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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du département du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que les éléments fournis par le requérant, notamment ses douleurs chroniques et son syndrome anxiodépressif, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision du président du conseil départemental a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 5 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, incluant l'annulation de l'arrêté, l'injonction de réexamen et les frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme (article 8) et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A, réfugiée, d’une demande d’injonction visant à contraindre le préfet du Nord à enregistrer sa demande de carte de résident, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales, désistement pur et simple auquel le juge des référés a donné acte. L’ordonnance admet Mme A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamne l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle, en application de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, dans sa décision du 22 juillet 2024, a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le préfet pouvait légalement choisir la procédure d'obligation de quitter le territoire français plutôt que celle de réadmission vers l'Italie, où M. A détient un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté pris sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 360,48 euros. Statuant en plein contentieux sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le juge a estimé que la bonne foi de la requérante n’était pas en cause, mais que celle-ci n’établissait pas sa situation de précarité financière actuelle, faute d’avoir fourni des éléments sur ses ressources et charges. Le tribunal a relevé que son quotient familial s’élevait à 620 euros en janvier 2025 et qu’elle pouvait solliciter un échéancier de paiement. La demande de remise totale ou partielle de la dette a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B épouse C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 009,16 euros, qualifié de frauduleux, ainsi que la pénalité administrative et le titre de recette afférent. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions relatives à la pénalité administrative, celles-ci relevant de la compétence de l'ordre judiciaire en application de l'article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'indu était fondé sur le manquement de la requérante à ses obligations déclaratives, conformément au code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme A épouse C contestant des indus de prestations sociales (revenu de solidarité active et prime d'activité) pour la période de mai 2020 à septembre 2022. La première décision d’indu du 19 octobre 2022 a été annulée et remplacée par une nouvelle décision du 26 juillet 2023, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale. Saisi de la seconde décision, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la caisse d'allocations familiales avait régulièrement exercé son droit de communication et que l'enquête, bien que contestée, n'était pas entachée de partialité. Il a également estimé que la requérante avait dissimulé des ressources, justifiant la qualification de fraude et le rejet de la prescription, et a appliqué les dispositions des articles L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles et L. 114-21 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 727,92 euros et la décision du département du Pas-de-Calais lui accordant une remise partielle de 181,98 euros. Sur le bien-fondé de l'indu, le juge a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions pour défaut de recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, et les a rejetées. Concernant la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que l'indu résultait d'une fausse déclaration de Mme A, qui n'avait pas signalé la perception de revenus de service civique, et a rejeté sa demande de remise totale ou supplémentaire, en application de l'article L. 262-46 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. A B, ressortissant tunisien, dirigées contre deux arrêtés du préfet du Pas-de-Calais du 17 août 2024. Le premier arrêté l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pour un an ; le second l'assignait à résidence pour un an. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait aucun moyen précis à l'appui de sa contestation de la mesure d'éloignement. Concernant l'assignation à résidence, il a estimé qu'elle était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en se fondant sur l'impossibilité d'exécuter l'éloignement, le requérant ne justifiant pas d'une impossibilité de quitter le territoire. Les décisions ont été confirmées sur le fondement des articles L. 731-3, L. 732-1 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui imputait sa chute sur une voie privée ouverte à la circulation à un défaut de signalisation par le maire de Vieux-Condé. Si le juge a reconnu une faute de la commune pour n'avoir pas usé de ses pouvoirs de police de la circulation (articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales), il a estimé que la victime, connaissant les lieux et l'état inachevé de la voirie, avait commis une imprudence exonérant totalement la responsabilité de la commune. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Nord de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requérante soutenait que son état de santé ne lui permettait pas de parcourir plus de cent mètres à pied. Le tribunal a estimé que les pièces du dossier ne permettaient pas d'établir que Mme C remplissait les critères d'attribution prévus par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, qui contestait un titre exécutoire de 450 euros pour dépôt sauvage d'ordures. Le juge a constaté que l’introduction d’un recours en annulation contre ce titre avait déjà suspendu son exécution, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En l’absence d’urgence démontrée et de moyen sérieux, la demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. et Mme B, ressortissants algériens, pour contester le rejet implicite de leurs demandes de certificat de résidence algérien "vie privée et familiale". Les requérants invoquaient une méconnaissance de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté leurs demandes, estimant que malgré la présence de leurs enfants majeurs en France, leur entrée récente sur le territoire et leur maintien irrégulier ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme A visant à obtenir l’annulation du refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 827,03 euros. Statuant en plein contentieux sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le juge a reconnu la bonne foi de la requérante mais a estimé que sa situation de précarité financière justifiait une remise partielle. Compte tenu de ses ressources et charges incompressibles, le tribunal a annulé la décision de la CAF du Nord et accordé une remise de 165 euros, rejetant le surplus de la demande.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 503,87 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a examiné la situation de précarité du requérant au regard de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que M. B, disposant avec sa compagne d’environ 1 890 euros par mois après charges, n’établissait pas une précarité financière l’empêchant de rembourser sa dette. La bonne foi n’étant pas contestée, le tribunal a considéré qu’un échéancier de paiement était envisageable et a donc rejeté la demande.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné deux requêtes de M. A, agent communal, contestant le refus implicite de remise gracieuse d’un indu de nouvelle bonification indiciaire (903,68 euros) et demandant réparation pour le préjudice subi. Le tribunal a constaté que la commune avait accordé la remise gracieuse totale le 24 janvier 2024, rendant sans objet la demande d’annulation. Sur la demande indemnitaire, il a reconnu une faute de la commune dans le versement erroné de l’indu, mais a jugé que le préjudice financier était réparé par la remise gracieuse et que le préjudice moral n’était pas établi, rejetant ainsi la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département du Nord de lui attribuer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La décision du 7 mars 2023 confirmant le refus initial a été jugée légale. Le tribunal a estimé que Mme A ne remplissait pas les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ne démontrant pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide).
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme Vastesaeger, qui contestait le refus du département du Nord de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requérante invoquait plusieurs pathologies réduisant son autonomie de déplacement à pied. Le juge a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide technique ou humaine, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B A d’un litige concernant le refus de la caisse d’allocations familiales de lui accorder la majoration pour la vie autonome des personnes handicapées (MVA). Par une ordonnance du 26 mars 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, en application des articles L. 821-5, L. 821-1-2 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, et donc de la compétence du juge judiciaire. La requête a été rejetée sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de Mme B et de la société L'Equité Assurance, qui sollicitaient la condamnation de l'État pour un accident de motocyclette survenu le 13 mars 2022 sur l'autoroute A21. Le juge a estimé que les défectuosités de la chaussée (phénomène de pelade) étaient parfaitement visibles en journée et signalées par un panneau, et qu'elles constituaient un inconvénient normal pour les usagers, ne révélant pas un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée, et la demande d'expertise médicale est devenue sans objet. La décision a été rendue par un juge unique en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.