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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Nord le 13 mars 2023. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, notamment par voie d'exception d'illégalité, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A C, agent territorial, contestant le refus de la CNRACL de lui attribuer une rente viagère d'invalidité pour un syndrome anxiodépressif reconnu imputable au service. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation des décisions des 3 et 28 novembre 2022. La solution retenue est fondée sur l'application des articles 36 et 37 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003, qui subordonnent l'octroi de la rente à la condition que l'invalidité résulte de blessures ou maladies contractées ou aggravées en service, ce que l'administration avait estimé non établi en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A C, agent territorial, contestant l'arrêté du 28 octobre 2022 du SIVOM Communauté du Béthunois l'admettant à la retraite pour invalidité, en tant qu'il ne reconnaît pas l'imputabilité au service de cette invalidité. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que l'arrêté attaqué ne contenait aucune décision relative à l'imputabilité au service de l'invalidité, mais se bornait à constater l'inaptitude absolue et définitive à toutes fonctions et à prononcer l'admission à la retraite. En conséquence, les conclusions de Mme C, dirigées contre une décision inexistante, ont été déclarées irrecevables. Le jugement s'appuie sur le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la CNRACL.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la SARL Orphée contestant un titre exécutoire de 13 628,21 euros émis par la commune de Liévin pour le remboursement de travaux de réparation d’un faux-plafond effondré au centre aquatique Nauticaa. La société invoquait notamment l’absence de procédure amiable préalable, des vices de forme du titre et le mal-fondé de la créance, estimant que les travaux structurels incombaient à la commune. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, puis a examiné le fond. Il a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales, du code des relations entre le public et l’administration, et du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la légalité du titre exécutoire.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A B contestant le retrait définitif de son permis de visite au profit d’un détenu du centre pénitentiaire Sud Francilien de Réau, décidé le 7 avril 2022 par la directrice de l’établissement. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de procédure irrégulière, en application des articles R. 57-8-10 du code de procédure pénale et L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration. Il a jugé que la décision était signée par l’autorité compétente et que la requérante n’avait pas été privée de garanties procédurales. La solution retenue confirme la légalité du retrait du permis de visite.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B contestant seize titres exécutoires émis par le CROUS de Lille pour un total de 3 017,10 euros, correspondant à des indemnités d'occupation sans droit ni titre pour la période de septembre 2014 à mars 2016. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation des titres exécutoires antérieurs à 2021, faute de recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, il a considéré que M. B, n'ayant pas libéré son logement ni rendu les clés, restait redevable des indemnités d'occupation, et que sa dette n'était pas prescrite. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant sa demande de décharge de l'obligation de payer.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, détenu, contestant la décision du 6 décembre 2021 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires confirmant les sanctions de déclassement de son emploi et de confinement en cellule individuelle ordinaire pour vingt jours. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, l'absence de preuve de la matérialité des faits et le caractère disproportionné des sanctions. Le tribunal a constaté que le ministre de la justice, bien que mis en demeure, n'a produit aucun mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits exposés par le requérant, sous réserve qu'ils ne soient pas contredits par les pièces du dossier. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'appuie sur les dispositions du code de procédure pénale et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A B contestant le retrait de son permis de construire tacite par le maire de Saint-Floris. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 14 octobre 2021, le considérant comme un acte préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté de retrait, estimant qu'il était suffisamment motivé. Enfin, le tribunal a écarté le moyen d'illégalité du plan local d'urbanisme, se fondant sur les articles L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la SARL Agrega contestant le refus du maire de Campigneulles-les-Grandes de lui délivrer un permis d'aménager pour un lotissement de dix-sept lots. Le tribunal a annulé l'arrêté de refus du 9 septembre 2021 et la décision rejetant le recours gracieux, en se fondant sur le principe d'indépendance des législations. Il a jugé que le maire ne pouvait légalement motiver son refus par une méconnaissance du code de la commande publique (article L. 2411-1) ni du règlement départemental de défense contre l'incendie, ces règles relevant de législations distinctes du droit de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 21 décembre 2021 du SDIS du Nord et du préfet du Nord infligeant une exclusion temporaire de trois jours à M. Lecras, sapeur-pompier. Le tribunal a jugé que les trois griefs