33 598 décisions disponibles — page 502/1680
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 20 juillet 2023 par lequel le préfet du Nord refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante camerounaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a considéré que la décision méconnaissait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dès lors que Mme B a la charge exclusive de son enfant, de nationalité allemande, scolarisé en France et ayant vocation à demeurer dans l'Union européenne. L'arrêté a été annulé en toutes ses décisions (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, délai de départ volontaire et pays de destination).
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence pour raisons de santé, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de vices de procédure liés à l’avis du collège de médecins de l’OFII et de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien. Après avoir analysé les pièces du dossier, le tribunal a estimé que la décision attaquée n’était pas entachée d’illégalité et a donc rejeté l’ensemble des conclusions de la requérante. Cette solution s’appuie sur les dispositions de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la SASU Performsup Consulting d’une demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) due au titre de 2021, au motif que son activité serait éligible à une exonération prévue pour les communes classées en bassin urbain à dynamiser. En cours d’instance, la société s’est désistée de ses conclusions, désistement accepté par l’administration fiscale. Par un jugement du 28 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance, mettant ainsi fin au litige sans examiner le bien-fondé de la demande.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de M. A B contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle pour activités privées de sécurité. Postérieurement à l'introduction de la requête, le CNAPS a finalement accordé la carte professionnelle à M. B le 15 novembre 2024. En conséquence, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La décision se fonde sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 14 novembre 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une autorisation préalable d’exercice à M. B. Le tribunal estime que le CNAPS n’a pas démontré la matérialité des infractions reprochées, en l’absence de condamnation pénale, entachant ainsi sa décision d’une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il enjoint au CNAPS de délivrer la carte professionnelle à M. B dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a examiné la demande de M. A, ressortissant guinéen, visant à suspendre la décision implicite du préfet du Nord refusant le renouvellement de sa carte de séjour "travailleur temporaire". Le juge a constaté que l'urgence était présumée en matière de renouvellement de titre de séjour et que le requérant soulevait un moyen sérieux, tiré de la méconnaissance des articles L.433-1 et L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quant à son droit au renouvellement. En l'absence d'observations du préfet, la suspension de la décision implicite a été ordonnée, avec injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a constaté le désistement d'office de la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Nord. Cette ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Nord du 7 mars 2025 mettant en demeure M. C et Mme B de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Les requérants sollicitaient la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, invoquant l'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour les requérants de justifier des circonstances de leur installation volontaire et de l'absence de démarches préalables auprès du service d'accueil et d'orientation. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de la loi du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 31 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la procédure d'information prévue à l'article 4 du règlement avait été respectée, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Il a également estimé que le transfert ne méconnaissait ni l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du règlement relatives à la détermination de l'État responsable. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de la SAS Green Project visant au remboursement d’un crédit de TVA de 144 512 euros pour février 2020, assorti d’intérêts moratoires. En cours d’instance, l’administration a procédé au remboursement du principal, rendant cette partie de la requête sans objet. Concernant les intérêts moratoires réclamés sur le fondement de l’article L. 208 du livre des procédures fiscales, le tribunal les a jugés irrecevables, faute pour la société d’avoir formulé une réclamation préalable auprès du comptable public. L’Etat a été condamné à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, son dernier titre ayant expiré en juillet 2022 et les récépissés produits ne couvrant que six mois. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A B d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction de convocation pour la remise d’un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte. L’ordonnance admet Mme A B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, conformément à l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991, mais rejette les conclusions relatives aux frais de justice. Aucune des mesures sollicitées sur le fond du litige n’a donc été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B, ressortissant syrien, qui contestait la décision du préfet du Pas-de-Calais fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, estimant que la décision est suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il juge également que M. B n’apporte aucun élément établissant un risque personnel de traitements contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme ou à l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SCEA De La Couture et autres demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 juin 2021 autorisant Mme E à exploiter des parcelles à Monchecourt. Le tribunal a jugé que l'argument d'un abus de droit lié à l'embauche fictive du fils de Mme E était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du code rural et du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA), ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 30 mai 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a examiné les moyens relatifs à la méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.
Le Tribunal administratif de Lille a annulé l'arrêté du 3 août 2023 par lequel le préfet du Pas-de-Calais avait assigné à résidence M. A, ressortissant algérien. La juridiction a estimé que cette mesure était entachée d'une erreur d'appréciation, en raison des contraintes disproportionnées imposées au requérant pour se présenter deux fois par semaine au commissariat, situé à 3,5 km de son domicile, sans transport en commun adapté et sans permis de conduire. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également condamné l'État à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé par M. A d’une demande d’expertise médicale et de provision en raison d’une prise en charge fautive au centre hospitalier Brisset d’Hirson, a constaté que le fait générateur du dommage se situe dans le département de l’Aisne. En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le tribunal administratif d’Amiens était territorialement compétent. Par conséquent, il a ordonné le renvoi du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, ressortissante roumaine, contestant l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 235-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la situation de l'intéressée ne justifiait pas un droit au séjour. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 6 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme E épouse B, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 16 août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, les moyens soulevés n'étant pas fondés au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.