33 598 décisions disponibles — page 551/1680
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui communiquer sa décision sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant fourni aucun élément concret sur sa situation personnelle, professionnelle ou familiale justifiant une urgence. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par l'association des centres sociaux de Wattrelos d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus de licenciement de M. A par l'inspectrice du travail. En cours d'instance, l'association a obtenu une nouvelle décision favorable autorisant le licenciement, ce qui a conduit le tribunal à s'interroger sur l'intérêt du maintien de la requête. Conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité l'association à confirmer le maintien de ses conclusions, mais celle-ci n'a pas répondu dans le délai d'un mois. Par ordonnance du 21 février 2025, le tribunal a donc donné acte du désistement de la requête.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante n'ayant pas apporté de justifications suffisantes sur les conséquences concrètes et particulières de l'absence de ce document sur sa situation. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait d’enjoindre au préfet du Nord d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et de lui délivrer un titre. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute de preuves suffisantes d’un risque imminent d’exclusion de sa formation, de perte d’aides au logement ou d’emploi étudiant. La décision rappelle que l’urgence ne saurait justifier une injonction de délivrance d’un titre de séjour.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de M. B, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B avait connaissance de la décision depuis février 2024 et avait continué à conduire en infraction. Les motifs invoqués, comme un rendez-vous médical ou des difficultés financières, n'ont pas été jugés suffisamment graves pour justifier une suspension immédiate. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A d’une demande de remise de dette pour un indu de prime d’activité de 789,30 euros. En cours d’instance, la caisse d’allocations familiales a réduit cet indu à 10,12 euros après réévaluation, ce qui a conduit le tribunal à s’interroger sur l’intérêt du recours. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 21 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande du Syndicat Mixte Artois Mobilités (ex-SMTAG) visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un immeuble situé à Lens. Le syndicat soutenait que le bien, affecté au service public de transport et mis à disposition de son délégataire sans contrepartie financière, remplissait les conditions d'exonération prévues au 1° de l'article 1382 du code général des impôts. L'administration fiscale a rejeté cette demande, arguant que le syndicat percevait indirectement des revenus via le contrat de délégation de service public. Le tribunal a jugé que l'immeuble, bien que propriété du syndicat et affecté à un service public, était productif de revenus, car le contrat de délégation prévoyait une participation aux recettes d'exploitation. Par conséquent, la demande de décharge a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande du Syndicat Mixte Artois Mobilités (ex-SMTAG) visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un immeuble situé à Grenay. Le syndicat soutenait que le bien, propriété publique affecté au service public de transport et mis à disposition de son délégataire sans contrepartie financière directe, remplissait les conditions d'exonération prévues au 1° de l'article 1382 du code général des impôts. L'administration fiscale a rejeté cette demande, arguant que le syndicat percevait indirectement des recettes via le contrat de délégation de service public. Le tribunal a tranché en faveur du syndicat, jugeant que l'immeuble, affecté à un service public et non productif de revenus pour son propriétaire, était éligible à l'exonération, et a prononcé la décharge de l'imposition contestée.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B pour contester deux décisions de la commission de recours amiable de la CAF du Nord refusant une remise totale de dettes de prime d'activité. Par un mémoire du 11 octobre 2024, le requérant s'est désisté de ses conclusions. Ce désistement étant pur et simple, le président du tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par une ordonnance du 21 février 2025. La requête est ainsi classée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 18 janvier 2025 le maintenant en rétention administrative après une demande d'asile. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a considéré que la demande d'asile, présentée après des condamnations pénales et en cours de rétention, était dilatoire et que le préfet avait légalement motivé sa décision de maintien en rétention. Par conséquent, la requête a été rejetée, et l'arrêté préfectoral a été validé sur le fondement des articles L. 754-2 et L. 754-3 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Nord refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante congolaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, la requérante se trouvant privée de revenus et de document provisoire de séjour, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de motivation malgré une demande de communication des motifs. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 432-7 et L. 432-2) et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande du Syndicat Mixte Artois Mobilités (ex-SMTAG) visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un immeuble situé à Béthune. Le syndicat soutenait que l'immeuble, propriété publique affectée au service public de transport et non productif de revenus, devait être exonéré en application du 1° de l'article 1382 du code général des impôts. L'administration fiscale a rejeté la demande, estimant que le syndicat percevait des recettes via son délégataire, la société Transdev Urbain, ce qui rendait l'immeuble productif de revenus. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le syndicat, en tant qu'autorité organisatrice des transports, percevait les recettes d'exploitation du réseau, ce qui conférait à l'immeuble un caractère productif de revenus, le privant ainsi de l'exonération prévue à l'article 1382 du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours en plein contentieux par M. D A contestant un titre de perception de 452,91 euros et demandant sa décharge, a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État. Cette décision est motivée par l’existence d’un lien personnel entre le requérant et une magistrate du tribunal, compromettant l’impartialité de la juridiction, en application de l’article R. 312-5 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’est retenue, la procédure étant uniquement renvoyée pour attribution à une autre juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'autorisation d'inscrire sa fille au CNED. La juridiction a considéré cette demande comme manifestement irrecevable, car elle ne tendait pas à l'annulation d'une décision administrative, mais sollicitait une mesure gracieuse relevant de l'administration. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge administratif ne peut statuer à titre gracieux.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de son triplement en troisième année de formation en soins infirmiers et dénonçait des faits de harcèlement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours citoyen, la requérante n'a pas produit l'acte attaqué dans le délai d'un mois imparti. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 14 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi que contre un arrêté du 24 décembre 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen, de l'erreur de fait, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'illégalité de la mesure d'éloignement. En conséquence, il a rejeté les requêtes de M. B, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait la décision du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que les droits à l'information et à un entretien individuel confidentiel, prévus par les articles 4 et 5 du règlement, avaient été respectés. Il a également jugé que la preuve de la saisine et de l'acceptation des autorités croates était rapportée et que l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement n'était pas justifiée en l'absence de défaillances systémiques en Croatie. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme D, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du 23 décembre 2024 par lequel le préfet du Nord a ordonné son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légale, notamment en ce qu'elle avait été signée par une autorité compétente, et que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le transfert de Mme D vers les Pays-Bas.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel le préfet du Nord avait ordonné son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a jugé que la décision de transfert était légale, fondée sur les critères du règlement Dublin III, et a refusé de faire usage de la clause discrétionnaire prévue à l’article 17 du même règlement. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, ressortissant libanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 27 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure avait respecté les obligations d'information et d'entretien prévues par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Les moyens tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 33 de la Convention de Genève et de l'article 17 du règlement précité ont été écartés. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.