7 917 décisions disponibles — page 100/396
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante mongole, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions attaquées ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'entrée récente en France et du rejet de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande subsidiaire de suspension, faute d'éléments sérieux justifiant le maintien sur le territoire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont également été validées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 25 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation et que le refus ne méconnaissait ni le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et du maintien irrégulier de l'intéressé en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'absence d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses attaches familiales en France. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour Mme B de démontrer la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France.
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet ne s’était pas estimé lié par l’avis du collège de médecins de l’Ofii et que la décision ne méconnaissait ni l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris la demande de communication du dossier médical et les conclusions indemnitaires, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a annulé la décision du 18 mars 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. C, un ressortissant irakien demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 20 et 21 de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de la Corrèze de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A étant en situation régulière grâce à une attestation de prolongation valable et n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant un traitement prioritaire. La demande a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 26 février 2025 ordonnant le placement à l'isolement de M. B pour une durée de trois mois. Le juge a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a rappelé que la suspension d'une décision administrative nécessite une urgence justifiée et un moyen propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision finale sur la suspension n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a examiné les conditions de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 mars 2025 par laquelle le ministre de la justice a prolongé le placement à l'isolement de M. A au centre de détention d'Uzerche. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vices de procédure, erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la SAS D B et de ses dirigeants. Cette demande visait à désigner un expert pour constater les désordres subis par une installation photovoltaïque, endommagée le 5 décembre 2023 par des projections de terre et de pierres lors d'un passage de tracteur pour le compte du département de la Corrèze. Le juge a estimé que la mesure d'expertise était utile pour évaluer les préjudices potentiellement imputables à la puissance publique et a ordonné une expertise contradictoire. La mission de l'expert inclut la description des désordres, l'évaluation des préjudices, le chiffrage des réparations et la fourniture d'éléments sur les responsabilités.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Limoges, rendue en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme C sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante, atteinte de la maladie de Steinert, impute au centre hospitalier de Châteauroux une faute dans la prise en charge d’une opération de fibrome utérin, qui aurait évolué et conduit à une ablation de l’utérus. Le juge a estimé la mesure d’expertise utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité administrative, et a rejeté les demandes du centre hospitalier relatives aux dépens et aux réserves.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de Mme F et de la CPAM de la Charente-Maritime. Cette expertise vise à déterminer si la prise en charge de Mme F par le CHU de Limoges en mars et octobre 2022 pour des douleurs thoraciques a été fautive, et à évaluer les préjudices en résultant, notamment un second pneumothorax ayant nécessité une intervention chirurgicale. Le tribunal a jugé la demande utile pour un éventuel litige en responsabilité hospitalière et a prononcé l'admission provisoire de Mme F à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 15 avril 2025 par lequel le préfet de la Corrèze avait ordonné la reconduite à la frontière de M. C A, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence subséquent. Le juge a relevé que le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, sur lequel le préfet s'était fondé, ne concernait pas M. C A mais une autre personne, ce qui entachait la décision d'une erreur de fait. En conséquence, l'arrêté de reconduite à la frontière a été jugé illégal, privant de base légale l'assignation à résidence. La solution retenue s'appuie sur l'article 96 de la convention d'application de l'Accord de Schengen.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. C A contre un arrêté de reconduite à la frontière et une assignation à résidence pris par le préfet de la Corrèze. Le requérant soutenait que les décisions étaient fondées sur une erreur d'identité, le préfet l'ayant confondu avec une autre personne. Le tribunal a annulé l'arrêté de reconduite à la frontière ainsi que l'assignation à résidence, en se fondant sur l'article 96 de la convention d'application de l'Accord de Schengen. La solution retenue est l'annulation des deux actes pour erreur sur la personne.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D A B, ressortissant somalien, qui contestait son transfert aux autorités roumaines pour l'examen de sa demande d'asile et son assignation à résidence. Le requérant invoquait l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), estimant ne pas avoir été correctement informé en Roumanie. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, considérant que la préfète du Loiret n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de cette clause dérogatoire. La décision confirme ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux des 12 et 14 mars 2025.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat La FSU Territoriale 87 demandant la suspension d'une note de service du 25 mars 2025. Cette note définissait les modalités de mobilisation des personnels pour la prise en charge d'un mineur pupille de l'État dans un institut médico-éducatif. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car le syndicat n'établissait pas que l'organisation ponctuelle de trois week-ends portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à l'intérêt général ou aux droits des agents. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Indre du 8 avril 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours dans ce département. Le requérant invoquait une erreur manifeste d’appréciation en raison de son ancienneté de présence en France, de sa vie familiale et de son activité professionnelle. Le tribunal a estimé que ces éléments n’étaient pas suffisamment établis et que l’assignation à résidence ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa situation personnelle. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant les arrêtés du préfet de l'Indre l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a estimé que M. A ne pouvait se prévaloir d'un droit au séjour par le travail, car il était entré irrégulièrement et n'avait jamais sollicité de titre de séjour, rendant inapplicable l'accord franco-marocain de 1987. La décision s'est fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'irrégularité de sa présence. Les conclusions tendant à la délivrance d'un titre de séjour ont été jugées irrecevables, faute de décision préalable de refus.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant le refus partiel de remise de sa dette de prime d'activité. Saisi en plein contentieux, le juge a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier la situation de précarité et la bonne foi du requérant. Mme B n'ayant pas fourni les pièces justificatives demandées malgré une invitation à régulariser, sa requête a été jugée insuffisamment précise. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, a donc rejeté la demande.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Limoges rejette l'opposition formée par M. B A contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement de deux indus d'allocation de solidarité spécifique d'un montant total de 1 176,76 euros. Le juge rappelle que si l'opposition à contrainte est recevable sans médiation préalable, le requérant ne peut contester le bien-fondé de l'indu que s'il a préalablement exercé un recours gracieux dans les deux mois suivant la notification de l'indu, conformément aux articles R. 5426-19 et R. 5426-22 du code du travail. En l'absence de précisions suffisantes sur l'existence d'un tel recours, la requête est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.