Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2402174(TA87-2402174)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B contestant la décision "48 SI" du 31 octobre 2024 du ministre de l'intérieur, qui retirait un point de son permis de conduire et constatait un solde nul. Le tribunal a constaté qu'après l'introduction de la requête, l'administration avait rectifié les infractions et pris en compte un stage de récupération de points, rendant le permis de M. B valide avec un solde de quatre points. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée sont devenues sans objet. Le surplus des conclusions, notamment indemnitaires, a été rejeté, le juge ayant relevé d'office leur tardiveté. La décision s'appuie sur les articles L. 223-2, L. 223-3 et R. 223-2 du code de la route.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2401936(TA87-2401936)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 25 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Corrèze avait mis fin à l’hébergement d’urgence de Mme C..., une ressortissante marocaine. Le juge a rappelé que, conformément aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action sociale et des familles, toute personne sans abri en situation de détresse a un droit inconditionnel à l’hébergement d’urgence, sans que la régularité du séjour ou l’existence d’une obligation de quitter le territoire français puisse y faire obstacle. La décision préfectorale, qui ne proposait aucune orientation vers une solution adaptée, a été jugée contraire à ces dispositions. Le tribunal a enjoint au préfet de maintenir Mme C. dans son hébergement ou de lui proposer une alternative adaptée sous astreinte.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2401939(TA87-2401939)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 25 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Corrèze avait mis fin à l’hébergement d’urgence de M. et Mme C, ressortissants algériens. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les dispositions des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action sociale et des familles, qui garantissent à toute personne sans abri en situation de détresse un accès à l’hébergement d’urgence et le droit d’y demeurer jusqu’à ce qu’une orientation adaptée lui soit proposée. La solution retenue est fondée sur le principe que la régularité du séjour ne peut conditionner l’accès à ce dispositif, et que la décision préfectorale était entachée d’une erreur de droit.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2402163(TA87-2402163)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme D d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de l’invalidation fautive de son permis de conduire, après que des infractions commises par une tierce personne lui ont été imputées à tort. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le ministre de l’intérieur, jugeant que le litige relevait bien de sa compétence en matière de responsabilité pour faute de l’administration. Il a reconnu que l’erreur d’enregistrement du ministre constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État, en violation de l’article L. 223-1 du code de la route. Cependant, la requérante n’ayant pas justifié ses préjudices matériels et moraux allégués, le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions indemnitaires et sa demande au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401658(TA87-2401658)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme E, agent territorial, qui contestait son placement en congé de maladie ordinaire à demi-traitement et demandait réparation pour ses préjudices moral et financier. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire, faute de moyens développés. Sur le fond, il a jugé que la commune n'avait pas commis de faute en appliquant les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, dès lors que les arrêtés litigieux avaient été validés par un précédent jugement. Par conséquent, la requête indemnitaire a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401952(TA87-2401952)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C contestant un indu d’allocation de logement sociale de 2 435 euros réclamé par la CAF de la Corrèze. Le juge unique a estimé que le logement loué, d’une superficie mesurée à 4,5 m² par un agent assermenté, ne respectait pas le seuil minimal de 9 m² exigé par l’article R. 822-25 du code de la construction et de l’habitation pour une personne seule. Les éléments fournis par la requérante n’ont pas suffi à contredire ce constat, justifiant le bien-fondé de l’indu. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2401959(TA87-2401959)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme A, attachée d’administration au Crous de Limoges, qui demandait réparation de ses préjudices matériel et moral pour le non-report et le non-paiement de 25 jours de congés annuels de l’année 2018-2019. En cours d’instance, la requérante a indiqué avoir été indemnisée à hauteur de 3 690 euros par le rectorat de Limoges. Le tribunal a constaté que les conclusions indemnitaires étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans faire droit à la demande au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401971(TA87-2401971)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SARL Société d'exploitation hôtel grill de Limoges, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et taxes annexes pour l'année 2023. La société exploitant un hôtel Campanile contestait la valeur locative retenue, demandant un abattement de 30% au motif que les caractéristiques du local-type de référence étaient plus favorables. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas apporté de précisions suffisantes pour justifier cet abattement. La solution a été fondée sur les articles 1415, 1498 et 1504 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 324 Z de son annexe III.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400809(TA87-2400809)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A et son assureur, la société Groupama d'Oc, pour obtenir réparation des dommages matériels et moraux résultant de la collision de son véhicule avec un pylône électrique tombé sur la chaussée, dont ils imputent la responsabilité à la société Enedis en tant que gardienne de l'ouvrage public. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments de preuve fournis, notamment le rapport d'expertise et les fiches d'intervention d'Enedis, ne permettaient pas d'établir avec certitude que le pylône était effectivement tombé sur la route au moment de l'accident, ni d'établir un lien de causalité direct entre l'ouvrage et le préjudice. En l'absence de preuve suffisante, la responsabilité sans faute d'Enedis n'a pu être engagée. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage public pour dommages causés aux tiers.