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Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande indemnitaire de la société Bruno Scherer Entreprise, qui contestait l’attribution d’un marché public de véhicules de secours par le SDIS du Nord. Le tribunal estime que l’offre de l’attributaire, la société GIFA Collet, était régulière car conforme au cahier des clauses techniques particulières, et que la société requérante n’avait aucune chance de remporter le marché. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur un prétendu préjudice sont rejetées. La décision applique les articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Covalys, délégataire du service public de traitement des déchets pour la Métropole Européenne de Lille, afin d'obtenir l'indemnisation de surcoûts liés à la construction d'un réseau de chaleur. La société invoquait la responsabilité contractuelle de la Métropole pour refus de réviser le contrat, en raison de retards d'autorisations administratives et de sujétions imprévues (sols pollués). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société Covalys, estimant que les retards étaient imputables à ses propres insuffisances et que les sujétions techniques ne constituaient pas un bouleversement de l'économie du contrat. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle et les stipulations du contrat de délégation de service public.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS Covalys, délégataire de service public pour l'exploitation d'un centre de valorisation énergétique, qui demandait l'indemnisation des surcoûts liés à la crise sanitaire du Covid-19 et à la découverte de réseaux non conformes. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'ordonnance n°2020-319 du 25 mars 2020 ne s'appliquaient pas en présence de clauses contractuelles spécifiques, et que la société n'avait pas démontré que les sujétions invoquées constituaient un bouleversement de l'économie du contrat ou une faute de la Métropole Européenne de Lille. La demande d'expertise subsidiaire a également été rejetée, faute d'éléments suffisants pour en justifier l'utilité. En conséquence, la Métropole Européenne de Lille a été condamnée à verser 1 500 euros à la SAS Covalys au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B, qui contestait deux arrêtés du préfet de l'Oise du 13 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et ordonnant son placement en rétention administrative. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste du recours, car la requête a été enregistrée après l'expiration du délai de 48 heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à compter de la notification des arrêtés le 14 janvier 2025. En application de l'article R. 922-17 du même code, le tribunal a rejeté la requête sans examiner le fond.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, première adjointe au maire d'Ablain-Saint-Nazaire, qui contestait l'arrêté du 1er septembre 2022 retirant ses délégations de signature et de fonctions. Le tribunal a jugé que le maire pouvait légalement retirer ces délégations à tout moment, conformément à l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, dès lors que la décision n'est pas inspirée par un motif étranger à la bonne marche de l'administration communale. En l'espèce, la perte de confiance du maire, justifiée par des relations conflictuelles et un incident de signature, constituait un motif valable. Les conclusions indemnitaires et la demande d'excuses publiques ont également été rejetées, et Mme A a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C, ressortissant soudanais, qui sollicitait la suspension de l'arrêté préfectoral du 10 juin 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances nouvelles depuis l'édiction de la mesure d'éloignement, malgré la dégradation sécuritaire au Soudan. En conséquence, il n'a pas été fait droit à la demande de suspension ni à la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante géorgienne, qui demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence, caractérisée par la nécessité de bénéficier d'une mesure à très bref délai, n'était pas remplie. Mme A n'a pas justifié de circonstances particulières démontrant une précarité financière ou une situation d'urgence spécifique, la simple suspension de son contrat de travail par son employeur étant insuffisante. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Briois, qui contestait une injonction de mise en conformité de l'étiquetage de son beurre "Ma Région". La société soutenait que la décision était entachée d'incompétence de son auteur et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'agent signataire était compétent en tant qu'inspecteur de la concurrence et de la consommation, et que l'injonction était fondée sur l'article 7 du règlement (UE) n° 1169/2011, qui interdit les informations trompeuses sur l'origine et le mode de fabrication des denrées alimentaires. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bersée refusant un permis de construire modificatif. En cours d’instance, la commune a retiré sa décision et accordé le permis sollicité, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 21 janvier 2025, le premier vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. B, ressortissant guinéen, aux autorités espagnoles. La juridiction a jugé que la décision méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 19 septembre 2024, qui avait déjà annulé une première décision de transfert et enjoint au préfet de réexaminer la situation. Cette solution s'appuie sur le principe de l'autorité de la chose jugée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la commune de Marly qui contestait l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 portant mandatement d'office d'une dépense obligatoire de 81 562,06 euros au profit du Syndicat Intercommunal pour la Gestion du Centre de Vacances " Les Grangettes " (SIGCVG). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par la commune, notamment celui tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté, en se fondant sur l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de mandatement d'office engagée par le préfet pour le recouvrement de la contribution syndicale impayée de l'année 2023.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de violation du droit d'être entendu, estimant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que la procédure était conforme. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autres décisions contestées étaient légalement fondées sur les articles L. 612-2, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet du Nord une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l'État à verser 800 euros à l'avocat de M. B au titre des frais de justice, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme C d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la communication de courriels qu’elle aurait adressés à des élus régionaux. La région Hauts-de-France a toutefois démontré avoir déjà transmis les documents demandés par courrier recommandé du 17 juillet 2024. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du préfet du Nord de lui octroyer la protection temporaire et une autorisation provisoire de séjour. Le requérant avait initialement introduit un recours pour excès de pouvoir, puis a exprimé son souhait de se désister. En l’absence de confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le désistement a été considéré comme pur et simple. L’ordonnance donne acte de ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental du Nord de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B, qui contestait une suspension du revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a constaté que le requérant n’avait produit qu’un courrier non décisoire du département du Nord, et non la décision contestée de la caisse d’allocations familiales. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B d'une demande de décharge de taxe d'habitation pour 2022. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai imparti, Mme B est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 20 janvier 2025, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la SARL Billymel d’une demande de décharge de cotisation foncière des entreprises pour 2020. En cours d’instance, l’administration a prononcé un dégrèvement, conduisant le tribunal à interroger la société sur le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai d’un mois, la SARL Billymel est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.