aux moyens tirés de la convention européenne des droits de l’homme ou de la convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du 3 juin 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a refusé de délivrer une carte nationale d’identité à leur enfant, en raison de soupçons de fraude sur la filiation paternelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, considérant que la demande d’aide juridictionnelle avait interrompu le délai de recours. Sur le fond, il a annulé l’arrêté préfectoral au motif que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en estimant que la reconnaissance de paternité était frauduleuse, sans élément suffisant pour l’établir, en application des articles 18 et 310-1 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, qui demandait la décharge de la taxe annuelle sur les logements vacants due au titre de 2021 pour un bien situé à Roubaix. Le requérant soutenait que le logement était occupé à titre gratuit depuis janvier 2021, mais le tribunal a constaté qu'il était vacant au 1er janvier 2021 et depuis au moins un an, conformément à l'article 232 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, le requérant ne pouvant bénéficier de l'exonération prévue en cas de vacance indépendante de sa volonté.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu l’aide juridictionnelle partielle. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B C contestant la réduction de 80 % de son revenu de solidarité active (RSA) décidée le 4 mars 2022 par le département du Pas-de-Calais. La requérante demandait l'annulation de cette décision et une indemnisation de quatre millions d'euros pour préjudice moral et droits sociaux. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable, et a rejeté la demande de sursis à statuer. La solution s'appuie sur les articles L. 262-28 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un recours contre le refus du département du Nord de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requérante a finalement informé le tribunal de son désistement. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal en a donné acte par un jugement du 17 avril 2025, sans examiner le bien-fondé du litige. La décision se fonde sur le code de l’action sociale et des familles et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme A B contestant le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal a joint les deux requêtes et s'est prononcé sur le fondement du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge unique a statué après avoir examiné les moyens de la requérante, qui soutenait que son handicap réduit sa capacité de marche à moins de cent mètres.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. B, fonctionnaire territorial, qui contestait l'arrêté du maire de Saint-Jorioz prononçant sa mutation. Le juge a estimé que la juridiction compétente pour connaître du litige était le tribunal administratif de Grenoble, dans le ressort duquel se situe la nouvelle affectation de l'agent, conformément à l'article R.312-12 du code général de la fonction publique. En conséquence, la demande a été rejetée comme irrecevable, sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par la société B Custom Services pour demander la suspension de la décision du 27 janvier 2025 du directeur régional des douanes de Lille abrogeant son agrément de représentant en douane. La société invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur de fait et une violation du principe de proportionnalité. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le règlement (UE) n° 952/2013 établissant le code des douanes de l'Union.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Nord sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant privé de ressources du fait de la suspension de son contrat de travail. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'absence de motivation et d'examen particulier de la situation, et au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A d’une requête en référé suspension visant à contester le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident « vie privée et familiale ». La requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins de suspension et d’injonction, désistement dont le juge des référés lui a donné acte. Elle a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, mais ses conclusions tendant à l’application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, était saisi par Mme A d’une demande de suspension de la décision du 24 janvier 2025 par laquelle le préfet du Nord avait accordé le concours de la force publique pour son expulsion. En cours d’instance, le préfet a décidé le 11 avril 2025 de suspendre l’octroi de ce concours. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension, celles-ci étant devenues sans objet. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du certificat de résidence de M. B, ressortissant algérien. La condition d'urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet du Nord de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B D née E. Celle-ci demandait la communication du dossier social de sa mère, décédée, que le centre hospitalier de Calais refusait de lui transmettre intégralement. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait d'aucune circonstance particulière établissant l'urgence nécessaire à l'obtention d'une mesure provisoire. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B C contestant le refus du président du conseil départemental du Nord de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a estimé que les pièces du dossier, notamment le certificat médical, ne démontraient pas que M. C remplissait les critères d'attribution, à savoir une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a examiné la demande de M. A visant à obtenir la remise d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 1 837,66 euros, consécutif à un contrôle. Le juge a rappelé que, sur le fondement des articles L. 262-46 et suivants du code de l’action sociale et des familles, une remise de dette ne peut être accordée qu’en cas de bonne foi et de précarité du débiteur, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration. En l’espèce, la décision du département du Nord refusant la remise a été confirmée, le tribunal estimant que les conditions légales n’étaient pas remplies. La requête de M. A a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord a refusé le regroupement familial de M. A avec son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation, et que les moyens invoqués, tirés de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Nord de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 212,94 euros. La requérante invoquait sa situation financière précaire, mais le tribunal a estimé qu'elle ne démontrait pas une précarité telle qu'elle ne puisse rembourser la dette, notamment au vu de son quotient familial de 1 621 euros. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, relatifs au calcul de la prime d'activité et aux conditions de remise des indus.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de M. B D, qui sollicitait la condamnation de la commune de Gravelines pour un accident survenu le 19 juillet 2021 sur le parking des Islandais, dû à un défaut d'entretien de la chaussée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le dénivelé de 3,5 centimètres constituait une simple irrégularité du sol n'excédant pas les inconvénients normaux que les usagers doivent s'attendre à rencontrer, et que M. D n'avait pas fait preuve de la vigilance nécessaire. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. et Mme A B, qui sollicitaient la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’une prime exceptionnelle de fin d’année, d’un montant total de 13 045,63 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que les requérants ne pouvaient être regardés comme de bonne foi, en raison de l’omission réitérée et délibérée de déclarer des ressources (pension et rente) pendant plusieurs trimestres, malgré les mentions claires du formulaire de déclaration. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui subordonne la remise d’un indu à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, sauf en cas de fausse déclaration.