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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, ingénieur du génie sanitaire, qui contestait le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et demandait le versement d'une somme de 4 760 euros. Le tribunal a d'abord requalifié les conclusions indemnitaires en conclusions à fin d'injonction, accessoires à l'annulation, et a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet. Sur le fond, il a jugé que la décision implicite de rejet du recours gracieux n'était pas illégale, car le requérant ne démontrait pas que le montant de son IFSE devait être fixé à 19 775 euros annuels sur la base de la note de service de 2014, ni que le principe d'égalité était méconnu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des textes relatifs au régime indemnitaire des fonctionnaires, notamment le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l'arrêté interministériel du 27 décembre 2019.
Le Tribunal administratif de Lille a examiné le recours de Mme B contre le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov" pour l'installation d'un poêle à pellets. Le tribunal a constaté que l'ANAH avait finalement accordé la subvention le 20 octobre 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation de la requête. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a estimé que le dysfonctionnement technique ayant retardé le paiement ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'ANAH, et a rejeté la demande de dommages et intérêts pour préjudice moral. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'ANAH a été condamnée à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B C, qui sollicitait l'annulation du refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 15 984,66 euros pour la période d’avril 2020 à novembre 2022. Le requérant, qui ne résidait plus en France mais aux États-Unis, soutenait être de bonne foi et en situation de précarité. Le tribunal a jugé que l’indu résultait d’un manquement à l’obligation déclarative prévue à l’article R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, caractérisant une fausse déclaration au sens de l’article L. 262-46 du même code. En conséquence, aucune remise gracieuse ne pouvait être accordée, même en cas de précarité.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que le préfet avait légalement opposé l'absence de visa long séjour français, exigé par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une première demande. Il a également estimé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office une admission exceptionnelle au séjour. Enfin, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 12 janvier 2024. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour "étudiant", l'obligeait à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, attachée principale, contestant son classement au 6ème échelon du grade d'attaché d'administration hors classe par le centre hospitalier de Lens. La requérante soutenait que ce classement méconnaissait le décret n° 2001-1207 du 19 décembre 2001, en estimant qu'elle devait être classée à l'échelon spécial de ce grade. Le tribunal a jugé que l'accès à l'échelon spécial relève d'une procédure d'avancement au choix distincte, non en litige, et que le classement contesté est sans incidence sur cette possibilité. La décision a donc été confirmée, appliquant les dispositions du décret statutaire.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, agente contractuelle, qui contestait un titre exécutoire émis par le centre intercommunal de gérontologie de Linselles Bousbecque pour recouvrer un trop-perçu de rémunération de 502,56 euros. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le centre, faute pour ce dernier de justifier de la date de notification du titre. Sur le fond, il a jugé que le titre exécutoire était régulier, car il mentionnait le nom, prénom et qualité de son émetteur, et que le bordereau correspondant était signé, conformément aux articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Enfin, le tribunal a estimé que le montant de la créance était fondé, sans méconnaître les dispositions de l'article R. 323-11 du code de la sécurité sociale, et a donc rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, infirmière au CHU de Lille, contestant la sanction d'exclusion temporaire d'un an qui lui a été infligée pour avoir consulté illégalement des centaines de dossiers médicaux. La requérante soutenait notamment que la sanction était disproportionnée et qu'elle méconnaissait le principe d'interdiction d'aggravation d'une sanction sur son seul recours, une précédente sanction de rétrogradation ayant été retirée pour vice de procédure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la nouvelle sanction d'exclusion d'un an, bien que différente dans sa nature, n'était pas plus sévère que la rétrogradation initiale au regard de son objet, de sa durée et de ses incidences financières, et que l'autorité disciplinaire pouvait légalement prononcer une sanction identique après une nouvelle procédure régulière. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 86-33 du 9 janvier 1986 relatives à la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet du Nord du 21 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire sans délai. La requête a été jugée irrecevable car présentée après l'expiration du délai de recours de 48 heures prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que l'arrêté avait été notifié le 21 décembre 2024 à 10h20 et que la requête n'avait été enregistrée que le 24 décembre 2024. En application de l'article R. 922-17 du même code, le recours a été rejeté pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Somme du 17 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'applique pas aux États membres dans ce contexte. