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Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête du liquidateur de la société Mader Colors contestant l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2021 imposant des prescriptions complémentaires pour la remise en état du site. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il juge également que le préfet n'avait pas à déclarer sa créance au titre de l'article L. 622-26 du code de commerce, l'arrêté relevant de ses pouvoirs de police administrative au titre du code de l'environnement (articles L. 511-1 et R. 512-39-3). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme E et M. D contestant le certificat de radiation de leur fille B de l'école de Hon-Hergies. Le tribunal a jugé que ce certificat, qui se bornait à tirer les conséquences d'une décision d'affectation en ULIS dans une autre école, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, et les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables faute de liaison préalable du contentieux. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A Merlier, attachée territoriale stagiaire, qui contestait l'arrêté du 30 juin 2021 prolongeant son stage d'un an. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le premier moyen, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée au vice-président. Sur le second moyen, il a jugé que la décision de prolongation, fondée sur des difficultés relationnelles et d'encadrement constatées lors de l'évaluation, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée par voie de conséquence.
Le Tribunal administratif de Lille annule la décision du 22 janvier 2021 par laquelle le directeur du centre de détention de Bapaume a placé M. A en régime fermé de détention. Cette décision, motivée par le don non autorisé d’une boîte de chocolats au personnel soignant, est jugée disproportionnée et entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles D. 92 et 717-1 du code de procédure pénale. L’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 30 juin 2021 par laquelle le département du Nord avait suspendu pour quinze jours les publications du syndicat CGT sur son intranet. Le tribunal a jugé que cette sanction portait atteinte aux libertés syndicale et d'expression, garanties par le Préambule de la Constitution de 1946 et les lois des 13 juillet 1983 et 26 janvier 1984. Il a également relevé que la décision méconnaissait les dispositions de la charte d'utilisation des systèmes d'information du département. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation du syndicat.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A d'une demande d'annulation d'un titre de perception de 3 249,64 euros émis par la rectrice de l'académie de Lille pour recouvrer un trop-perçu de rémunération. La requérante contestait notamment le mode de calcul de la créance et sollicitait une réduction pour faute de l'administration. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige portait en partie sur le recouvrement d'indemnités journalières de sécurité sociale. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ces contestations relèvent de la compétence du tribunal judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les demandes de Mme A, agent du SDIS du Pas-de-Calais, qui contestait le refus de protection fonctionnelle et sollicitait des dommages-intérêts pour harcèlement moral. Le tribunal a rejeté ses requêtes, estimant que les faits invoqués ne constituaient pas un harcèlement moral au sens de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983. La décision de refus de protection fonctionnelle a été jugée légale, et la demande indemnitaire a été rejetée faute de preuve d'une faute de l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un litige concernant l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Par ordonnance, le tribunal a rejeté sa requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que, conformément aux articles L. 821-1 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce contentieux relève du juge judiciaire spécialisé en matière de sécurité sociale. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un litige concernant le refus de la Maison départementale des personnes handicapées du Nord de lui attribuer l’allocation aux adultes handicapés, son complément de ressources et la carte mobilité. Par un mémoire, la requérante a demandé l’arrêt de la procédure, ce que le tribunal a interprété comme un désistement pur et simple. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 mars 2025.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme C d’une demande d’annulation d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Pas-de-Calais refusant une aide humaine individuelle pour la scolarisation de son fils. Le tribunal a constaté que les décisions relatives à l’aide humaine aux élèves handicapés relèvent du contentieux de la sécurité sociale. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges sont de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Nord sur la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante nigérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et que la requérante avait été munie d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sans démontrer que cette situation portait une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur la demande du préfet du Nord, ordonne l'expulsion sans délai de Mme C du centre d’hébergement pour demandeurs d’asile (CADA) de Tourcoing qu’elle occupe sans droit. Le juge constate que le droit au maintien sur le territoire français de Mme C a pris fin suite au rejet définitif de sa demande d’asile, rendant son occupation irrégulière. Il estime que la condition d’urgence est satisfaite au regard de la nécessité de libérer une place pour d’autres demandeurs d’asile. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de résident et de renouveler sa carte de séjour temporaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre, et qu'il avait obtenu un récépissé valable jusqu'au 6 juin 2025, lui permettant de faire valoir ses droits. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait au préfet du Nord de traiter en urgence sa demande de titre de séjour "recherche d'emploi". Le juge a estimé que la requête ne contenait aucun moyen susceptible de caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition nécessaire pour faire droit à une telle demande. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante libanaise, qui demandait une injonction au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge estimant que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative préexistante, à savoir un arrêté de refus de titre et d’abrogation du récépissé pris le 31 janvier 2025. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable et les frais de justice ont été refusés.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B qui demandait la suspension de la décision de France Travail refusant le financement d’un rattrapage pour la formation SSIAP3. Le juge a constaté que la demande de suspension n’était pas accompagnée d’une requête au fond en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative, ce qui la rendait manifestement irrecevable. Par ailleurs, les conclusions relatives au refus de carte de résident par le préfet du Nord constituaient un litige distinct, sans lien suffisant avec la première décision, et auraient dû faire l’objet d’une requête séparée. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire préalable.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour, en invoquant l'urgence et l'utilité de la mesure. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant au sens des dispositions applicables, et a rejeté la requête par une ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3, L. 522-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. A, visant à contester la décision de la Fédération française de football américain du 22 février 2025 suspendant sa licence. Le juge a estimé que la saisine préalable du Comité National Olympique et Sportif (CNOSF) avait déjà suspendu l'exécution de la décision contestée, rendant la demande de suspension sans objet. Par ailleurs, la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de démonstration d'une activité sportive professionnelle. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 141-5 et R. 141-6 du code du sport.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A pour contester le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Nord de lui accorder le complément de ressources associé à l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a rejeté la requête par une ordonnance, estimant qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ces contestations relèvent en effet de la compétence du tribunal judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B pour contester le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Nord de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés et la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que, conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 821-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, et non de l'ordre administratif.