retenus (défaut d'exécution de missions, instauration d'un climat délétère, menace de suspension d'activité) n'étaient pas établis ou ne constituaient pas des fautes disciplinaires. La décision se fonde sur les principes généraux de la fonction publique et les textes applicables (lois n°83-634 et n°84-53, décret n°89-677). La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête des consorts B contestant l'arrêté du maire de Thélus du 26 juillet 2021 exerçant le droit de préemption de la commune sur des parcelles. Le tribunal a jugé que la décision de préemption était suffisamment motivée, car elle mentionnait l'objectif de réaliser un équipement communal de loisir, en lien avec un emplacement réservé du plan local d'urbanisme intercommunal. Il a ainsi considéré que la commune justifiait d'un projet réel d'aménagement répondant à un intérêt général suffisant, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté de préemption et de la décision de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS Cannata, qui contestait un titre exécutoire émis par la région Hauts-de-France pour le recouvrement d’un trop-perçu de 52 497,80 euros. Le tribunal a jugé que la société ne démontrait pas le caractère infondé de la créance, dès lors que l’avenant n°2, signé par le mandataire du groupement, était opposable à tous les membres, y compris à la SAS Cannata. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires de la société ont été déclarées irrecevables, faute de liaison préalable du contentieux. La décision s’appuie sur les stipulations du CCAG Travaux (arrêté du 8 septembre 2009) et les règles de représentation des groupements conjoints.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé le titre de perception de 13 851,19 euros émis à l'encontre de Mme B, une enseignante contractuelle, pour le recouvrement d'indus de rémunération versés pendant ses arrêts maladie. La juridiction a retenu un vice de forme, l'ampliation du titre ne comportant pas les nom, prénom et qualité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010. Mme B est déchargée de l'obligation de payer la somme réclamée.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête du liquidateur de la société Mader Colors contestant l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2021 imposant des prescriptions complémentaires pour la remise en état du site. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il juge également que le préfet n'avait pas à déclarer sa créance au titre de l'article L. 622-26 du code de commerce, l'arrêté relevant de ses pouvoirs de police administrative au titre du code de l'environnement (articles L. 511-1 et R. 512-39-3). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme E et M. D contestant le certificat de radiation de leur fille B de l'école de Hon-Hergies. Le tribunal a jugé que ce certificat, qui se bornait à tirer les conséquences d'une décision d'affectation en ULIS dans une autre école, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, et les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables faute de liaison préalable du contentieux. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A Merlier, attachée territoriale stagiaire, qui contestait l'arrêté du 30 juin 2021 prolongeant son stage d'un an. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le premier moyen, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée au vice-président. Sur le second moyen, il a jugé que la décision de prolongation, fondée sur des difficultés relationnelles et d'encadrement constatées lors de l'évaluation, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée par voie de conséquence.
Le Tribunal administratif de Lille annule la décision du 22 janvier 2021 par laquelle le directeur du centre de détention de Bapaume a placé M. A en régime fermé de détention. Cette décision, motivée par le don non autorisé d’une boîte de chocolats au personnel soignant, est jugée disproportionnée et entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles D. 92 et 717-1 du code de procédure pénale. L’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 30 juin 2021 par laquelle le département du Nord avait suspendu pour quinze jours les publications du syndicat CGT sur son intranet. Le tribunal a jugé que cette sanction portait atteinte aux libertés syndicale et d'expression, garanties par le Préambule de la Constitution de 1946 et les lois des 13 juillet 1983 et 26 janvier 1984. Il a également relevé que la décision méconnaissait les dispositions de la charte d'utilisation des systèmes d'information du département. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation du syndicat.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A d'une demande d'annulation d'un titre de perception de 3 249,64 euros émis par la rectrice de l'académie de Lille pour recouvrer un trop-perçu de rémunération. La requérante contestait notamment le mode de calcul de la créance et sollicitait une réduction pour faute de l'administration. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige portait en partie sur le recouvrement d'indemnités journalières de sécurité sociale. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ces contestations relèvent de la compétence du tribunal judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les demandes de Mme A, agent du SDIS du Pas-de-Calais, qui contestait le refus de protection fonctionnelle et sollicitait des dommages-intérêts pour harcèlement moral. Le tribunal a rejeté ses requêtes, estimant que les faits invoqués ne constituaient pas un harcèlement moral au sens de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983. La décision de refus de protection fonctionnelle a été jugée légale, et la demande indemnitaire a été rejetée faute de preuve d'une faute de l'administration.