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal administratif de Lille a examiné la demande de Mme E, aide-soignante au centre hospitalier de Roubaix, victime de deux agressions par un patient les 12 et 25 novembre 2017. La requérante recherchait la responsabilité de l'hôpital pour faute inexcusable dans l'organisation du service ou, à défaut, sa responsabilité sans faute, et sollicitait diverses indemnités. Le tribunal a rejeté l'intégralité de ses demandes, considérant qu'aucune faute de l'établissement n'était établie, le comportement du patient ne pouvant être anticipé, et que les préjudices allégués n'étaient pas suffisamment justifiés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 24 avril 2023 refusant le renouvellement de son certificat de résidence "étudiant", l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, une erreur d'appréciation sur le sérieux de ses études, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que l'administration n'avait pas commis d'erreur en estimant que les études n'étaient pas réelles et sérieuses, et que la mesure n'était pas disproportionnée au regard de la situation personnelle de l'intéressée. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SELARL Miquel Aras et Associés, agissant en qualité de liquidateur judiciaire de la SARL du Meuledick, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période 2014-2016. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait valablement rejeté la comptabilité de la société comme non probante, en raison de l'absence de pièces justificatives des recettes et d'omissions dans les documents comptables. Il a également estimé que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires utilisée par l'administration n'était pas viciée, la société requérante n'apportant pas la preuve de son caractère excessif. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles 54 du code général des impôts et L. 192 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les moyens soulevés contre le refus de séjour, notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. F qui contestait le refus de révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son infirmité (névrose traumatique de guerre). La juridiction rappelle que la décision de la commission de recours de l'invalidité du 22 septembre 2021 s'est substituée à la décision ministérielle du 8 décembre 2020, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal applique les articles L. 121-1 et L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre pour juger que l'aggravation alléguée n'est pas établie, faute pour le requérant de démontrer une augmentation d'au moins 10 points du taux d'invalidité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet du Nord l’assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 24 décembre 2024, était tardive car introduite au-delà du délai de sept jours prévu à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En application de l’article R. 922-17 du même code, le recours a été rejeté pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F, qui contestait la décision de la commission de recours de l'invalidité du 7 juillet 2021 refusant la révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de ses infirmités aux genoux. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la commission n'avait pas à examiner l'aggravation de lombalgies, non incluses dans la pension initiale et non mentionnées dans la demande de révision. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une aggravation de ses infirmités pensionnées justifiant une révision au sens de l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. Par conséquent, la demande d'expertise avant dire droit a été rejetée comme inutile, et les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de Mme A, praticienne hospitalière contractuelle, qui sollicitait le versement d’une indemnité de fin de contrat (dite de précarité) d’un montant de 6 449,79 euros à l’encontre de l’Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de l’agglomération lilloise. La requérante avait elle-même refusé le renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article L. 1243-10 du code du travail, l’indemnité de fin de contrat n’est pas due lorsque la rupture du contrat est à l’initiative du salarié. Par conséquent, la solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, la requérante ne se trouvant pas dans une situation de précarité au sens des articles L. 1243-8 et R. 6152-418 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales des années 2006 et 2007. Le tribunal a jugé que la prescription de l'action en recouvrement n'était pas acquise, car l'administration avait apporté la preuve de l'envoi d'une mise en demeure le 25 mars 2013, laquelle avait interrompu le délai de prescription de quatre ans prévu à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales. Il a également écarté le moyen tiré de l'article L. 80 A du même livre, estimant que les documents administratifs invoqués n'étaient pas applicables. En conséquence, la demande de décharge de l'obligation de payer et de restitution des sommes prélevées a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 5 juin 2023 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, en application des stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.