Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2400984(TA87-2400984)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a partiellement fait droit à la demande de Mme A contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne de lui accorder une remise totale d’un indu de prime d’activité de 902,82 euros. Constatant la bonne foi et la situation de précarité financière persistante de la requérante, le tribunal a accordé une remise gracieuse supplémentaire de 100 euros, ramenant la dette restante à 125,70 euros, sur le fondement des articles L. 842-4 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision initiale de la CAF a été annulée dans cette mesure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401023(TA87-2401023)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Indre de lui accorder une remise de dette de 1 497,96 euros au titre d'un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de la requérante, sa situation de précarité, caractérisée par un quotient familial de 1 041 euros, n'était pas suffisamment avérée pour justifier une remise totale ou partielle de la dette. La décision s'appuie sur les articles L. 842-4 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui encadrent le calcul de la prime d'activité et les conditions de remise des indus.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401051(TA87-2401051)

Cette décision du Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, rejette la requête de M. A qui contestait la décision "48 SI" du 6 avril 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal oppose une fin de non-recevoir pour tardiveté, estimant que le délai de recours contentieux de deux mois a commencé à courir le 21 avril 2023, date de présentation du pli recommandé que le requérant n'a pas réclamé, et qu'il était expiré lors de l'introduction de son recours gracieux en mars 2024. Par conséquent, la décision d'invalidation étant devenue définitive, les conclusions contestant les retraits de points antérieurs sont également irrecevables. La requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux infractions de 2023 qui n'ont donné lieu à aucune décision de retrait.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401701(TA87-2401701)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la demande indemnitaire de M. B, détenu, qui contestait son déclassement professionnel intervenu le 16 octobre 2023. La décision de déclassement a été retirée par l'administration pour erreur de droit, ce qui constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Le tribunal a condamné l'État à verser à M. B la somme de 1 174,92 euros en réparation du préjudice financier subi entre octobre 2023 et janvier 2024, correspondant à la perte de rémunération. Cette solution s'appuie sur les articles L. 412-17 et R. 412-38 du code pénitentiaire, relatifs à la procédure de résiliation du contrat d'emploi pénitentiaire.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401248(TA87-2401248)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de la Corrèze du 21 mai 2024. Cette décision ne lui accordait qu'une remise partielle de 837,14 euros sur un indu de prime d'activité de 3 348,55 euros. Le tribunal a appliqué les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 845-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que les articles 50-0 et 102 ter du code général des impôts, pour calculer les revenus professionnels de Mme A en tant qu'entrepreneur individuel. Il a estimé que la caisse avait correctement évalué ses ressources et que la remise accordée était suffisante au regard de sa situation financière difficile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401261(TA87-2401261)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant la décision "48 SI" du 15 février 2024 invalidant son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation, le ministre ayant implicitement retiré cet acte après la prise en compte d'un stage de sensibilisation ayant reconstitué le capital de points. Sur le fond, les moyens tirés du défaut de notification des retraits de points et du défaut d'information préalable ont été écartés, le juge rappelant que la notification n'affecte pas la légalité des retraits et que l'administration doit prouver la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401277(TA87-2401277)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D contestant la décision "48 SI" du 13 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 24 juillet 2023, le point retiré ayant été réattribué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et celui tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route), estimant que le paiement des amendes forfaitaires pour les infractions établies par radar automatique suffisait à prouver la délivrance des informations requises. La demande de frais de justice a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401461(TA87-2401461)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A C contestant le refus du département de la Corrèze de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que, malgré les troubles dépressifs graves et l'incapacité à mobiliser son bras gauche invoqués, les pièces du dossier ne démontraient pas une réduction de la capacité de déplacement à pied à un périmètre inférieur à 200 mètres ni le recours systématique à une aide humaine ou technique, conditions requises par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est que la délivrance de la carte n'était pas justifiée au regard des circonstances de fait.