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Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de sa demande de titre de séjour adressée par voie postale. Le tribunal applique la jurisprudence récente (CE, 10 octobre 2024) selon laquelle le silence gardé sur une demande irrégulièrement présentée, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne fait pas naître une décision faisant grief. La solution retenue est que l'irrégularité de la procédure de dépôt justifie légalement le refus d'instruire la demande, sans porter une atteinte excessive au droit d'accès au tribunal.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait que le préfet du Nord instruise sa demande de titre de séjour "recherche d'emploi - création d'entreprise". Le juge a estimé que l'absence de traitement de son dossier, déposé depuis un mois seulement, ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits fondamentaux, notamment au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.