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2402372(TA87-2402372)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme E d’un recours en excès de pouvoir contre deux décisions de la CAF de la Haute-Vienne refusant une remise totale d’indu sur l’allocation de logement sociale (ALS) et l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l’AAH et à la majoration pour la vie autonome, qu’il a transmises au pôle social du tribunal judiciaire de Limoges, compétent en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale. Pour le surplus, concernant l’indu d’ALS, le tribunal a fait droit à la demande de Mme E en annulant la décision de la CAF et en lui accordant une remise totale de la dette, au motif de sa bonne foi et de son incapacité financière à rembourser, sur le fondement des articles L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 222-13 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402335(TA87-2402335)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait été retirée avant l'introduction de la requête, suite à l'enregistrement d'un stage de récupération de points, rendant les conclusions irrecevables. Sur le fond, le juge a estimé que l'administration avait bien satisfait à son obligation d'information préalable pour les infractions contestées, en se fondant sur le paiement des amendes et les mentions du relevé d'information intégral. La solution s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401719(TA87-2401719)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, capitaine de police, qui contestait son titre de pension du 15 mai 2023. Le requérant soutenait que sa pension devait prendre en compte ses services accomplis après le 1er août 2018, date à laquelle il avait déjà liquidé une pension auprès de la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 161-22-1 A du code de la sécurité sociale, la liquidation d'une première pension de vieillesse à compter du 1er janvier 2015 fait obstacle à l'acquisition de nouveaux droits à pension, même en cas de poursuite d'activité. Par conséquent, le service des retraites de l'Etat a légalement refusé de prendre en compte la période postérieure au 1er août 2018 pour le calcul de la pension de fonctionnaire de M. B.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401275(TA87-2401275)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé cette autorisation le 7 mars 2025. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401786(TA87-2401786)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme F contestant le refus de remise d’une dette de revenu de solidarité active (RSA) de 782,34 euros. Le juge a écarté les moyens de nullité de la notification de l’indu, d’incompétence de l’auteur de la décision et de vice de procédure, estimant que la décision attaquée s’était substituée à la notification initiale et que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que l’absence de saisine de la commission de recours amiable n’avait pas privé la requérante d’une garantie ni influencé le sens de la décision. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 262-47 et R. 262-60 du code de l’action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2401972(TA87-2401972)

Responsabilité médicale pour défaut de diagnostic d’un corps étranger dans l’oreille. Le tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a estimé ne pas être en mesure de se prononcer sur l’existence d’une faute du centre hospitalier de Guéret et sur le lien de causalité avec la perforation du tympan de l’enfant. Avant de statuer sur la demande d’indemnisation de 6 000 euros, il a ordonné une expertise médicale par un oto-rhino-laryngologue sur le fondement de l’article R. 621-1 du code de justice administrative. La décision sur le fond est réservée après dépôt du rapport d’expertise.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2402187(TA87-2402187)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C contestant la décision de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Vienne qui ne lui accordait qu’une remise partielle sur un indu de prime d’activité de 1 252,02 euros. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, sa situation de précarité ne faisait pas obstacle au remboursement du solde restant de 516,24 euros. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, conditions non remplies en l’espèce pour une remise supplémentaire.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2402313(TA87-2402313)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les oppositions de Mme D aux contraintes émises par la caisse d'allocations familiales de la Corrèze pour le recouvrement d’indu de prime d’activité (1 743,43 €), d’allocation de logement familiale (1 614 €) et d’allocation de logement sociale (351 €). La requérante contestait notamment l’existence d’une vie de couple stable et effective avec M. B, invoquant une erreur d’appréciation et de droit de la CAF, ainsi que sa bonne foi. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans l’extrait fourni.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501219(TA87-2501219)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant une facture d'eau de 269,15 euros émise par le Syndicat du Puy des Fourches Vézère. Le juge a estimé que ce litige, portant sur un service public industriel et commercial (SPIC) d'alimentation en eau, relève des rapports de droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. La décision s'appuie sur l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2401825(TA87-2401825)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de Mme D contestant deux décisions de la caisse d'allocations familiales de la Corrèze du 7 août 2024, qui lui réclamaient le remboursement d’un indu d’aide exceptionnelle de solidarité (250 euros) et d’un indu d’aide exceptionnelle de fin d’année (274,41 euros) pour 2020. Le tribunal a jugé que ces décisions, imposant une sujétion, devaient être motivées en application de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. Constatant que les décisions attaquées ne comportaient pas la référence des textes sur lesquelles elles se fondaient, le tribunal les a annulées pour défaut de motivation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401061(TA87-2401061)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de l'association Agir pour le pays d'Eygurande. Celle-ci contestait la décision du 26 avril 2024 par laquelle l'administration fiscale lui avait refusé le bénéfice du régime fiscal des dons prévu aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l'activité principale de l'association, consistant en une opposition systématique à des projets d'éoliennes, ne relevait pas de la défense de l'environnement naturel au sens de ces textes, mais d'une action de lobbying. En conséquence, la décision de refus a été jugée fondée.

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