33 598 décisions disponibles — page 769/1680
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A D B, ressortissant égyptien, contestant la décision du préfet du Nord du 12 août 2024 fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Après avoir admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que la décision attaquée est légale au regard des dispositions des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme D pour contester le refus du juge d'instruction du tribunal judiciaire d'Avesnes-sur-Helpe de lui délivrer un permis de visite pour un détenu provisoire. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, estimant que cette décision n'est pas détachable de la procédure judiciaire. Il a rappelé que, selon l'article 145-4 du code de procédure pénale, ce type de refus relève de la compétence du président de la chambre de l'instruction. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
**Référé mesures utiles (Article L. 521-3 du CJA) – Tribunal Administratif de Lille – 2024** Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Nord de convoquer M. A pour enregistrer sa demande de titre de séjour et, le cas échéant, lui délivrer un récépissé. La solution retenue repose sur le constat que le dossier de l'intéressé était complet depuis quatre mois et que l'absence d'enregistrement de sa demande, malgré ses relances, créait une situation d'urgence et de précarité administrative et financière. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, ordonnant son exécution dans un délai de trente jours sans astreinte.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) de Mme B épouse C, ressortissante turque, qui demandait au préfet du Nord d'instruire et d'achever le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence spécifique à cette procédure n'est pas remplie, car la requérante ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai. Il relève notamment que sa situation financière et son hébergement ne présentent pas de caractère impérieux, et que les risques allégués pour sa santé sont hypothétiques. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme D d’une demande indemnitaire de 6 000 euros contre la commune de Hem pour un accident survenu le 22 avril 2017 sur le parking d’une épicerie solidaire. Le tribunal a relevé d’office que ce parking, accessoire d’un immeuble donné à bail commercial à une association, relève du domaine privé de la commune et ne constitue pas un ouvrage public, car il n’est pas affecté à un service public. Le contrat de bail étant un contrat de droit privé sans clause exorbitante, le litige ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, le tribunal rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application des articles R. 222-1 (2°) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, contestant la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Nord refusant le renouvellement de la carte de résident de M. B, ressortissant macédonien reconnu réfugié. Le juge a constaté l'urgence, en raison du refus de renouvellement d'un titre de séjour, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour le préfet de justifier d'une procédure de demande par téléservice conforme aux articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B sous un mois et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur la demande du préfet du Nord, a suspendu l'exécution d'un arrêté du maire de Willems accordant un permis de construire une habitation pour agriculteur exploitant. Le juge a estimé que le moyen invoqué, tiré de la méconnaissance de l'article 2 du règlement de la zone A du plan local d'urbanisme et de l'article R. 151-23 du code de l'urbanisme, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité du permis de construire.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant la demande de carte de résident ou de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé étant désormais muni d'un récépissé, et qu'aucun moyen soulevé ne créait de doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 13 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était suffisamment motivée et que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. D visant à suspendre la décision du préfet du Nord d'accorder le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré que le moyen tiré de l'absence de pièces justificatives accompagnant la réquisition de l'huissier n'était pas fondé, le préfet ayant démontré avoir vérifié les éléments nécessaires via l'application Exploc. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte de l'absence de démarches suffisantes de relogement et de la persistance des impayés de loyer, et que la décision ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur des enfants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par M. C B pour suspendre l'exécution de la décision du 25 juin 2024 du président du conseil départemental du Nord refusant le renouvellement de sa carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un vice de procédure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que le requérant disposait d'autres solutions de mobilité et que son état de santé n'était pas aggravé de manière immédiate. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 241-1-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet du Nord avait ordonné l’expulsion de M. B, ressortissant marocain. La solution retenue se fonde sur l’urgence, réputée satisfaite pour une mesure d’expulsion, et sur l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d’une possible méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme (droit à la vie privée et familiale). Le juge a ainsi fait application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 6 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et des décisions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a retiré la carte professionnelle de M. A, agent privé de sécurité. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, était propre à créer un doute sérieux quant à sa légalité. L'urgence était caractérisée par l'interdiction immédiate d'exercer son activité professionnelle, privant le requérant de son salaire.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant le renouvellement de la carte de séjour « salarié » de M. B. Le juge a estimé que le refus d’enregistrer la demande de titre de séjour, motivé par le caractère incomplet du dossier (absence de contrat de bail), ne constituait pas une décision faisant grief, rendant la requête irrecevable. Il a ainsi considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n’était établi. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
quitter le territoire français (OQTF) et qui ne peuvent être éloignés en raison de l'absence de moyens de transport ou de leur état de santé ne peuvent se prévaloir d'un droit à un hébergement d'urgence sur le fondement des dispositions précitées. Par suite, la requête de Mme B, qui se trouve dans cette situation, ne peut qu'être rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme C. Celle-ci contestait le refus de remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement familial de 4 687 euros, mais la CAF du Nord avait entre-temps suspendu les prélèvements et annoncé un réexamen de sa situation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la suspension des retenues ayant fait disparaître la situation critique invoquée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de séjour à une ressortissante nigériane, parent d’enfant français. La requérante invoquait l’urgence liée à sa précarité et à son état de santé, ainsi qu’un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante étant titulaire d’un récépissé de demande de titre de séjour valable. Aucun des moyens soulevés n’a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par M. A, réfugié afghan, afin de liquider l'astreinte de 50 euros par jour prononcée le 9 juillet 2024 à l'encontre du CCAS de Calais, qui n'avait pas exécuté l'injonction de réexaminer sa demande d'élection de domicile. Le juge a constaté que le CCAS n'avait pas justifié de l'exécution de l'injonction ni produit de mémoire en défense. En application des articles L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative, il a procédé à la liquidation de l'astreinte pour la période de retard et a porté son montant à 500 euros par jour de retard à compter de la notification de la nouvelle ordonnance.