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401566(TA87-2401566)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D contestant l'avis de la commission médicale de l'Indre du 28 mars 2024 sur son aptitude temporaire à conduire. Le tribunal a jugé que cet avis constitue un acte préparatoire à la décision préfectorale et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Les conclusions indemnitaires de M. D ont également été déclarées irrecevables, faute de réclamation préalable auprès de l'administration. La décision s'appuie sur les articles R. 221-14 du code de la route et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401633(TA87-2401633)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C B contestant la suspension de six mois de son permis de conduire par le préfet de l'Indre. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, qui bénéficiait d'une délégation régulière. Il a estimé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur un rapport d'expertise toxicologique positif au THC, substance classée comme stupéfiant, conformément à l'article L. 224-2 du code de la route.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401912(TA87-2401912)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. C, détenu, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser de la perte présumée d'effets personnels (plateau repas, télécommande, parures de draps) lors de son transfert entre deux maisons centrales. Le juge a estimé que la responsabilité de l'administration pénitentiaire pour carence fautive n'était pas établie, faute pour le requérant de démontrer la réalité de la possession des biens allégués au moment du départ. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment l'article R. 332-39, et rappelle l'obligation de dresser un inventaire contradictoire lors des transferts.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402264(TA87-2402264)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la communauté urbaine de Limoges métropole visant à désigner un expert pour analyser les désordres affectant la pompe à chaleur du centre aquatique. La mesure a été jugée utile dans la perspective d'un litige principal relevant de la compétence du juge administratif. Les protestations et réserves formulées par les parties défenderesses (SMABTP, société Hervé Thermique, Allianz IARD, A-A Architectes Associés) n'ont pas été retenues, le juge rappelant qu'il ne peut leur donner acte. Les conclusions relatives aux dépens ont été rejetées, leur fixation relevant d'une étape ultérieure de la procédure.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2402243(TA87-2402243)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, un détenu, qui demandait 800 euros de dommages et intérêts pour huit fouilles à nu subies entre mai et août 2024. Le requérant soutenait que ces fouilles, effectuées après des parloirs et des extractions, étaient illégales car non justifiées par son comportement, en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute, les fouilles étant nécessaires et proportionnées aux impératifs de sécurité en maison centrale. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les textes spécifiques invoqués.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500689(TA87-2500689)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, agent du conseil départemental de la Corrèze, visant à suspendre l'arrêté du 25 février 2025 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie (syndrome anxiodépressif) et à suspendre le titre de recettes subséquent. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation de précarité financière suffisamment caractérisée, et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, erreur de droit) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions relatives à la suspension du titre exécutoire ont été jugées irrecevables en raison du caractère suspensif du recours en annulation déjà formé contre celui-ci.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500685(TA87-2500685)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Corrèze du 27 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500688(TA87-2500688)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de violation de l'accord franco-algérien, estimant que la menace à l'ordre public était caractérisée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500701(TA87-2500701)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze fixant son pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le juge a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la secrétaire générale bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500705(TA87-2500705)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire, l'interdiction de retour de trois ans et l'assignation à résidence pris par la préfète de la Creuse. Le juge a estimé que ces décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni à l'intérêt de sa fille, au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également jugé que l'interdiction de retour était suffisamment motivée et proportionnée, et que l'assignation à résidence ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500684(TA87-2500684)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence dans le département de la Corrèze. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également estimé que l'éloignement de l'intéressé, condamné à une interdiction judiciaire du territoire, constituait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue sur le fondement de ce code et de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300689(TA87-2300689)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation suite à l’illégalité de son licenciement prononcé le 27 février 2018 par la communauté d’agglomération du Grand Guéret. Le tribunal avait déjà annulé cette décision par un jugement du 25 juin 2020, au motif que la suppression de son emploi était intervenue postérieurement à son licenciement. Constatant que cette illégalité fautive engage la responsabilité de la collectivité, le tribunal examine désormais le principe de cette responsabilité pour les préjudices directs et certains subis par l’agent.

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